Crowdfunding : les rouages de ce véritable phénomène entrepreneurial

Depuis quelques années, le crowdfunding a clairement fait sa place dans le monde entrepreneurial et économique. Que ce soit pour lancer ou développer son entreprise, le financement participatif est devenu une véritable solution pour lever des fonds.

Dans Les Acteurs de l’innovation et dans le cadre des Assises du financement participatif à Paris, Lionel Kaplan nous parle de ce phénomène en compagnie de 3 invités de secteurs différents : Benoît Bazzocchi, de la plateforme de crowdfunding SmartAngels, Sébastien Robineau, avocat chez Homere Avocats et, en duplex depuis Lyon, Matthieu Blanco, qui a lancé Les Tartinades, une pâte à tartiner en sachet à effectuer soi-même.

Choisir sa méthode de crowdfunding

Par définition, il existe différentes formes de crowdfunding pour le lancement ou pour le développement d’une entreprise, quelle que soit sa taille. Clairement, c’est un moyen de collecte d’argent auprès du grand public. Sébastien Robineau précise d’ailleurs que lorsqu’une entreprise entre en Bourse, elle ne peut pas lancer simultanément de levée de fonds sur une plateforme de crowdfunding, « car c’est déjà un moyen de lever des fonds » et on ne peut cumuler les deux.

D’après Benoît Bazzocchi, « en France, on sépare souvent le crowdfunding en 3 catégories » qui sont le don contre contrepartie (« on donne pour un projet et on reçoit un produit en contrepartie »), le prêt et l’investissement au capital (« on devient actionnaire de startup et PME »). Sa propre plateforme, SmartAngels, est historiquement positionnée dans l’investissement en capital, mais vient d’annoncer la diversification de son offre vers le prêt.

De son côté, la société de Matthieu Blanco, Les Tartinades, a été créée en avril 2014 en passant par la plateforme de crowdfunding KissKissBankBank. Le produit avait d’abord été lancé puis, suite au succès reconnu sur les réseaux sociaux, le projet a été mis sur la plateforme 1 mois plus tard.

Le crowdfunding ne suffit pas

Quel que soit le type de crowdfunding choisi, « mettre un projet en ligne ne suffit pas à attirer les donateurs et investisseurs » : il faut forcément une forte implication du porteur de projet avec une activation de son réseau, la mise en place d’actions de communication, etc. Lionel Kaplan donne l’exemple du créateur du blog Bescherelle Ta mère, faisant le florilège des meilleures fautes d’orthographe du web, qui a pour projet de lever des fonds pour lancer sa propre web TV, en passant par une plateforme de financement participatif.

Mais lancer une levée de fonds, même sur une plateforme de crowdfunding, ne veut pas dire qu’une fois les dons enregistrés, on peut directement récupérer son chèque et monter son projet. Plusieurs étapes sont nécessaires. Sébastien Robineau nous explique que sur une opération d’augmentation de capital par exemple, « la plateforme permet la collecte de fonds qui sont bloqués sur un compte. Une fois que le plafond est atteint, on peut réaliser réellement l’augmentation de capital avec tout son aspect juridique ».

Si le terme de « crowdfunding » n’est pas inné pour tout le monde, il reste que le financement participatif devient de plus en plus l’alternative première aux banques. Selon une étude d’une agence d’études marketing, « 56% des français connaissent le crowdfunding et savent de quoi il s’agit » et « 7% des français auraient déjà pratiqué le crowdfunding ». Un véritable phénomène appuyé par la presse économique française.

Lionel Kaplan

Lionel Kaplan

Animateur

Dirigeant de Mediatrium, Lionel Kaplan met en avant les entrepreneurs innovants et vous proose des sujets liés au monde de l'innovation.

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