Comment organiser sa défense sur le Web ?

Il est aisé de développer sa visibilité et sa réputation sur le web. En revanche, peu d’entrepreneurs détiennent les clés pour se défendre en cas d’attaques. Il suffit pourtant de peu de choses.

organiser sa defense

Etre connu c’est bien ! Après tout dépend sur quoi. Or, si le web est un levier formidable pour développer sa marque, l’entrée sur ce nouveau territoire oblige les entrepreneurs à prendre certaines précautions. En effet, comme l’explique Nicolas Arpagian, directeur scientifique à l’Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (INHESJ), présent au petit déjeuner organisé par Croissance Plus sur la question, « l’arme informatique s’impose dans les esprits ». Et, plus inquiétant, à prix abordable.

Autrement dit, l’attaque peut venir de partout. Sur votre structure informatique, comme par exemple vient de le subir LinkedIn, mais également sur les contenus, de type campagnes de dénonciations. Pire, le Code pénal vous sera, dans bien des cas, d’aucune aide. Entre le temps judiciaire et l’instantané du Net, le choix est parfois vite fait.

Pas de panique pour autant ! Deux armes sont à votre disposition : la BEFTI pour les entrepreneurs de la capitale et de la première couronne, et l’OCLTC pour les autres. N’hésitez pas à faire appel à eux. Très compétents, ils sont toujours à la recherche des dernières évolutions en la matière. Eh oui, comme le virus les hackers évoluent.

miser sur la paresse…

Soyez également très rigoureux sur la gestion de vos portefeuilles de domaines. Le « Cybersquatting »,  est à la mode. Tendance qui n’est pas prête de s’essouffler sur le web. D’autant qu’avec les « .fr », « .com », « .edu », « .org », déjà problématiques, vont se rajouter les domaines avec accents (exemple : www.touteslesconférences.com). Les petits malins vont s’en donner à cœur joie.

Restent les campagnes de dénonciation sur les produits ou, mieux, les entrepreneurs. Aussi dévastatrice pour la réputation de votre marque qu’éprouvante au niveau personnel, le « bad buzz » peut saper des mois et des années de travail en quelques semaines. Comment faire alors ? Pour Bruno Ducoulombier, avocat-associé chez Field Fisher Waterhouse, « participer au forum de discussions » peut être une solution.

Problème, le buzz qui en suivra pourrait vous être défavorable. Dans ce cas de figure, « mieux vaut laisser tomber » avoue Bruno Ducoulombier. La polémique partira aussi vite qu’elle est venue. « L’objectif est de miser sur la paresse des interlocuteurs » renchérit Nicolas Arpagian. Une stratégie qui a fait ses preuves. Sur le Net, demain est un autre jour.

… ou rendre coup pour coup

Ce qui n’empêche pas de se défendre. Au contraire, il faut agir et vite. La voie judiciaire n’est donc pas forcément pertinente. Elle prendra « au minimum un trimestre, si ce n’est un semestre » selon Nicolas Arpagian, dans le cas où le contentieux se déroulerait en dehors de l’Europe. « Si l’on veut survivre, il faut avoir une demande généraliste » précise Bruno Ducoulombier. Autrement dit, prendre les problèmes juridiques les uns après les autres.

Pour les autres, la meilleure défense reste l’attaque. Autrement dit, rendre coup pour coup. Cela veut dire «répondre plus souvent, mieux argumenté et mieux référencé » explique Nicolas Arpagian. Ne dit-on pas que la guerre nourrit la guerre ?

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

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