Insolite : ces déchets qui deviennent des business juteux

Des entrepreneurs très ingénieux arrivent à confectionner des produits de luxe à partir de déchets. Ces personnes sont vraiment très ingénieuses.

Pouah. Jamais l’humanité n’a généré autant de déchets de toute son histoire. C’est un fait. Une seule solution s’impose alors : créer de nouveaux produits… mais, à partir de ces déchets. Du recyclage ? Pas tout à fait. Voici des entreprises qui ont réussi à faire des business juteux à partir de choses peu ragoutantes.

La bave d’escargot qui devient une crème de soin

Plantes, compositions chimiques et marketing affuté, le monde des cosmétiques ne laisse aucune place au « laid ». Personne ne songerait d’ailleurs à utiliser des matériaux « non nobles » pour la confection des crèmes. Personne, à l’exception de Jeanne M qui a lancé Helixir, une crème composée à 10% de bave de cagouille. Autrement dit, d’escargot.

Pas besoin de faire la grimace, Emmanuelle Taulet, conceptrice de la gamme, a montré que le liquide visqueux possède des vertus bénéfiques pour les peaux matures. Ce serait bête de s’en passer.

La peau de saumon usager qui devient un portefeuille

Les entrepreneurs ont eu cette idée en voyant la gestion atroce des déchets de fruits de mer. Si une partie sert à composer la nourriture pour animaux, l’autre est tout simplement broyée et rejetée dans la mer. Basée à Juneau en Alaska, la startup Tidal Vision a alors voulu créer toute une gamme de portefeuilles en cuir de saumon, mais aussi des tee-shirts en chitine, la molécule constituant la carapace des crustacés.

Des produits de grande qualité. Le cuir des portefeuilles n’absorbe plus les liquides. Quant aux tee-shirts, ils n’absorbent pas les odeurs. Mais, ces composants pourraient très bien servir

La bouse d’éléphant qui produit du café

Il fallait oser. Blake Dinkin a mis neuf ans pour confectionner ce café d’un tout nouveau genre. Après avoir récolté les graines dans le nord de la Thaïlande, il les donne à manger aux éléphants. Grâce aux enzymes et au système digestif, la fève perd son amertume. Résultat, un goût unique.

Mais, la confection « artisanale » du café oblige l’entrepreneur à fixer un prix très élevé pour rentable. 16 euros pour être tout à fait exact. Sans surprise, le  « Black Ivory Coffee » est dorénavant le café le plus cher au monde.

L’os de poulet qui se vend par millions

Frustré de ne plus pouvoir faire un vœu en tirant sur un bréchet de poulet, Ken Ahroni a décidé d’en produire des millions. À la tête de Lucky Break Wisbone, l’entrepreneur  réalise plusieurs centaines de milliers de dollars de chiffre d’affaires par an.

Décidément, l’imagination des entrepreneurs n’a aucune limite.

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

2 Commentaires
  1. Puis-je me permettre un commentaire ?

    Il ne me semble pas que la bave d’escargot, la peau de saumon, la bouse d’éléphant, ni même les os de poulet soient des déchets produits par l’homme !
    La nature gère très bien elle-même la production ou la décomposition animal sans l’aide d’aucun bizness (juteux ou non) des êtres humains !

    Tout au plus, la surproduction de certains animaux est un soucis, (et donc le recyclage de cette surproduction devient le soucis)

    Mais l’être humain génère VRAIMENT des déchets autrement plus toxiques pour la planète et pour lui-même que de la bave d’escargot ou de la bouse d’éléphant !!!

    Cela dit, les idées de ces entrepreneurs n’en restent pas moins ingénieuses, je vous l’accorde…
    si toute fois, nous n’allons pas regarder quel type de pollution induit le recyclage de ces déchets, somme toute assez naturels.

    Isabelle

  2. J’ai vraiment apprécié votre article. Il est plein d’anecdotes qui nous ferons briller en société. Cependant, je rejoins Isabelle. Votre titre n’est pas très bien choisi car les exemples cités ne sont pas de « vrais » déchets.

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