Devenir franchisé avec moins de 15 000 euros, c’est possible

Si le ticket moyen pour s’installer en franchise se situe généralement à plusieurs dizaines de milliers d’euros, certains réseaux sont accessibles avec un apport personnel moindre.

Créer une entreprise nécessite un investissement initial plus ou moins conséquent. Entreprendre en franchise induit souvent une mise de départ plus importante en comparaison à une création ex nihilo, tout simplement car le porteur de projet « achète » un concept qui a fait ses preuves, garantissant une prise de risques a priori plus faible. Heureusement, la franchise n’est pas réservée aux gros portefeuilles. De même, des solutions existent pour se lancer avec un apport personnel inférieur à 15 000 euros.

Les franchises accessibles

Pour investir en franchise, il y en a pour tous les goûts… et tous les budgets. En particulier, les montants d’investissements nécessaires varient selon le secteur d’activité. Bien entendu, acquérir un hôtel de 80 chambres en franchise exige une capacité d’investissement supérieure à l’ouverture d’une agence de services à la personne, où les biens matériels et les prix fonciers sont moins élevés.

Des écarts à l’intérieur d’un même secteur sont également fréquents, et ce pour plusieurs raisons. Un réseau mature, à la notoriété puissante peut exiger un droit d’entrée plus élevé qu’une enseigne concurrente, mais moins évidente dans l’esprit des clients potentiels. Inversement, une enseigne jeune qui débute la construction de son réseau aura besoin de ressources pour aider à lancer son développement, et pourra également demander à ses premiers franchisés une participation conséquente.

Toutefois, plusieurs dizaines d’enseignes permettent de se lancer en franchise avec un apport personnel inférieur ou égal à 15 000 euros. C’est particulièrement le cas des réseaux de mandataires immobiliers, comme OptimHome, CapiFrance ou encore MaxiHome, qui présentent l’avantage de permettre au mandataire d’exercer son activité à domicile, économisant ainsi sur les coûts d’un local. Dans l’artisanat et le bâtiment, aussi, certaines enseignes requièrent moins de 15 000 euros d’investissement initial grâce à des frais de lancement moindres. Ainsi, Activ Travaux et la Maison des Travaux dans le domaine du courtage en travaux, Repar’Stores et Stores de France sont quelques exemples.

Les alternatives

Avec le développement de la franchise en France – près de 1 800 réseaux en 2014 pour plus de 68 000 franchisés, de nouvelles formes apparaissent de plus en plus afin de permettre à des porteurs de projet à faible capacité d’investissement de se lancer. Parmi les nouvelles initiatives, la micro-franchise solidaire. Initiée en 2009 par l’Adie, un organisme principalement connu pour son offre de micro-crédits, cette forme de franchise permet à un entrepreneur de se lancer avec moins de 10 000 euros. Un apport que peut d’ailleurs aider à financer l’organisme. Depuis ses débuts, ce modèle a convaincu quatre enseignes : O2 dans le domaine du jardinage, Chauffeur&Go, Lézard Créatif et, plus récemment, Mon Coursier de Quartier, un concept de livraison et transport de proximité réalisés en vélos-taxis.

Certaines enseignes proposent même de participer au capital de la société créée par le franchisé, afin de l’aider à financer les premiers investissements. Ce dispositif, appelé à juste titre « franchise participative », est par exemple proposé par des enseignes comme Tryba et Wall Street English. Bien que séduisante, cette formule doit pourtant être envisagée avec précaution. Le franchisé doit notamment veiller à ce que plusieurs règles soient respectées, en particulier la part détenue par le franchiseur, qui doit rester raisonnable et permettre au franchisé de rester tout à fait indépendant.

Autre alternative possible afin de limiter les investissements initiaux pour ouvrir sa franchise : opter pour la location-gérance. Ce système est particulièrement prisé dans les secteurs comme la distribution alimentaire et la restauration assise. Le locataire-gérant n’est pas propriétaire du fonds de commerce, mais est en charge de son exploitation. Il s’agit donc d’un commerçant indépendant à part entière, le contrat de franchise pouvant venir compléter le dispositif. Un bémol : les conditions de rachat du fonds par le locataire-gérant doivent être stipulées clairement afin que l’entrepreneur n’exploite pas le fonds sans perspectives de rachat, si telle est sa stratégie.

Jennifer Matas

Jennifer Matas

Journaliste aux Echos de la franchise

Pas encore de commentaire

Répondre

Votre email ne sera pas visible.

Vous aimez le média des Entrepreneurs & Startups ?

Sélectionnez une ou plusieurs listes :

et restez connecté en nous suivant sur les réseaux sociaux