Le ministre de l’Ecologie veut ressusciter la « taxe carbone »

Le ministre de l’Écologie, Philippe Martin, a annoncé, devant les responsables de EELV, ce jeudi à Marseille lors de leurs journées d’été, la création d’une toute nouvelle « taxe carbone ».

Philipe Martin a prit les choses en main
Philipe Martin a prit les choses en main

Longtemps évoquée, souvent abandonnée, la « taxe carbone » refait son apparition dans les discours politiques. Jeudi se tenait l’université d’été d’Europe Écologie Les Vert à Marseille. Pour l’occasion, le nouveau ministre de l’Écologie, Philippe Martin, a informé ses compatriotes du grand retour de cette « contribution climat énergie ».

« Sur la fiscalité écologique, je suis venu vous confirmer la décision actée par le Premier ministre de créer une contributions climat énergie » a lancé Philippe Martin face aux écologistes enchantés.

Elle touche professionnels et particuliers

Cette taxe, qui n’en est pas vraiment une, selon les déclarations de Cécile Duflot sur iTélé, a pour visée première les consommations d’énergies polluantes des entreprises, mais aussi des particuliers. Le but étant d’encourager au maximum le comportement « vert ». Cette nouvelle robe, revêtue par la « taxe carbone », a fait l’objet d’une proposition de loi des écologistes à l’Assemblée nationale.

Après le Grenelle fin 2007, cette taxe est restée dans l’oubli. Jusqu’à son retour en 2010, porté par le gouvernement Fillon. Mais le projet de loi,  programmé pour janvier 2010, a été annulé par le Conseil constitutionnel. Cette nouvelle apparition publique a donc ravi les verts, qui souhaitent se faire entendre à tout prix.

Le bras armé du ministère

Pour sa première grande apparition publique, le ministre a voulu montrer sa détermination à faire avancer les dossiers de l’écologie au sein du gouvernement. Il veut être « le ministre des actes et du progrès de notre démarche dans la voie de la transition écologique » et a souhaité dégager une nouvelle image de son ministère. « La transition écologique n’est pas une option politicienne, c’est une nécessité politique, ce n’est pas pour complaire à telle ou telle formation politique ».

Il a affirmé vouloir également le budget de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), bras armé du ministère. « De la même manière, je veillerai à ce que la future agence de la biodiversité soit dotée dès son installation de moyens financiers et des moyens de fonctionnement et d’intervention de façon à ce qu’elle soit opérationnelle et qu’elle joue pleinement son rôle ». Malgré ce bel engouement , deux ministres, Benoît Hamon et Stéphane le Foll, ont exprimé leur inquiétude mais déclarent vouloir attendre d’obtenir plus d’informations avant de juger la légitimité de cette taxe.

 Noëmie Beillon

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