Entrepreneur : Les comportements créateurs d’échecs

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Même si c’est pour parler du beau temps et des oiseaux qui chantent, il y a des phrases qui montrent que vous êtes un winner… ou non.

Entreprendre est aussi une question de posture. La preuve quand il s’agit de jauger une nouvelle personne. De façon inconsciente ou non, on se fixe sur un comportement, une expression, un mot. Pour donner un exemple, une chef d’entreprise explique qu’elle ne travaille jamais avec une personne qui lui dit : « au plaisir ! ».

Pourquoi un tel arbitraire ? « Je travaille avec des personnes qui ont toutes une certaine éducation. Or, cette expression est à mes yeux un marqueur social. Si elle ne me dérange pas outre mesure, je ne peux me permettre d’essuyer une réflexion sur ce sujet », plaide-t-elle. Une décision, aussi injuste soit-elle, traduit néanmoins la réalité de la nature humaine.

Petit florilège de comportements qui sont perçus dans le monde de l’entreprise comme des signes de faiblesse.

Se trouver des excuses

Tout le monde a le droit de faire des erreurs. Cela arrive à tout le monde, même aux plus grands. Il suffit de voir le parcours de  Richard Branson pour s’en convaincre.

Ce qui n’est en revanche pas acceptable c’est d’entendre quelqu’un mettre sur le dos de ses collaborateurs, fournisseurs, clients, ses propres échecs. C’est une attitude fausse qui donne envie de tout faire… sauf de travailler avec vous.

Un responsable assume ses responsabilités. Mieux, il les prend à son compte, même s’il n’est pas directement fautif.

Croire que l’on sait tout

L’âge, l’expérience, les succès. Même si un patron a tout réussi dans sa vie professionnelle, il ne cessera jamais d’approfondir sa connaissance des choses. « Je suis une machine à apprendre », aime répéter l’ancien patron d’Essilor, Xavier Fontanet qui n’a pourtant plus rien à prouver. Il n’est pas le seul.

Croire le contraire, c’est inévitablement s’exposer à de futurs dangers. Rien n’est plus détestable aux yeux d’une personne que l’arrogance.

Être envieux du succès de ses collègues

Dans la liste des pêchés capitaux du business, l’envie arrive en tête de liste. Car, à la différence des six autres, il condamne l’entrepreneur à la médiocrité.

Au lieu de se motiver pour imiter le succès de son voisin, il préfère le rabaisser devant témoins. « Oui, bien sûr ça marche bien, mais quand on a un papa riche, c’est tout de suite plus facile ».

Et alors ? Les clients n’achètent pas un nom, mais une compétence, un produit.  Au final, seule compte la qualité du travail. Alors, retroussez-vous les manches au lieu de « cracher » sur son prochain.

Ne jamais vouloir s’organiser

Vu de l’extérieur, un entrepreneur semble travailler au fil de l’eau. Beaucoup agissent d’ailleurs de cette manière. Sauf que cela ne peut pas durer bien longtemps.

« Un startupper est par nature quelqu’un de débordé. Mais si j’ai l’impression qu’il improvise en permanence, je préfère attendre un peu avant de travailler avec eux », explique un dirigeant de PME spécialisé dans la distribution de livres d’art et d’essais.

S’organiser, c’est montrer qu’on est professionnel.

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

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