Un actif sur deux a déjà été victime de discrimination au travail

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Pour environ huit actifs sur dix (78% dans le public, 82% dans le privé), le contexte de crise économique et de chômage est un facteur susceptible de favoriser les discriminations.

Trois actifs sur dix affirment avoir été victimes de discrimination au travail. 31% des agents de la fonction publique et 29% des salariés du privé. Tel est le bilan de l’enquête réalisée pour le Défenseur des droits et l’Organisation internationale du travail (OIT).

Le genre (29% dans le public ; 31% dans le privée) et la maternité (19% et 20%) sont les principaux types de discrimination cités par les victimes. Les femmes sont donc naturellement plus touchées. Mais ce ne sont pas les seules, l’origine ethnique et la nationalité sont également des raisons invoquées.

La lutte contre la discrimination est primordiale

Le combat est soutenu par plus de 98% des actifs. Dix-neuf critères de discrimination tombent sous le coup de la loi. C’est l’âge, l’apparence physique, l’orientation sexuelle, le handicap ou encore l’origine qui sont les plus souvent mentionnées. Le Défenseur des droits a pour mission de lutter contre ces discriminations et peut être saisi directement et gratuitement par toute personne qui s’estime victime.

Les victimes restent silencieuses

Cependant, les personnes qui ont subi ces discriminations préfèrent ne pas en parler. Près de quatre sondés sur dix disent ainsi n’avoir jamais réagi (37% dans le public et 40% dans le privé). Dans la très grande majorité des cas (75% dans le public et 65% dans le privé) parlent de résignation. 29% des salariés du privé évoquent même la peur de représailles. Quoi qu’il en soit, la lutte contre les discriminations passent par la prise de parole des victimes.

 Manon Wattiez

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