Congé parental : seulement 12 % des pères modifient leur temps de travail

Une enquête, publiée par l’Insee mardi dernier, montre que très peu de pères arrêtent de travailler pour s’occuper de leur nouveau-né, contre plus d’une mère sur deux.

Très peu de pères s'arrêtent pour s'occuper de leur enfant
Très peu de pères s’arrêtent pour s’occuper de leur enfant

Une inégalité qui pénalise les femmes se voyant obligées d’interrompre leur business au risque de se faire licencier. Et c’est bien pour cette même raison que les hommes ne prennent pas le risque de poser trop de jours.

Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques, 98 % des pères interrogés n’ont pas pris de congé de paternité. 30 % d’entre eux ont évoqué le risque d’entraver leurs carrières.

Les femmes minimisent aussi leur durée de congé. Les temps sont durs et malgré l’envie de prendre soin de leur enfant – 90 % s’arrêtent pour le bien de leur bébé – elles sont 72 % à ne pas avoir pris de congé maternité à plein temps.

Un parent sur trois réduit son temps de travail pour au moins un mois

L’étude met en avant la modification du temps accordé aux congés parentaux habituellement. De plus en plus de parents adaptent leur situation parentale à cette nouvelle vie au lieu de tout bousculer pour leurs enfants.

En 2010, un tiers des parents – avec un enfant de moins de 8 ans – ont aménagé leur temps de travail pour s’occuper de leur plus jeune bambin. Une autre partie a seulement réduit son activité (19 %). Tandis que 21 % ont stoppé leur vie professionnelle le temps d’un congé adapté.

La parité pour les congés

Mais dans l’ensemble, ce sont les femmes qui prennent du temps pour s’occuper de leur nouvelle petite tête blonde. Une inégalité qui commence à leur peser. Car elles aussi souhaitent évoluer dans leur carrière.

Pour remédier à ce problème, notre cher président, François Hollande, a évoqué en mars dernier, un projet de loi sur le congé parental. Celui-ci pourrait inciter les hommes à prendre un arrêt de travail plus long. Leurs concubines pourraient à leurs tours briller dans leur carrière.

 Noëmie Beillon

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