Crowdfunding : entrepreneurs, faites attention au mirage

En quelques années, le crowdfunding s’est démocratisé chez les entrepreneurs. Avant les Assises de la Finance Participatives, l’Observatoire Alptis revient sur ce phénomène.

34,4 milliards de dollars. Voilà ce que représente aujourd’hui le crowdfunding dans le monde. Un chiffre d’affaires global qui a été multiplié par 7 en quatre ans. Personne ne s’en plaint. Grâce à sa simplicité, le crowdfunding agit comme un désinhibiteur de création d’entreprises. Plus besoin d’attendre le refus de son banquier. Il suffit de se mettre au travail et de présenter son projet à une communauté d’internautes, friands de nouvelles aventures entrepreneuriales.

Mais, comment faire ? Il y a un monde entre la publication d’un projet et la réussite effective d’une levée de fonds. Il faut savoir communiquer sur les réseaux sociaux. L’étude de l’Observatoire Alptis rappelle qu’Ulule reçoit 50 à 200 porteurs de projet tous les mercredis,  pendant 3 heures de formation. Elle leur explique la façon de mener une campagne : être un bon commercial, mobiliser ses réseaux, relancer sa campagne. C’est un métier.

« Mythe de la nouvelle entreprise »

D’autant que la réussite n’est pas toujours au rendez-vous. C’est même loin d’être le cas. Mais, l’étude de l’Observatoire rappelle que les plateformes communiquent sur les réussites afin d’attirer les porteurs de projet. « « Or, c’est une illusion, car ces succès ne représentent qu’une part infime des projets financés sur les plateformes. Cela crée le risque pour le porteur de projet de se dire que la levée va être facile », rappelle l’étude.

L’Observatoire rappelle d’ailleurs que les plateformes communiquent sur l’idée d’ « empowerment », autrement dit de prise de pouvoir des individus par l’activité. À leurs yeux les dirigeants de plateformes parlent comme s’ils faisaient partie d’une « contre-culture ». Ils font appel « au mythe de la nouvelle entreprise, de l’économie sociale et solidaire ». En fait, il correspond parfaitement aux logiques du capitalisme contemporain.

Les banques se rapprochent des plateformes existantes

Mais, le crowdfunding reste une très belle aventure. Surtout que les banques ont surmonté depuis leurs méfiances. Il devient à leurs yeux un nouveau modèle à intégrer. Beaucoup de banques se sont d’ailleurs rapprochées de ces plateformes : la Banque Postale est actionnaire de KissKissBankBank, BNP Paribas est partenaire d’Ulule. D’autres établissements sont même prêts à créer leur propre site de crowdfunding.

Si vous voulez en savoir un peu plus, nous vous invitons à lire l’infographie ci-dessous

Infographie étude crowdfunding - FINAL (1)-page-001

#replay : Vous avez raté l’interview de notre rédacteur en chef éphémère, Olivier Mathiot, c’est par ici :

@TancredeBlonde

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

2 Commentaires
  1. Bonjour, votre infographie n’est pas très juste sur les différents modes de financement participatif, vous avez le royalty crowdfunding qui permet aux entrepreneurs de mobiliser des investisseurs sans diluer leur capital. Cf. le dernier baromètre de Financement Participatif France : http://financeparticipative.org/barometre-du-crowdfunding-2015/

    Sinon, il y a aussi http://www.trouverlebonfinancement.fr qui permet aux porteurs de projet de trouver le mode de financement participatif le plus adapté à leur cas.

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