Fwee transforme les fruits invendus en friandises

La startup lyonnaise Fwee lutte contre le gaspillage alimentaire. Elle récupère les surplus de fruits chez des exploitants pour en faire des bonbons.
Fwee applique une technique ancestrale pour lutter contre un mal moderne : celui du gaspillage des fruits. Soizic Ozbolt a fondé cette startup en juin 2015. Cette Lyonnaise de 31 ans récupère les invendus agricoles auprès des exploitants de sa région. Elle les transforme ensuite en « fwees », des pâtes de fruits en forme de tagliatelle.

La technique de transformation est très simple et nécessite peu d’ustensiles pour sa mise en œuvre. Il s’agit de réduire les fruits en purée puis de les déshydrater. Ensuite, la friandise obtenue se conserve comme un fruit sec, à l’abri de l’air et de la lumière. « C’est un produit totalement naturel sans aucun additif », affirme la fondatrice. Un processus que Soizic Ozbolt a découvert lors de ses voyages humanitaires au Proche et Moyen-Orient.

Les fruits récupérés viennent tous de la région, principalement des vergers drômois tout proches. Chaque producteur est choisi avec soin même si Soizic Ozbolt ne souhaite pas faire du bio à tout prix. Elle sélectionne des « producteurs qui savent parler de leur verger, respectent la nature et savent expliquer pourquoi ils cultivent telle ou telle variété », ajoute Soizic Obolt. La startuppeuse transforme la pomme, la poire, la pêche et l’abricot. Mais aussi la cerise et la fraise en mélange avec la pomme. En 2016, elle espère ajouter la prune à son catalogue.

Fwee veut sauver deux cents tonnes de fruits par an

Fwee compte maintenant transformer près de 200 tonnes de fruits chaque année. Pour cela, elle a lancé une campagne de crowdfunding sur la plateforme KissKissBankBank. Le but est de récupérer les 13 mille euros nécessaires pour financer un déshydrateur professionnel. Cet outil est capable de sécher jusqu’à 200 kilos de fruits par jour, au lieu des 40 kilos actuels. En seulement 15 jours, grâce à l’engouement des internautes,  la startup a récolté la somme nécessaire.

Toutefois, si vous souhaitez y participer, c’est encore possible. La campagne se termine le 11 mars. Vous pouvez aider à financer un panneau solaire pour l’atelier ou bien un récupérateur de chaleur. Pour l’instant, la jeune entreprise collecte des fruits grâce aux dons des producteurs, ce qui leur permet d’économiser les frais d’enlèvement des bio-déchets, soit 250 euros à 300 euros par tonne de fruits.

« L’objectif à terme est de pouvoir proposer un prix minimum de rachat aux producteurs, de quoi financer au moins les frais fixes de culture et de ramassage », explique la fondatrice. Un projet de nouvel atelier directement installé à côté du verger d’un producteur drômois est à l’étude pour l’année prochaine. Fwee devrait donc déménager courant 2016 dans la région de Mirmande, en Drôme provençale. Soizic Ozbolt espère prochainement pouvoir gagner sa vie grâce à sa nouvelle activité.

@Thomas Romanacce

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