Gianni Versace : l’entrepreneur de génie parti trop tôt

Assassiné il y a 17 années, Gianni Versace continue d’être une des lumières de la Mode italienne. Retour sur un entrepreneur de génie qui en a inspiré tellement d’autres. 

Il fait partie de cette communauté, malheureusement bien trop grande : celle des gens partis trop tôt à cause d’un fou. Assassiné à 50 ans en pleine gloire par le tueur en série Andrew Cunanan, Gianni Versace continue néanmoins à inspirer, de sa lanterne créatrice, le monde de la mode italienne. Voici en quelques phrases-clés, la philosophie d’un entrepreneur, dont le nom n’est pas près de tomber dans les oubliettes.

« Avant, on devenait roi à la naissance. Maintenant, on le devient par ce que l’on fait »

Fils d’une modeste couturière de Calabre, la pointe de la botte italienne, Gianni Versace apprend tout de sa mère. « Je n’avais pas de vocation du tout ! Ma mère m’a appris la vie de la Mode ». Il fait ses débuts et se démarque très rapidement de ses contemporains.

On le reconnait notamment à ses costumes de scène et pour l’opéra que Maurice Béjart reprend. La Mode des années 90 est marquée par ses créations : minirobes ultra-moulantes zippées, au strass improbable et presque toujours de couleurs fluo. Le style Versace est reconnaissable à des kilomètres.

« Je veux être la joie des gens grâce à mon travail »

Il ne veut pas donner du plaisir ; il veut être la joie en tant que telle. Une joie qu’il communique à tout le show-business, dont il est coutumier. Madonna, Elizabeth Hurley, Tina Turner, Luciano Pavarotti, Prince, Sting : tous sont des amis très chers qui lui permettent d’avoir une renommée immédiate et mondiale. Christian Audigier n’a rien inventé.

Une joie qui suppose une capacité de travail extraordinaire : « À 4 heures du matin, il envoyait déjà des fax », expliquent ses collaborateurs de l’époque qui l’ont vu à l’œuvre.

 « Je ne suis pas intéressé par le passé, seulement cela me permet d’atteindre le futur »

Elton John disait de lui : « Gianni Versace n’a pas peur de changer. Il innove pendant que les autres restent dans leur monde beige ». Rien ne lui fait peur. L’accuse-t-on de mauvais goût ou d’exhibitions, il répond par l’ironie : « J’habille les nouveaux riches. Et alors ? Il ne faut pas oublier que les  « vieux riches » l’ont été un jour », a-t-il confié à une journaliste du monde dans son palais milanais de la Via Jesu.

« Je ne tombe jamais. Je me bats toujours »

Même abattu froidement par un fou, Gianni Versace continue de vivre à travers son nom. L’année dernière, la maison de couture italienne compte pas moins de 80 boutiques disséminées à travers le monde. Donatella a repris la direction artistique. La compétition ne lui fait pas peur.

Son frère ne disait-il pas : « c’est bien d’être dans une compétition loyale ; ça nous oblige à faire toujours mieux ».

 Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

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