Bercy demande aux pôles de compétitivité de penser « business »

Bercy demande aux pôles de compétitivité de penser « business »

Publié le 5 décembre 2012

À l’occasion de la 11e journée nationale des pôles de compétitivité, l’institut de l’entreprise a plaidé pour que les pouvoirs publics les concentrent davantage sur des technologies d’avenir.
compétitivité contrat de génération entrepreneur arnaud monteourg bercyPour l’Institut de l’entreprise, il faut arrêter « le saupoudrage des financements ». Autrement dit, arrêter la trop grande dissémination des pôles de compétitivité.  Réduits à une dizaine sur tout le territoire, ils ne se consacreraient qu’aux technologies de pointe dont les débouchés commerciaux sont les plus porteurs. Une concentration d’autant plus nécessaire que, parmi les 71 pôles de compétitivité existants à l’heure actuelle 62 absorbent la moitié des financements, observe l’institut de l’entreprise.
Des points sur lesquels Arnaud Montebourg et Fleur Pellerin s’accordent volontiers :  » les pôles de compétitivité doivent maintenant focaliser leur énergie sur les retombées économiques, l’industrialisation et la diffusion des innovations dans les produits et services », écrivent-ils dans un communiqué commun. Concrètement, les pôles de compétitivité doivent se rapprocher des filières industrielles du Conseil national de l’Industrie.

Acheter Français avant les baisses de 20 milliards

Pour cela, l’État doit, aux yeux de l’institut de l’entreprise, trouver les moyens de faire travailler les grandes entreprises et les PME innovantes main dans la main. « Les grandes entreprises apportent en effet aux écosystèmes dans lesquels elles s’inscrivent des compétences clés dont les acteurs de plus petite taille ne disposent pas, compétences à même de renforcer la productivité de l’ensemble de leurs partenaires », détaille l’institut.
Ainsi, Fleur Pellerin a-t-elle commencé par demander aux directions d’achat des grands groupes d’être, le plus souvent possible, « solidaire » avec l’écosystème industriel français. Autrement dit, qu’ils achètent Français en attendant les baisses effectives sur les charges d’entreprises, prévues en 2014.

@TancredeBlonde

Vous aimerez aussi

0 commentaires

Laisser un commentaire