4 expressions à ne jamais prononcer devant ses employés

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La parole du dirigeant peut avoir beaucoup d’influence sur le degré de motivation de ses collaborateurs.

Le management est un art subtil. Un mot de trop ou mal interprété et c’est tout l’équilibre interne de la société qui peut flancher. Une équation d’autant plus difficile à maîtriser que les susceptibilités varient selon les individus. Les managers aguerris savent cependant quelles expressions vont, à coup sûr, faire du mal au moral des collaborateurs. Quelques exemples :

« Je suis le patron, fais ce que je te dis »

Tout entrepreneur a eu l’occasion, un jour, d’asséner cette phrase à un de ses collaborateurs un peu trop pointilleux sur un dossier. Il faut cependant se retenir. Un employé exigeant est un employé qui rend du travail de qualité.

S’il voit que son effort n’est pas récompensé, sa motivation va dégringoler. Aussi, le dirigeant doit-il prendre en compte les considérations de ses collaborateurs, tout en lui faisant comprendre que le temps n’est pas infini.

« Y’a qu’a / faut qu’on… »

Rien n’est plus horripilant de s’entendre expliquer une problématique, sans pour autant donner de solutions. « Y’a qu’à faire ceci » ou « faut qu’on soit les meilleurs ». Des phrases vides de sens pour les employés qui les entendent.

Pour Sébastien Migliardi, directeur général de Blue Select, il faut, au contraire, « être concret et donner du sens ». L’employé doit pouvoir avancer sur son problème.

« Un état d’esprit qui « vaut pour tous les niveaux de management », ajoute l’entrepreneurl.

« T’es nul, t’es mauvais, tu vaux rien »

Exaspéré par la faute, l’erreur, la méconnaissance d’un employé, le patron lambda peut verser dans l’injure, afin d’évacuer toute sa frustration. Une solution qui, disons-le franchement, n’a jamais apporté les preuves de son efficacité en terme de management.

« Je me suis toujours refusé à dire ce genre de phrase », explique Sébastien Migliardi. « Comment voulez-vous après faire progresser quelqu’un. Ce n’est pas possible ! ». Aussi est-il important de garder son sang froid.

« Tu peux déjà être heureux d’avoir un job »

Déjà, la phrase est très vexante pour le destinataire de cette saillie. Et puis, n’est-ce pas à l’entrepreneur de se dire heureux d’avoir pu entraîner des personnes compétentes dans son entreprise ? Et, même s’il peuvent « être heureux d’avoir un job », cela ne veut pas dire qu’ils doivent avoir une relation de vassal à suzerain.

Pour donner le meilleur de soi-même, ils faut admirer ceux que l’on suit. Le moyen-âge, c’est terminé.

« Bon, quand est-ce que tu es rentable ? »

Une phrase que certains peuvent prononcer lorsqu’un nouvel employé vient d’arriver. Même sur le ton d’une plaisanterie, cette phrase ne passe pas. Cela veut dire qu’il ou elle n’est pas rentable? Qu’il coûte plus à l’entreprise, qu’il ne rapporte ?

Difficile après de motiver à 100% cette personne.

 

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

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