« Français de souche » : les expressions que les entrepreneurs doivent bannir

Les entrepreneurs peuvent très bien se retrouver dans une polémique similaire à celle qu’a pu connaître François Hollande. Retour sur ces expressions qui font mal aux entrepreneurs. 

Les mots ont un sens. En utilisant l’expression « français de souche » lors du dernier dîner du Crif, François Hollande n’aurait pas imaginé soulever une telle tempête. Et pourtant, en homme de gauche, il aurait dû savoir que cela ferait grincer, surtout dans son camp politique. Aurélie Filipetti a jugé que c’était une « faute » de parler ainsi, tandis que la présidente du Mouvement des jeunes socialistes, Laura Slimani, parle de « brouillage intellectuel ».

Pour éviter de perdre un temps fou dans ce genre de polémiques qui n’en valent jamais la peine, Widoobiz vous propose d’abolir certaines expressions.

 « J’espère que nous allons convenir à notre marché »

« J’espère que nous avons recruté la bonne personne », « j’espère que notre plus gros client ne va pas partir ». À force d’utiliser cette tournure de phrase, les entrepreneurs vont finir par donner une mauvaise impression à ceux qui les écoutent. La foi est une chose, le business en est une autre.

Aux entrepreneurs d’utiliser un vocabulaire volontaire. Au lieu d’un mielleux « j’espère que nous avons pris la bonne décision », dites : « nous sommes en train de modifier notre modèle économique, afin de prendre en compte les évolutions de notre marché ».

« Le problème, c’est que… »

Devant l’angoisse de l’échec, l’esprit tente par tous les moyens de se trouver des excuses. « Le problème, c’est que je ne pouvais pas savoir qu’il arrêterait le contrat soudainement ». Des prétextes qui, même s’ils sont honnêtes, ne peuvent cependant pas aider l’entrepreneur dans sa quête du succès.

Que faire alors ? À chaque fois que l’on s’apprête à démarrer une phrase du type : « le problème, c’est que… », changez là en : « la solution, c’est que… ». Tout de suite, le chef d’entreprise se positionne vers l’avenir.

« Toujours et jamais »

« Tu fais toujours cette erreur ! » Ah bon, vraiment, à chaque fois ? En systématisant, l’entrepreneur ne laisse aucune échappatoire, aucune porte d’amélioration. Résultat, au lieu de challenger les collaborateurs en difficulté, vous les enfermez dans cette vision de l’échec.

Même chose avec le mot « jamais ». La systématisation de cet adjectif enferme indéfiniment la personne incriminée dans cet échec. Cette négativité peut se révéler être un frein au dépassement de soi.

« Je t’écoute, c’est important ce que tu as à me dire »

Cette phrase a toujours des odeurs d’hypocrisie. D’autant que les dirigeants de startups adorent dire cela : « Ce qui est important, c’est la confrontation des idées ». Alors qu’en réalité, ils ne gardent que les leurs.

Ne croyez pas que les employés sont dupes. Tout le monde voit que vous ne vous fiez à personne, si ce n’est à vous. Résultat, la participation et la prise d’initiative faiblissent au fil des jours, des mois, des années.

Et là, l’entrepreneur s’exclame : « personne ne s’intéresse à cette boîte à part moi ». Et pour cause.

 Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

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