Réseaux sociaux : il renvoie un jeune après un tweet puis s’en mord les doigts

Après avoir été dénigré sur Twitter par une future employée, le dirigeant d’une pizzeria texane a décidé de la renvoyer avant même son premier jour. Un geste qui ne grandit pas l’entreprise.

Le tweet est un boomerang farceur. Il vient vous heurter la tête au moment où vous vous y attendez le moins. La preuve avec cette adolescente texane qui, en quelques minutes, est devenue la chômeuse la plus célèbre des États-Unis. En cause, un tweet où elle dénigre son futur employeur.

Il faut dire, la jeune @Cella n’est pas allée dans la demi-mesure. «Pieww, je commence un putain de job de merde demain», un tweet suivi d’une rangée d’émoticons de pouces tournés vers le bas. Explicite. Seul problème, sa publication est repérée par un futur collègue qui alerte Robert Waple, le gérant de la pizzeria.

 « Nous avons besoin de plus de @Robertwaple et moins de @cella »

Agacé par la prose de l’adolescente, il lui répond alors du tac au tac : « «Non, tu ne commences pas ce putain de job. Je te vire. Bonne chance avec zéro argent et zéro boulot». Il ajoute même un autre tweet qu’il effacera peu après : « gérer la caisse, prendre des commandes au téléphone, préparer des salades ou des sandwichs, manger de la pizza gratuitement… Tout cela aurait-il vraiment été un supplice? ».

Le buzz est assuré. En quelques heures, l’échange traverse le pays, le continent américain et le reste du monde. La twittosphère prend assez rapidement partie contre la jeune adolescente. « Nous avons besoin de plus de @Robertwaple et moins de @cella », explique par exemple Leo Latter. Un constat également partagé par un entrepreneur : « je ne voudrais pas avoir ce genre d‘employées dans aucune de nos sociétés et donc je peux comprendre le propriétaire ».

 « Monsieur, vous êtes une personne délirante »

Problème, le buzz se retourne peu à peu contre l’entrepreneur et l’entreprise. D’anciens employés se joignent à la conversation pour dire que Jet’s Pizza n’est pas la meilleure expérience professionnelle de leur vie. Un d’entre eux a même dit que « c’était le pire job qu’il avait eu de sa vie ». Ce n’est jamais une bonne image de marque pour une entreprise.

Elle se révèle même désastreuse pour une bonne partie de la twittosphère. « Encore une fois vous avez tort. Juger une personne sur un tweet « stupide », c’est faire preuve d’ignorance. Monsieur, vous êtes une personne délirante », juge @RiRilsDeBest. D’autres utilisateurs de Twitter conseillent d’ailleurs à l’adolescente de ne pas en rester là : « @cella_ vous étiez en train d’exercer votre droit à la liberté d’expression sans jamais mentionner le nom de l’entreprise, donc vous venez de vous faire virer sans raison. Contactez les RH le plus vite possible ».

Morale de l’histoire, l’entrepreneur vient de perdre des plumes en termes de réputation. Tout cela à cause d’une histoire qu’il aurait pu gérer en toute discrétion. Comme quoi il n’est jamais utile d’agir à chaud. Les réseaux sociaux restent une arme à double tranchant.

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

1 Commentaire
  1. Cette histoire est incroyable ! Elle prouve le pouvoir incontestable des réseaux sociaux. Il est impératif pour les employés comme pour les employeurs de bien réfléchir avant de poster des tweets potentiellement préjudiciables.

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