Crise : pour Herman Van Rompuy, une politique monétaire commune ne suffira pas

Herman Van Rompuy, président du conseil européen, a souhaité transmettre un message de confiance envers la zone euro, auprès de tous les chefs d’entreprises présents à cette nouvelle édition de l’université d’été du MEDEF. Saluée par Laurence Parisot comme l’homme de la situation, l’homme qui « face à nos partenaires représente l’Europe », a affirmé la stabilité monétaire historique, garantie par l’Union européenne depuis 35 ans. Selon le président, cette crise que traverse actuellement la zone euro, est la conséquence d’une interdépendance financière devenue inévitable, une concurrence globale sous forme de guerre économique.

En effet, une politique monétaire commune ne suffirait pas, il faudrait selon lui instaurer une structure pour surveiller et accompagner les pays membres de la zone euro. Il « préfère une démocratie plus discrète et donc plus performante », car « les rumeurs prennent des effets disproportionnés «  et ce « climat d’angoisse a un effet paralysant sur la confiance des investisseurs, des citoyens, etc. »

Lors cette plénière exceptionnelle, Le président du conseil européen a ainsi tenu à souligner qu’il existe un espoir et qu’il faut reprendre confiance en l’économie de la zone euro. Il se dit d’ailleurs « convaincu que l’on peut éviter une récession » et ajoute encore que « l’euro zone est la plus généreuse, et la plus performante depuis des siècles ». Chacun doit donc « rectifier le tir » et être patient : « il faut donner du temps au temps ».

Pour cet acteur de l’union européenne, cette crise dans l’euro zone renforcera l’union européenne et c’est ainsi qu’il conclut la plénière : « on taxe trop vite cette période de médiocrité, mais l’Europe est responsable devant l’histoire, on ne doit pas la décevoir et on ne la décevra pas ».

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