Entrepreneur : comment apprendre à devenir un champion au mental d’acier

Tout le monde peut acquérir un mental de gagnant. Encore faut-il vouloir faire évoluer certains aspects de sa personnalité.

Tous les entrepreneurs peuvent devenir des champions
Tous les entrepreneurs peuvent devenir des champions

Un gagnant, un « winner », un crack. Qui n’a jamais rêvé de voir ces qualificatifs adossés à son nom. Problème, trop de personnes (patrons inclus) pensent que, même s’ils font preuve de volonté, ils n’appartiendront jamais à cette catégorie très fermée des grands champions. Quel manque d’imagination…

Dans leur livre « La force du mental », Pier Gauthier et Jean-Marc Sabatier expliquent comment fonctionne le mental des grands sportifs professionnels : leurs doutes, leurs échecs, leurs réussites et surtout leurs astuces pour acquérir un mental d’acier, prêt à subir sans rechigner tous les aléas de la vie.

1 Se créer le bon environnement

Tous les grands champions ont des points communs dans le fonctionnement et la qualité de leur environnement : des valeurs fortes, une vision à long terme de la réussite, le développement de croyances positives et un soutien inconditionnel lors des victoires comme dans les défaites.

À vous de vous créer un tel environnement. Dans l’ouvrage, les auteurs expliquent qu’il n’y a rien de plus mauvais que de « jouer ou agir pour contenter ou, pire, ne pas décevoir une personne de son entourage ». Ce qui, en général, est une des sources les plus courantes de démotivation et déconcentration.

Si des personnes de votre entourage sont néfastes à cet objectif, écartez-les le plus possible de votre milieu professionnel.

2 Vouloir progresser à tout prix

Comme disait Napoléon : « l’imagination gouverne le monde ». Elle nous aide à voir loin et haut. Indispensable donc pour créer un projet ambitieux.

Un modèle qui s’applique évidemment aux sportifs : « quand il fabrique son projet, il doit être le plus créatif possible sans se brimer, puis il mettra toutes ses forces dans l’application dans celui-ci. Ensuite seulement, il critiquera les manques et examinera les limites ».

Et non pas l’inverse. Trop de dirigeants, d’intrapreneurs, de collaborateurs intègrent les limites avant les objectifs. Résultat, à la première anicroche, ils flanchent, reculent et, parfois, abandonnent.

Chez les grands champions, « les résultats deviennent une donnée comme une autre qui valide un parcours. Au mieux, ils sont un feedback pour s’adapter encore plus finement.

Chez les grands sportifs comme chez les grands dirigeants, la progression n’est pas linéaire, elle se fait par palier.

3 Accepter de se tromper

Autre trait de personnalité des personnes au mental d’acier. À la différence du commun des mortels, eux arrivent très bien à mettre de côté les sentiments. Aussi, l’échec n’est plus vécu comme un drame, mais comme une donnée à traiter.

Attention, tous les grands champions ne sont pas des robots. La déception ne leur est pas étranger. Loin de là. Seulement, ils arrivent à appliquer cette maxime d’Antoine de Saint Exupery : « la vérité de demain se nourrie de l’erreur d’hier ».

Pour cela, il faut accepter de s’auto-analyser : qu’est-ce qui a marché et qu’est-ce qui n’a pas marché. « On remarque d’ailleurs chez les champions beaucoup de respect et d’humilité», notent les auteurs.

4 Briser les normes

Ce n’est pas parce que vous avez en face de vous Amazon que vous devez abandonner à jamais l’idée d’ouvrir une librairie. À l’instar de Rafael Nadal qui a déjoué tous les pronostics en gagnant Wimbledon à deux reprises, malgré son profil de joueur de terre battue, vous devez vous dire que vous pouvez réussir là où les autres ont échoué.

Combien de fois a-t-on dit à Richard Branson qu’il n’y avait pas de place sur le marché des colas avec Pepsi et Coca ? Et pourtant il s’est lancé dans l’aventure. À raison.

Tout au long de la vie professionnelle, vous rencontrerez des personnes qui vous diront et répéteront : “ce n’est pas possible”. Bien entendu, certains vont avoir raison… mais pas tout le temps.

5 Écouter les autres

Au final, avoir un mental d’acier c’est être capable d’accepter et d’utiliser l’intelligence des autres et même, le plus souvent possible, se reposer sur eux.

La plupart du temps, c’est à la qualité des collaborateurs que l’on mesure la qualité du dirigeant.

“Le vrai talent des grands patrons n’est pas de tout savoir, mais plutôt de reconnaître et d’entendre différents points de vue afin de définir la bonne stratégie pour prendre la bonne décision”, rappellent les auteurs.

Et ce n’est pas toujours facile. L’égo prend de la place, beaucoup de place en entreprise. Il faut savoir jouer avec sans jamais perdre de vue les objectifs structurels de la société.

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

1 Commentaire
  1. De mon point de vue, la plus dure et néanmoins la plus importante est accepter de se tromper. L’échec en France est très mal perçu et on a souvent du mal (voir un peu honte) de l’accepter…

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