Reprendre l’entreprise familiale : un choix décisif pour Olivier Barbet-Maillot

Quitter sa place de cadre dirigeant pour un poste de Directeur commercial dans la petite entreprise familiale : un choix pas forcément évident et surtout risqué de nos jours.

C’est pourtant ce qu’a fait notre invité du jour il y a quelques années. Olivier Barbet-Maillot, PDG de la société Abena-Frantex, est aujourd’hui au micro de Widoobiz, dans l’émission « Entre Nous », pour nous parler de son parcours professionnel et des décisions importantes qui ont rythmées sa vie.

L’innovation comme passion

À sa sortie de l’école de commerce, Olivier Barbet-Maillot opte pour de nouveaux horizons et se spécialise dans les cartes à puces. Dans les années 90, c’est un marché totalement innovant et surtout un pari assez prometteur. Quelques années plus tard, il ressent le besoin de sortir de son statut de cadre dirigeant et « d’avoir les mains libres » pour développer des choses. C’est à cette époque qu’il décide de rejoindre Abena-Frantex, l’entreprise dirigée par son père.

Un autre destin

Lorsque l’on demande à Olivier Barbet-Maillot s’il aurait pu faire autre chose que d’intégrer l’entreprise familiale, il répond clairement que « Oui ». En effet, sa véritable grande passion au sein de l’entreprise est « le marketing stratégique, le développement des entreprises et leur business model ». Son véritable rêve aurait été d’être « le pompier qui va dans les entreprises pendant 2 ou 3 ans » pour les remettre à flot et de « travailler sur des stratégies à 5 ou 10 ans ». La pression familiale en a décidé autrement mais, aujourd’hui, il ne regrette aucunement ce choix.

En tant que cadre dirigeant dans son ancienne entreprise, ses principales craintes étaient de rejoindre un environnement « de type PME, pas assez important pour répondre à ses attente ». Non pas qu’il sous-estimait cette société, au contraire. Mais lorsque l’on bascule d’un poste où l’on bénéficie d’assistance pour « préparer ses voyages, s’occuper de l’informatique, etc. », à un autre statut où l’on est obligé de tout faire soi-même, le changement d’environnement est forcément brutal. Finalement, sa créativité a pris le dessus et l’envie de développer et d’entreprendre l’a tellement porté que tout cela n’avait plus d’importance.

L’entreprise familiale

L’autre crainte lorsque l’on arrive dans l’entreprise familiale, est de mélanger l’aspect familial à l’aspect professionnel. Pour Olivier Barbet-Maillot, le fait de devenir le responsable d’un membre de sa famille était un véritable frein. La peur de ne pas se voir confier assez de responsabilités ou encore de perdre toute crédibilité face à ses collaborateurs à cause de l’instinct maternel, etc. Des craintes légitimes mais qui ont très vite disparu puisque « tout s’est très bien passé finalement ».

Découverte de son environnement

En arrivant chez Abena-Frantex, Olivier Barbet-Maillot a eut une seconde surprise. En effet, n’ayant pas été préparé à ça chez son précédent employeur, il s’est rendu compte ici que, lorsque l’on dirige une entreprise, « on a des gens autour de soi et ce ne sont plus des collègues mais des collaborateurs ». C’est en entrant au CJD (Centre des Jeunes Dirigeants), « le plus vieil organisme patronal de France, qu’il s’est aperçu qu' »il n’y a pas d’école pour devenir entrepreneur et que cela s’apprend sur le tas, en expérimentant et en osant ».

Et c’est en se faisant sa propre expérience qu’Olivier Barbet-Maillot a appris que « rien n’est acquis et qu’il faut toujours se remettre en question ». En effet, lorsqu’il était cadre dirigeant, il se laissait « porter par la structure », mais à présent il est obligé d’être « le moteur et de montrer que tout va bien ». Pour cela, il conseille à ses commerciaux de se lever chaque matin en se demandant ce qu’ils peuvent faire de mieux que ce qu’ils ont fait hier. Concrètement, Olivier Barbet-Maillot est définitivement un entrepreneur qui aime « challenger, entreprendre, oser et expérimenter ».

Nathalie Busiaux

Animatrice

L’aventure entrepreneuriale a commencé pour Nathalie Busiaux quand elle a accompagné des créateurs d’entreprise dans leur projet de création au sein de la CCIP il y a plus de 10 ans. Elle cherche désormais à réveler ces hommes et femmes qui entreprennent.

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