Entreprise : Les salariés débordés ne remettent pas les choses à plus tard

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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, plus le rythme de travail est élevé, moins le salarié a le temps de procrastiner.

Il est difficile d’être débordé au mois d’août. Les clients et fournisseurs sont partis en vacances ; les collègues rechargent leurs batteries. Autrement dit, la période idéale pour avancer sur les dossiers stratégiques. Et pourtant, d’après une étude menée par quatre chercheurs des universités de Pittsburgh, Columbia, de Floride et de Miami, on procrastinerait davantage durant les périodes calmes.

D’après les chercheurs, les collaborateurs très occupés ont tendance à mieux hiérarchiser les tâches à accomplir. Résultat, ils accomplissent en priorité les dossiers urgents et passent moins de temps sur les missions annexes. « Dans certains contextes, avoir beaucoup de travail diminue la procrastination », concluent les quatre experts dans leur rapport.

Plus facile de rattraper le temps perdu

Dans cet ouvrage nommé « How being busy overcomes procrastination and enhances productivity (Comment avoir beaucoup de travail permet de surmonter la procrastination et d’améliorer la productivité ?), les auteurs ont analysé près de 600 000 actes réalisés par 28 806 usagers grâce à un logiciel de liste de tâches.

Les quatre scientifiques se sont intéressés en particulier aux personnes qui n’ont pas réussi à accomplir les missions dans le temps imparti. Leur conclusion est implacable : les travailleurs qui ont beaucoup de choses à faire réussissent plus facilement à rattraper le temps perdu. Plus en tout cas que ceux avec du temps libre, comme cela peut être le cas en cette période de fin de vacances.

Attention au burn-out

« Quand les personnes ont peu de missions à remplir, rater une date butoir produit des émotions négatives, ce qui les conduit à se désengager de façon temporaire à la tâche en question, en clair à procrastiner », affirment les auteurs de l’étude. En revanche, « être très occupé fournit aux individus une bonne raison » de remettre les choses à plus tard le moins urgent. En moyenne, les collaborateurs concernés finissent plus rapidement à boucler ce qu’ils ont à faire en retard.

Moins enclins à produire des sentiments négatifs, les personnes débordées peuvent donc être considéré comme plus heureuses au travail. À la condition bien entendue que les managers ne poussent pas le bouchon trop loin. Un burn-out est si vite arrivé.

 

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

5 Commentaires
  1. Il y a une petite erreur dans le titre « « How being busy can overcomes procrastination en enhances productivity ». il y a pas de « can », mais simplement « How Being Busy Overcomes Procrastination and Enhances Productivity ». Autrement, ça c’est même pas correct grammaticalement.

  2. La lecture de votre article laisse penser aux chefs d’entreprise qu’ils ont de bonnes raisons de remplir au maximum les agendas de leurs salariés.
    « Moins enclins à produire des sentiments négatifs, les personnes débordées peuvent donc être considéré comme plus heureuses au travail. » > c’est vous qui le dites. Une enquête approfondie sur un pannel réellement représentatif s’impose. Et chacun est différents.

    Longtemps très impliqué professionnellement, l’agenda plus que rempli, j’ai eu un burnout. Je ne préconise pas les méthodes de management qui font de l’homme une machine : il n’y a là aucun épanouissement réel de la personne.

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