Le Sénégal est l’un des pays où l’entrepreneuriat est le plus développé au monde

Née entre la France et le Sénégal, la startup LAM et son fondateur Malik Diouf témoignent des opportunités à naviguer entre ces deux pays.

Malik Diouf se confie au sujet du Sénégal. La langue francophone lie nécessairement ce pays à l’hexagone avec lequel il partage beaucoup, mais il présente de nombreuses singularités. La main d’œuvre qualifiée pose par exemple un véritable problème, la formation étant principalement axée sur la théorie. Piocher dans les écoles et universités constitue un moyen infaillible de dénicher des talents.

Les relations d’affaires ont également leur propre code, la frontière entre réseau personnel et professionnel étant mince. Il peut s’agir d’une aide pour certains, mais le meilleur moyen d’obtenir des résultats étant d’aller démarcher les clients ciblés en dehors de son réseau. Échanger, regarder dans les yeux sont des dogmes qui nécessitent une présence en personne pour la pérennité des affaires.

Un pays africain en plein développement

« Le Sénégal est l’un des pays où l’entrepreneuriat est le plus développé au monde, plus qu’en France. Dans n’importe quelle famille sénégalaise il y a un potentiel entrepreneur. L’environnement est très propice, mais il faut avoir l’envie, la structure et le projet qui fasse tilter les gens et qu’ils s’intéressent à ce que l’on fait », explique-t-il.

Dans le secteur du numérique, le Sénégal constitue une cible de choix. Le pays connaît un taux de pénétration du mobile supérieur à 100 % : il y a plus de puces téléphoniques que d’habitants. Le gouvernement sénégalais développe de plus une véritable Silicon Valley africaine aux environs de Dakar. Environnement propice à l’entrepreneuriat, les startups y trouvent un véritable écosystème autonome.

Le Sénégal et la France, plus semblables qu’il n’y parait

Le Sénégal partage plus qu’une culture avec la France. De par la langue, des valeurs communes dictent le quotidien de ces deux pays. La diaspora sénégalaise en France permet d’affirmer encore plus les liens étroits entre ces pays. Le Sénégal reçoit près de 2 milliards d’euros chaque année du fait de ces diasporas.

Cependant, Malik Diouf met en garde la France sur les opportunités qu’elle risquerait de perdre : « La  jeunesse sénégalaise se tourne de plus en plus vers des pays anglo-saxons. Non pas du fait qu’ils sont déçus de la France, mais du fait qu’ils ont retrouvé plus de pragmatisme à faire du business avec ces gens-là, car c’est moins protocolaire. Je pense que nous autres francophones et Français avons intérêt à évoluer dans ce sens-là », suggère-t-il.

#Replay : avant de rêver de l’Afrique, notre startupper doit lever des fonds. Découvre son aventure dans son 3e épisode :


Alexandre Dupont

Rédacteur pour Widoobiz, Alexandre décortique l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Passionné par l’audiovisuel et le marketing, il couvre l’actualité des rubriques Entrepreneurs & Startups et Écosystème.

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