À peine un entrepreneur sur deux réalise un business plan avant de se lancer

Malgré les risques inhérents à la création d’entreprises, les entrepreneurs français se lancent toujours la fleur au fusil.

les entrepreneurs ne sont pas très bien préparés
les entrepreneurs ne sont pas très bien préparés

Décidément, les entrepreneurs ne sont pas faits comme les autres. La situation économique a beau être incertaine, les créateurs d’entreprises affichent une certaine impréparation. D’après une enquête publiée par l’Agence pour la création d’entreprises (APCE) et l’éditeur de logiciel EBP, 47% des créateurs d’entreprises ont réalisé une étude de marché ou un business plan avant de lancer l’activité.

Une proportion très faible quand on sait que la très grande majorité des financements sont accordés en fonction des prévisionnels financiers. Sans plan de trésorerie, il est également très difficile de se faire accompagner par des organismes tiers sur toutes ces problématiques.

12% passent par des proches

Alors comment font-ils ? Un tiers affirme ne pas en avoir besoin ou, plus exactement, avoir totalement confiance en eux. À leurs yeux, l’instinct suffit pour évaluer le montant idéal. Un Instinct calibré en fonction de leurs connaissances intimes du marché visé. 19% savent leurs besoins financiers… au fur et à mesure que le projet avance.

Pour les plus prudents, 37% d’entre eux ont échafaudé un business plan ou une étude de marché grâce aux compétences d’un expert-comptable. D’autres entrepreneurs sont passés par un conseiller de la chambre consulaire (17%), d’un organisme tiers spécialisé sur la création d’entreprises (14%). Enfin, 12% des porteurs de projet ont préféré passer par leurs proches pour réaliser ce document.

Une somme suffisante

Au final, près d’un dirigeant sur trois dispose de moins de 8.000 euros pour démarrer le projet. Un autre tiers partent, eux, avec plus de 40.000 euros dans les poches. 7% arrivent à rassembler plus de 160.000 euros avant le lancement effectif de la société.

Malgré la relative faiblesse des capitaux en début de parcours, 82% de dirigeants français affirment, un an après la création de l’entreprise, que la somme réunie suffisait aux objectifs de départ. Seuls 15% d’entre eux déclarent désormais vouloir disposer de plus de fonds.

 Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

2 Commentaires
  1. Difficile de dire s’il s’agit d’une bonne nouvelle (beaucoup se lancent et tentent leur chance en croyant à leur projet) ou d’un prémice de catastrophe (peu de visibilité et d’anticipation / une trop grande confiance dans ses capacités).

    Mais c’est quand même assez compréhensible, il est si aisé d’avoir une idée et un projet motivant, le problème c’est qu’il est dur d’évaluer les ressources pour le mener à terme.

  2. Le business plan est, certes important en ce qui concerne la présentation des prévisions financières, mais il est très important pour l’entrepreneur lui-même puisque c’est un support qui lui permet de réfléchir et de structurer son projet et qui l’aide aussi à estimer son besoin en financement.

    Enfin et surtout, le business plan est l’outil de communication numéro 1 de l’entrepreneur à la recherche de financements.

Répondre

Votre email ne sera pas visible.

Vous aimez le média des Entrepreneurs & Startups ?

Sélectionnez une ou plusieurs listes :

et restez connecté en nous suivant sur les réseaux sociaux