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Entrepreneurs, le Live
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Stanislas de Bentzmann, président de CroissancePlus : ses propositions face à une France en déclin

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12 décembre 2013

La France est en déclin, c’est en tout cas le sentiment de 74% des Français, d’après un sondage réalisé par l’institut Ipsos pour Lire l’économie et Le Monde, à l’occasion de la 15e Journée du livre d’économie. Remettre la France et ses entreprises sur les rails de la Croissance, voilà comment nous pourrions résumer l’ambition et le rôle de notre invité du jour. Des entrepreneurs, il en veut plus, de l’emploi il en veut plus, de la croissance, il en veut plus.

Président de Devoteam et du Groupement d’entrepreneurs CroissancePlus, Stanislas de Bentzmann est avec nous pour 30 min pour aborder les combats qu’il souhaite mener en tant que nouveau président de CroissancePlus, et les solutions qu’ils souhaitent apporter pour faire de ses projets une réalité concrète.

Sur le style de sa présidence, à l’image de Pierre Gattaz, élu président du Medef, Stanislas de Bentzmann fait place à l’importance du combat, notamment sur les marges brutes des entreprises qu’il faut améliorer. Effectivement, »on s’enfonce dans une situation où plus personne ne gagne d’argent, ni les ménages, ni l’État, ni les entreprises » explique t-il. Si l’économie mondiale donne des signaux plutôt favorables de reprise, « nous ne repartirons pas si nous ne reconstruisons pas notre capacité économique ». Avec à une fiscalité écrasante, les entreprises sont 7 à 10 points de marge en dessous de ce qui serait nécessaire pour muscler notre économie.

Pourtant, à ceux qui diraient qu’on ne peut pas entreprendre en France, Stanislas de Bentzmann répond que les chiffres démontrent le contraire, et que pour démarrer il vaut mieux être dans son écosystème. IL conseille tout de même de se tourner rapidement vers l’international pour aller chercher la croissance. Alors que se tient la conférence LeWeb à Paris pendant trois jours, il précise que l’avenir de notre pays est dans les startups, l’innovation et le bouillonnement d’énergie qui s’y trouvent. Si on laisse les startups grandir dans notre pays, c’est là où se situe la création d’emploi et de richesse la plus importante : la seule solution pour rester à notre place.

Pour conclure , il nous donne son avis sur les échanges de Tweet entre Xavier Niel et Arnaud Montebourg. L’occasion pour lui de Tweeter également au ministre du redressement productif ce qu’il tient à lui dire : « qu’il s’intéresse aux entreprises, moins dans la communication, mais dans un travail de fond ».

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Auto-entrepreneurs Poussins. Adrien Sergent et Didier Barbet

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Auto-entrepreneurs Poussins : après la Ministre, ils débriefent sur Widoobiz

À la une, Actu Business, C'est AE (auto-entrepreneur), Entrepreneurs, le Live

6 juin 2013

Après les pigeons, les entrepreneurs volent de nouveau dans les plumes du Gouvernement. Cette fois-ci les volatiles sont des « poussins » et ils se battent contre les limitations annoncées de leur statut d’auto-entrepreneurs. Dans la foulée de leur rencontre avec Sylvia Pinel, la Ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, leur représentant est ici sur l’antenne de Widoobiz pour débriefer, et faire le point sur la suite à donner à leur mouvement.

Didier Barbet, vice-président en charge des relations internationales de la Fédération des Auto-Entrepreneurs et Adrien Sergent, jeune auto-entrepreneur et initiateur du mouvement des Poussins qui a éclot mi-avril, nous éclairent. Ils sont avec nous pour 30 minutes dans votre émission en direct, Entrepreneurs, le Live.

Statut Auto-entrepreneurs : rien ne serait encore arbitré pour Sylvia Pinel

Ce matin les Poussins se sont rendus à Bercy pour remettre à la Ministre Sylvia Pinel la pétition créée sur le Web en réponse au projet de réforme du statut des auto-entrepreneurs évoqué le 23 avril. Elle a pris le temps de discuter avec eux, mais selon Adrien Sergent, pour la ministre rien n’est encore arbitré concernant ce projet. Le temps est encore à la concertation.

Les Poussins : « Nous sommes comme les Anonymous »

De nombreuses pages liées à ce mouvement fleurissent sur les réseaux sociaux, plusieurs porte-parole témoignent dans les médias, au point que l’on ne sait plus s’il y a un ou plusieurs mouvements. Pourtant Adrien Sergent affirme que « sur le fond [ils sont] unis ». Le but ne serait pas d’avoir une seule voix pour représenter la contestation face au projet du gouvernement, mais que chacun puisse porter le masque du Poussin Entrepreneur, à l’image du mouvement des Anonymous. Chacun peut s’engager dans ce combat et tenter d’empêcher que la limitation dans le temps et la limitation du chiffre d’affaire ne se concrétisent, ce qui pour nos invités constituerait une « épée de Damoclès ».

Auto-entrepreneurs : « réagir ou mourir »

Les Poussins aspirent donc à une mobilisation massive pour sauver ce statut créé en 2009. Ils appellent tous les entrepreneurs de TPE à se joindre à eux. Un appel est même lancé à l’antenne en direction des artisans pour que ceux-ci les rejoignent alors que jusqu’ici les uns et les autres s’opposent par médias interposés.

 

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Avec Henri Kaufman et Bertrand Jouvenot

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Web 3.0 : réalité ou fiction, quelles opportunités ?

Actu Business, Entrepreneurs, le Live

31 mai 2013

Avec Henri Kaufman et Bertrand JouvenotAlors que le web est désormais dans notre poche, qu’il fait également partie de nos vies, il sera aussi à notre agenda les 12 et 13 juin avec événement, Time2Market. Big Data, Ciblage comportemental, Web sémantique, Objets connectés ou encore SEO. Qu’est ce que ça veut dire, et surtout, qu’est ce que ça veut dire pour nous les entrepreneurs ?

Pour aborder ce sujet, nous retrouvons deux experts et intervenants du T2M 2013. Nos invités du jour sont Henri Kaufman, publicitaire, auteur et éditeur avec les Éditions Kawa ; et Bertrand Jouvenot, consultant en marketing et auteur de l’ouvrage « Les dessous du web’’ aux mêmes éditions. Ils sont avec nous pour 30 minutes dans votre émission, Entrepreneurs, le Live.

Henri Kaufman : « Le Web est une mise à jour permanente »

De ces débuts militaires au Web 3.0, le Web ne cesse d’évoluer ainsi que ces enjeux qui deviennent de plus en plus nombreux pour les citoyens et les entreprises. En passant de la mutation du commerce en lui-même, à la vente assise/debout, le vocabulaire est complexe. Les entrepreneurs doivent au moins comprendre les derniers « BuzzWord » comme le Big Data ou encore le SEO. Comme la définition du Web 3.0. varie d’un expert à l’autre, nous avons demandé à nos invités la leur. Pour Henri Kaufman, le web 3.0. n’existe pas en tant que tel, car constamment en mouvement. Nos deux invités explorent les métiers et les business de demain.Est-ce déjà la fin du community manager, ce métier qui n’existait pas il y a encore 5 ans ?

Bertrand Jouvenot : « la plus grande menace serait l’accident technologique »

Et si demain, en se réveillant, le Web avait disparu ? Avez-vous pensé à ce scénario qui pourrait être catastrophique dans un monde ou aujourd’hui tout est informatisé. Avez-vous pensé que les consommateurs pourraient se retourner contre ce Web à cause de la saturation de messages publicitaires qui inondent la vie quotidienne des consommateurs et qui en devient intrusif ?

Nos deux invités explorent ainsi les limites et les menaces du Web de demain. Et vous quelle est votre définition du Web 3..0 ? Pour en savoir plus et vous faire votre opinion, vous pourrez vous rendre au Time2Market 2013 les 12 et 13 juin à Paris.

 

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Jean-David Chamboredon : « François Hollande n’est ni anti-entrepreneur, ni anti-business »

Actu Business, Entrepreneurs, le Live

23 mai 2013

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L’actualité récente est dense pour les entrepreneurs. A l’occasion des Assises de l’entrepreneuriat, François Hollande a annoncé un grand nombre de mesures en direction des entrepreneurs. Que faut-il en penser ? Pour aborder cette question, nous recevons une figure de l’entrepreneuriat qui, par ses prises de position et sa capacité à fédérer, a réussi à infléchir la position du gouvernement sur la taxation des plus values de cession.

Il est Président Exécutif du fonds d’investissement ISAI, il est administrateur chez France Digitale, et est également la figure de proue du mouvement des Pigeons, qui a enflammé la toile il y a quelques mois. Il, c’est Jean-David Chamboredon et il était avec nous pour 30 minutes dans votre émission, Entrepreneurs, le Live !

Jean-David Chamboredon : « le succès des Pigeons est dû à une mobilisation pour une cause juste »

Au micro de Widoobiz, notre invité évoque les raisons du succès du mouvement des Pigeons, qui a eu un impact considérable grâce à la propagation rapide du message sur les réseaux sociaux et notamment Twitter, très utilisé par le monde politique et médiatique. Il revient sur la mobilisation dans un ouvrage, « Génération Pigeons » qu’il a co-écrit Olivier Jay. Les nostalgiques de cette mobilisation pourront la revivre et découvrir au passage quelques beaux portraits d’entrepreneurs.

Pour la suite, Jean-David Chamboredon explique : « Nous allons rester vigilants jusqu’à la loi de finances 2014, mais nous n’avons pas vocation à faire perdurer le mouvement des Pigeons, dont France Digitale est le prolongement naturel ».

Sur les assises de l’entrepreneuriat : « pas que des mesurettes, on a travaillé sur les vrais sujets »

Plusieurs mois après le mouvement et suite aux annonces de François Hollande aux Assises de l’entrepreneuriat, il semble plutôt optimiste pour le monde entrepreneurial. « Le Président est conscient de l’apport des entreprises et des entrepreneurs pour la croissance économique de la France » ajoutant qu’il n’est pas comme certains l’ont beaucoup dit « anti-entrepreneur » ou « anti-business »..

Les propositions des entrepreneurs ont bien été entendues par le Président François Hollande lors des assises de l’entrepreneuriat. Il retient notamment la volonté de sensibiliser les écoliers, collégiens et lycéens à l’entrepreneuriat ; la fin de l’obligation de publier ses comptes pour les PME et un entrepreneur, les mettant ainsi sur un pied d’égalité avec leurs concurrents étrangers ; qu’un entrepreneur qui fait faillite pour la première fois ne sera plus fiché à la Banque de France.

S’il est satisfait du résultat obtenu, il reste néanmoins attentif. Dubitatif aussi sur un succès réel du projet de PEA PME, qui permettrait de financer les PME via cet instrument d’épargne.

L’affaire Dailymotion a donné une image épouvantable de la France à l’étranger.

Si l’affaire Dailymotion-Yahoo a fait grand bruit, il tient à rappeler que les start-ups européennes ont du mal à lever des fonds comme elles le peuvent aux États-Unis. Il faut donc inciter grandement les Français à investir dans leurs entreprises plutôt que d’épargner.

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François Bieber

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Récession : et maintenant que fait-on ?

Actu Business, Entrepreneurs, le Live

16 mai 2013

C’est confirmé, La France est entré en récession. Il va donc falloir nous retrousser les manches pour retrouver la croissance et l’emploi.

Assises de l’entrepreneuriat, G20 des entrepreneurs ou encore élection prochaine du nouveau président du Medef : ca bouge dans le monde des entrepreneurs ! Des promesses de François Hollande aux propositions des patrons, nous vous proposons un tour d’horizon de l’actualité.

Notre invité du jour est, François Bieber : PDG du groupe Kwanko, entreprise d’avenir 2011 et sherpa de la délégation française au G20 des entrepreneurs.  François Bieber est donc aujourd’hui avec nous pour 30 min afin de discuter de l’actualité de nos entrepreneurs.

François Bieber pense qu’il faut adapter notre système à l’International

Selon lui la France s’est arrêtée, elle s’est figée dans ses acquis alors que le monde continue d’évoluer. Si la France est en crise c’est que notre pays a peur du risque, il faut inciter au gout du risque « cela va nous permettre d’avancer, de faire évoluer notre système ».  Il faudra également  faire confiance à nos PME françaises.

Enfin selon notre invité, le nouveau président du MEDEF devra faire un vrai travail de fond et avoir la conviction et la fermeté pour mener à bien sa mission.

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Hervé lambel, candidat à la présidence du Medef

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Primaires MEDEF : Hervé Lambel développe ses propositions pour les entreprises

Actu Business, Entrepreneurs, le Live

27 avril 2013

Hervé lambel, candidat à la présidence du Medef

Hervé Lambel, candidat à la présidence du Medef

Ça bouge plus que jamais au MEDEF, avec une Laurence Parisot toujours en action, et du nouveau du côté des candidats à l’élection. Après Jean-Claude Volot, qui s’est désisté pour soutenir Pierre Gattaz, après Thibault Lanxade qui vient d’annoncer l’obtention des 50 signatures nécessaires pour valider sa candidature, Widoobiz reçoit sur son plateau un autre candidat au poste de Patron des Patrons.

Notre invité du jour donc, est marié, père de deux filles, il a 48 ans, est investisseur dans le secteur du numérique, chef d’entreprise dans le secteur de la production audiovisuelle et président de l’organisation patronale, le Cerf. Le 28 août 2012, il se lance dans la course à la Présidence du Medef.

Hervé Lambel est notre invité pour 30 min et en direct afin de présenter son projet pour vous, les entrepreneurs.

Bilan de Laurence Parisot : mitigé avec des plus et des moins

30 minutes pour faire le bilan de Laurence Parisot à la tête du MEDEF notamment. Il reconnait d’abord le courage de celle qui a conduit le MEDEF pendant huit ans avant de relever les points sur lesquels il aurait souhaité que la Patronne des Patrons aille plus loin.

Aujourd’hui, il salue son implication pour ne pas laisser vacant la présidence en attendant l’élection.

Hervé Lambel : le « petit candidat » qui a déjà du bagage

Si les médias le présente presque toujours comme le « petit candidat inconnu », il rappelle sont implication de longue date en faveur des entrepreneurs et des entreprises. Lui qui est passé par la CGPME avant de créer le Cerf et de concourir à la tête du Medef, est un habitué du syndicalisme patronal. Et ses propositions il les veut concrète et pragmatique.

Son programme, intitulé « le nécessaire Big Bang patronal », appelle plus au renouveau qu’à la destruction. Et du renouveau, il en veut pour la représentation patronal. Il répète ainsi à chaque sortie dans les médias que « 72 % des chefs d’entreprises estiment que les organisations patronales défendent mal les intérêts des entreprises ».

Pour la suppression de la TVA inter-entreprises et un ISF dédié aux PME

Sur l’antenne de Widoobiz, Hervé Lambel rappelle notamment deux des propositions phares de son programme : la suppression de la TVA inter-entreprises et des changements sur l’ISF, qui serviraient alors de financement pour les PME.

Comme à chaque émission, il dresse le portrait, en quelques mots de chacun des candidats encore en course pour la présidence du MEDEF : Thibault Lanxade, Pierre Gattaz, Geoffroy Roux de Bézieux et Patrick Bernasconi.

 

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De l’optimisation à la fraude fiscale : attention les patrons !

Actu Business, Entrepreneurs, le Live

18 avril 2013

Sans transition ou presque, le débat public est passé de la fraude fiscale, avec l’affaire Cahuzac, aux paradis fiscaux et à l’optimisation fiscale, qui elle, reste aujourd’hui parfaitement légale. Avec l’arrivée des feuilles d’impôts dans nos boites aux lettres, on apprend que la tentation d’optimiser son patrimoine est présente dans l’esprit de nombres de citoyens et d’entrepreneurs. De quoi parle-t-on ? Quelle est la réalité de la situation ? Comment ne pas franchir la ligne rouge ?

En parallèle, une étude commanditée par la Fédération française des Télécoms, ou FFT, sur les schémas d’optimisation fiscale, révèle que les géants du Web que sont Google, Apple, Facebook, Amazon, ou encore Microsoft, entreprises également appelées OTT, ont payé 37,5M€ d’IS en France, soit 22 fois moins que ce qu’ils auraient payé si leurs activités de production étaient localisées et taxées en France.

Pour faire le point sur les rouages de la fiscalité internationale, direction Londres, où nous retrouvons Fréderic Rousselet, conseiller fiscal chez Bethel Finance, spécialiste en optimisation fiscale, basée à Londres, mais aussi à Hong-Kong, en Suisse au Luxembourg, mais pas en France. En trente minutes, il précise la différence entre optimisation et fraude fiscale et explique les montages financiers utilisés en toute légalité.

Optimisation fiscale : l’entrepreneur type, les principales options

Pour faciliter la compréhension des entrepreneurs, il insiste sur les pratiques à éviter pour rester dans la légalité. Par exemple, on ne peut pas créer son entreprise à l’étranger, acheter des produits à paris, les vendre à Marseille et pas payer la TVA. Cas pratiques à l’appui, il tente de faire comprendre ce qui légal et ce qui ne l’est pas. Il dresse aussi les principaux profils d’expatriés fiscaux, plus nombreux qu’avant aux vues de son activité.

Il revient aussi sur les dispositifs d’optimisation fiscale utilisés par les entreprises étrangères comme françaises. Il ne voit donc pas de concurrence déloyale lorsque les géants du web, cités par l’étude commanditée par la FFT, utilisent les mécanismes visant à limiter l’impôt à payer, en France notamment.

D’après lui, le seul impôt intelligent est la TVA, qui permet à chaque pays de taxer les transactions effectuées sur son territoire. Une piste de réflexion pour ceux qui nous gouvernent ?

 

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Thibault Lanxade, candidat à la présidence du MEDEF

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Primaires du MEDEF : Thibault Lanxade expose son projet, sa vision

À la une, Actu Business, Entrepreneurs, le Live

11 avril 2013

Notre invité du jour est un ancien élève de l’École supérieure de commerce de Paris. Après une carrière chez Shell, Europe Restauration, puis Butagaz, il devient PDG de Gazinox. En 2008, il est happé par les sirènes de l’entrepreneuriat et fonde Aquoba.

Il prône un débat au MEDEF pour les élections de 2010 auxquelles il ne se présentera finalement pas. Cette année, il souhaite porter jusqu’au bout son projet intitulé Entreprendre ensemble. Thibault Lanxade est donc avec nous pour 30 min afin de présenter son projet pour vous, les entrepreneurs.

Le MEDEF doit redevenir la maison des entrepreneurs

Sur le bilan de Laurence Parisot, il reconnait de grandes avancées et un bon bilan social et sociétal. Il ne s’inscrit donc pas dans la rupture, contrairement à Jean-Claude Volot.
Lui qui a travaillé avec elle sur le Small Business Act, rappelle tout de même que « 8 ans c’est long », et estime qu’une « réoxygénation est nécessaire » et que « le MEDEF doit redevenir la maison des entrepreneurs ».

Thibault Lanxade revient sur les raisons qui l’ont poussé à ne pas se présenter lors de la dernière élection. Il estime avoir été « plutôt entendu à l’époque », excepté peut-être sur la question des statuts. Des statuts que Laurence Parisot a souhaité faire évoluer, ce qui l’a incité à réagir sur le mode de l’humour, en mettant en place une cagnotte pour que Laurence Parisot prenne des vacances. Sur l’antenne de Widoobiz, il affirme en toute transparence, les yeux dans les yeux, que cette cagnotte n’a pas été placée en Suisse.

Thibault Lanxade s’exprime sur l’ANI, le statut auto-entrepreneur, les actions de groupe et Bernard Arnault

Notre invité se prête au jeu des questions d’actualité, avec notamment le vote de l’Accord national interprofessionnel par les députés. Un accord plutôt positif, mais qui concerne trop peu les PME. Il commente aussi le projet Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, qui a annoncé vouloir limiter dans le temps le régime pour les personnes dont c’est l’activité principale. Sur ce point il dit comprendre les artisans qui se plaignent de concurrence déloyale. Alors que Benoit Hamon travaille sur un projet de loi visant à permettre aux consommateurs de se regrouper pour attaquer une entreprise en justice, et si il se dit satisfait en tant que consommateur, il note tout de même que des dérives sont possibles.

Pas de regroupement avec les candidats Roux de Bezieux, Gattaz, Volot pour le moment

Rappelez-vous, la semaine dernière, Jean-Claude Volot évoquait sur Widoobiz un regroupement possible entre certains des candidats. Pour Thibault Lanxade, il est encore un peu tôt. Les différentes positions devant déjà être mises sur la table. Il déclare en tout cas souhaiter que tous les candidats se regroupent pour soutenir le futur président du Medef une fois celui-ci élu.

Il s’exprime tout de même sur chacun des candidats : Hervé Lambel avec des propos « intéressants » ; « détermination export » pour Jean Claude Volot ; « vision et stratégie » pour Pierre Gattaz ; Geoffroy Roux de Bézieux qualifié d’ « entrepreneur de talent » ; Patrick Bernasconi qu’il reconnait être « un négociateur hors pair », Frédéric Saint-Geours chez qui il voit « une vision très forte sur l’industrie ». Quand on lui demande un mot sur Thibault Lanxade, celui-ci se qualifie de rassembleur.

Sur le profil type que doit avoir le futur patron des patrons, il rappelle qu’avant « on élisait un porte-parole, aujourd’hui on cherche quelqu’un qui puisse s’exprimer sur le fond ». Sur le fond il s’exprime, et vous pouvez l’entendre dans le podcast de l’émission.

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Jean-Claude Volot, candidat à la présidence du MEDEF

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Élections du MEDEF : Jean-Claude Volot expose son programme pour les entreprises

À la une, Actu Business, Entrepreneurs, le Live

4 avril 2013

Jean-Claude Volot, candidat à la présidence du MEDEF

C’est confirmé depuis tout juste une semaine, Laurence Parisot ne pourra pas se représenter à la tête du Medef. Pour la remplacer, sept candidats sont en lice. Widoobiz vous propose de suivre ces élections et ça commence tout de suite dans votre émission.

Notre invité du jour, vous le connaissez très probablement : ancien médiateur national des relations inter-entreprises, ancien président de l’APCE, il a repris et fusionné 24 entreprises et dirige le groupe Dédienne. Jean-Claude Volot est donc aujourd’hui avec nous pour 30 min afin de présenter son projet pour vous, les entrepreneurs.

Jean Claude Volot souhaite s’inscrire dans la rupture avec le mandat de Laurence Parisot

Lorsqu’on demande à Jean-Claude Volot s’il s’inscrira dans la continuité ou la rupture, il est clair : « ce sera la rupture ». S’il trouve à Laurence Parisot bien des qualités avec une présidence marquée selon lui par une bouffée d’air à ses débuts. , il regrette que « les questions et propositions liées au développement des entreprises aient été négligées » pendant sa présidence.

Sur le dernier succès marquant de Laurence Parisot, la signature de l’accord sur la compétitivité et l’emploi, il inscrit sur le bulletin de notes : « 8/20 peut mieux faire ». Avec un Jean-Claude Volot président du Medef, il imagine pouvoir trouver des accords avec les syndicats non-signataires tels que FO ou la CGT. Un accord qu’il qualifie tout de même de bon début.

Selon lui, l’image des entrepreneurs s’est dégradée ces huit dernières années. « En Allemagne, les entrepreneurs sont des héros, aux États-Unis ce sont des stars, en France, ce sont des voyous », résume-t-il.

Jean-Claude Volot : « il ne faut pas aider les entreprises ».

« Aider les entreprises fait qu’elles se sont mises au fil du temps en position de demandeuses. Les entreprises qui réussissent ne demandent rien » rappelle-t-il. Un avis qui va dans le sens de son avis sur la Banque Publique d’Investissement : « un bastringue »!

Son projet pour les entreprises, il le résume en trois points : le développement des entreprises, via le conseil et l’analyse stratégique ; le changement de la nature de la relation dans les entreprises ; la fiscalité attachée aux chefs d’entreprises.

Vers une équipe collégiale à la tête du Medef : Volot, Gattaz, Roux de Bezieux, Lanxade.

Dans l’intérêt des entreprises de France, il souhaite que les sept candidats déclarés à présidence du Medef s’engagent à se réunir à la fin de la campagne. Il remarque tout de même que Pierre Gattaz, Geoffroy Roux de Bézieux et Thibault Lanxade, veulent vraiment une équipe à la tête du Medef, avec des vices-présidents, supprimés sous le mandat de Laurence Parisot.

Découvrez l’ensemble de ses proposions dans le podcast de l’émission.

 

 

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Jérôme Lascombe Dirigeant de Public System Hopscotch

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Salaires des patrons : après la Suisse, fini les français milliardaires

Actu Business, Entrepreneurs, le Live

5 mars 2013

Les Suisses l’ont décidé, les salaires de leurs grands patrons seront bientôt limités. Notre Premier Ministre Jean-Marc Ayrault s’est à ce propos déclaré : cette initiative populaire Suisse, il compte bien s’en inspirer. Pendant ce temps, le magazine Forbes publie le classement mondial des milliardaires, toujours plus nombreux.

« Il ne faut pas confondre les entrepreneurs et les patrons managers »

Les rémunérations excessives sont elles nombreuses ? Faut-il limiter les rémunérations des dirigeants et chefs d’entreprises ? Quelles en seraient les conséquences ? Autant de questions que nous avons posées à notre invité du jour, Jérôme Lascombe, dirigeant de Public Systeme Hopscotch et business angel.

Selon lui, il est primordial de faire la différence entre les entrepreneurs à l’origine de l’entreprise et les patrons salariés qu’il qualifie de « managers qui ne prennent comme risque que celui de perdre leur emploi, contrairement aux entrepreneurs qui risquent leur propre argent ».

« Il y a eu des abus » confesse-t-il : « quand on est patron d’une entreprise qui périclite, qu’on touche des millions d’euros d’indemnités alors qu’on vient de virer des centaines de collaborateurs, il y a un problème d’éthique.

En d’autres termes, plutôt que de limiter les rémunérations des chefs d’entreprises en soit, il faut prendre en compte la notion de mérite. Ainsi, l’entrepreneur qui développe considérablement l’entreprise et donc l’emploi doit pouvoir toucher une rémunération conséquente.

« La méconnaissance des hommes politiques en matière de création d’entreprises est considérable »

Le gouvernement a récemment alourdi la taxation des parachutes dorés et des retraites chapeaux. Hier, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a déclaré vouloir s’inspirer de l’initiative suisse. Un mouvement que l’on peut observer dans de nombreux autres pays européens. Attention tout de même à éviter de donner le sentiment aux patrons qu’on les montre encore du doigt, comme à l’époque du mouvement des Pigeons.

Pour Jérôme Lascombe, une telle mesure « limite moins la vocation d’entrepreneur à créer leur entreprise, que leur capacité à réunir des fonds pour la financer ». Il ajoute que cela « témoigne d’une méconnaissance considérable des hommes politiques en matière de création d’entreprises ».

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Philippe Lewi SCOP Industrie

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Goodyear : les SCOP peuvent-elles sauver nos entreprises ?

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27 février 2013

L’actualité se poursuit sur les chapeaux de roues pour l’usine Goodyear d’Amiens-Nord. Après l’annonce de la fermeture de l’usine, après la polémique et le bras de fer par lettres interposées entre le patron de Titan et le Ministre Arnaud Montebourg , voici venu le temps des SCOP. Par la voix de son avocat, le syndicat CGT annonçait ce matin que les salariés envisagent de reprendre l’entreprise en Société Coopérative et Participative.

Pour évoquer cette actualité, nous recevons sur le plateau de Widoobiz, Philippe Lewi, Délégué Général à la Fédération des SCOP de l’industrie.

« Il faut que les salariés de Goodyear viennent avec un projet ! »

« La reprise d’une entreprise en SCOP est applicable à n’importe quel secteur d’activité pour une entreprise en difficulté » rassure Philippe Lewi. Il nuance tout de même ses propos en rappelant que pour lancer une SCOP, il faut avant tout avoir un projet. Aujourd’hui, la CGT, syndicat majoritaire de Goodyear, évoque l’idée, reste à démonter que le projet qui suivra l’idée puisse être pérenne. « Pour que l’entreprise soit viable, il faut un produit, des compétences et des débouchés ! « .

Sont-ils pour autant les seuls à décider de l’avenir du site ? L’entreprise Goodyear peut-elle freiner le projet de reprise de l’usine en SCOP ? Peut-elle trouver un intérêt à une telle solution ? « De nombreuses questions juridiques » se posent explique Philippe Lewi.

Quand on est entrepreneur, on travaille plus de trois heures par jour!

Créer une SCOP, c’est avoir une âme d’entrepreneur. Car les salariés doivent détenir au moins 51% du capital de l’entreprise et donc définir ensemble une direction pour l’entreprise. Une volonté de participation et d’implication d’entrepreneur qui, quoi qu’en dise Maurice Taylor Jr, le patron de Titan, montre bien qu’ils n’envisagent pas de travailler trois heures par jours.

Philippe Lewi rappelle l’importance d’un changement de posture lorsque des salariés reprennent leurs entreprises en SCOP. Il profite de l’occasion pour rappeler les avantages et les limites des SCOP. Il revient également sur les démarches que devront entreprendre les salariés de l’usine de pneus pour lancer une SCOP, et ajoute qu’il existe des aides financières et un accompagnement dans ces démarches.

« Benoît Hamon est motivé sur le projet de loi et sur l’accompagnement des entreprises ».

En coulisse, les pouvoirs publics semblent extrêmement attentifs à l’amélioration et au développement du statut de SCOP qui apparaît comme une solution à de nombreuses faillites d’entreprises. Les rapporteurs du Conseil Économique Social et Environnemental proposent de créer un statut transitoire de « Scop d’amorçage » pour limiter les difficultés de financement des projets de SCOP en permettant à des actionnaires extérieurs d’investir sur l’entreprise. Actuellement, les actionnaires salariés qui quittent l’entreprise ne peuvent réaliser de plus-value. Qu’en sera-t-il de ces futurs actionnaires appelé à miser sur le développement de la SCOP ?

D’autres réflexions sont en cours pour étendre les SCOP en France. Notamment avec le droit d’information et le droit préférentiel lors d’une reprise au tribunal du commerce qui permettrait, à offres égales, de favoriser la reprise de l’entreprise par ses salariés. Pour Philippe Lewi, le ministre Benoît Hamon est très impliqué et motivé par ses sujets.

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Jean-Baptiste de Bellescize, entrepreneur, spécialisé en communication de crise et Membre du Comité stratégique au sein Wellcom, et Maitre Jean-Paul MONTENOT, avocat au barreau de Paris et dirigeant du cabinet Montenot,

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Affaire de la viande de cheval : les entreprises concernées !

Actu Business, Entrepreneurs, le Live

20 février 2013

Jean-Baptiste de Bellescize, entrepreneur, spécialisé en communication de crise et Membre du Comité stratégique au sein Wellcom, et Maitre Jean-Paul MONTENOT, avocat au barreau de Paris et dirigeant du cabinet Montenot,

Jean-Baptiste de Bellescize, entrepreneur, spécialisé en communication de crise et Membre du Comité stratégique au sein Wellcom, et Maitre Jean-Paul MONTENOT, avocat au barreau de Paris et dirigeant du cabinet Montenot,

Tout comme le rôti, la vie d’une entreprise ne tient parfois qu’à un fil. C’est le cas de Spanghero, entreprise accusée de tromperie et de fraude dans l’affaire dite de la viande de cheval. Alors que près de 300 emplois étaient menacés, l’entreprise vient de retrouver son agrément lui permettant d’exercer ses activités.

Accusation d’un ministre, communication de crise, recours juridique, menace sur l’activité et l’emploi : voilà le menu du jour estampillé comme toujours 100% entrepreneurs !

Le coupable médiatique n’est pas toujours le coupable juridique.

Selon que l’on se place dans la peau d’un expert de l’opinion publique ou celle d’un avocat, on n’observe pas une même situation de façon identique. Alors que la culpabilité de Spanghero n’est pas encore établie par la justice, l’entreprise est déjà jugée sur la scène médiatique. Une scène médiatique qui mélange tout selon l’avocat présent sur le plateau, confondant volontairement ou non une affaire de fraude avec un scandale sanitaire.

En déclarant « il y a eu tricherie, il y a eu tromperie, il y a eu fraude », et en rétablissant l’agrément permettant à l’entreprise de reprendre en partie ses activités, le Ministre Stéphane Le Foll, semble donc rappeler qu’il s’agit bien d’une affaire de fraude. Pouvait-il cependant prendre de telles positions en tant que ministre ?

Jean-Paul MONTENOT, avocat au barreau de Paris et dirigeant du cabinet Montenot, ne voit pas « ce que vient faire un ministre dans une affaire de fraude » qui prend position face à une entreprise qui ne représente aucun risque sanitaire et qui devrait pourtant bénéficier de la présomption d’innocence. Pour Jean-Baptiste de Bellescize, spécialisé en communication de crise et Membre du Comité stratégique au sein de l’agence Wellcom, il faut prendre conscience de la dimension européenne de cette crise. « Le ministre s’est retrouvé dans une situation diplomatique complexe » l’obligeant à prendre position rapidement pour « ne pas prêter le flanc à la critique.

« La préservation des emplois chez Spanghero est une illusion, une utopie ! »

Que la culpabilité de l’entreprise Spanghero soit avérée ou non, le lien de confiance est brisé. Et si elle ne distribue pas directement ses propres marques au grand public, il est fort à parier que les directeurs achat de ses clients actuels risquent d’y réfléchir à deux fois avant de passer commande. Il faudra donc du temps à l’entreprise pour retrouver ses parts de marché actuelles. Jean-Baptiste de Bellescize,estime donc que la préservation des 300 emplois chez Spanghero, mis sur le devant de la scène médiatique par les syndicats de l’entreprise, est une illusion, une utopie.

Il dresse également un constat sévère sur la stratégie de communication adoptée par l’entreprise. « La direction de cette société a pris tellement de mauvaises décisions dans les derniers jours que l’on peut se poser légitimement la question de savoir s’ils étaient au courant » ajoute-t-il. D’autres décisions auraient peut-être fait perdre beaucoup d’argent à l’entreprise, mais auraient permis de limiter la perte de confiance aux yeux de ses clients et du grand public.

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Patrick Privat secrétaire confédéral chargé de la formation syndicale à FO et Olivier Costes ancien conseiller pour les affaires industrielles pour Lionel Jospin et désormais entrepreneurs avec VidéoDesk

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L’accord patronat syndicat encore en période d’essai !

Actu Business, Entrepreneurs, le Live

13 février 2013

Le 11 janvier dernier, patronat et syndicats trouvaient un terrain d’entente et signaient un accord pour l’emploi. Depuis, certaines craintes ont été émises du côté du patronat quant à la rerédaction de l’accord. Craintes finalement dissipées hier par Laurence Parisot à la lecture du projet de loi. De leur côté, les syndicats non-signataires se mobilisent, se regroupent et appellent désormais à manifester le 5 mars 2013.

Pour aborder ce sujet nous recevons sur le plateau de Widoobiz Patrick Privat, secrétaire confédéral chargé de la formation syndicale à Force Ouvrière, et Olivier Coste, ancien conseiller de Lionel Jospin pour les affaires industrielles, ancien cadre dirigeant chez Alcatel, et désormais entrepreneurs avec VidéoDesk.

Patrick Privat secrétaire confédéral chargé de la formation syndicale à FO et Olivier Costes ancien conseiller pour les affaires industrielles pour Lionel Jospin et désormais entrepreneurs avec VidéoDesk

Patrick Privat secrétaire confédéral chargé de la formation syndicale à FO et Olivier Costes ancien conseiller pour les affaires industrielles pour Lionel Jospin et désormais entrepreneurs avec VidéoDesk

L’accord patronat syndicats sur l’emploi : « un accord historique » pour certains « préhistorique » pour d’autres !

Pour Olivier Coste, « cet accord a une capacité à redonner de la dynamique au pays » sur le fond mais aussi sur la forme. Si « l’accord patronat syndicat est une bonne chose » pour Olivier Coste, le débat parlementaire va déterminer la transcription exacte ou non de l’accord et les syndicats FO et CGT entendent bien faire reculer le gouvernement ou, à minima, infléchir certains des projets qu’il contient. D’où l’importance pour eux de mobiliser un maximum de citoyens et de salariés dans la rue lors des manifestations du 5 mars. Le gouvernement Ayrault reculera-t-il alors que François Hollande souhaite montrer que sa méthode est la bonne ?

Si les syndicats sont diviser sur le sujet, les signataires estimant que la situation de la crise était telle qu’il fallait agir, Patrick Privat de FO observe que même au sein du patronat les divergences sont malgré tout réelles, notamment sur les complémentaires santé. Il s’étonne ainsi de la réaction de l’UPA sur ce point.

Licencier plus pour embaucher plus : le débat.

Le vrai débat repose semble-t-il sur la question de la flexibilité et de sa capacité à un insuffler un dynamisme suffisant pour inciter les entreprises à créer plus d’emplois. Pour Patrick Privat, c’est une chimère de toujours « vielle comme le patronat ». Aujourd’hui,  » la seule variable d’ajustement c’est la masse salariale » explique-t-il. Selon lui, les entreprises devraient plutôt se concentrer sur l’innovation.

Olivier Coste note quant à lui que la rigidité du Code du travail n’incite pas les entreprises à recruter, même lorsqu’elles sont en pleine croissance. Il évoque notamment son expérience chez Alcatel Lucent. Même avec de belles innovations en cours à l’époque, « ce n’était pas raisonnable d’investir en France, car c’était trop lent de réagir en cas d’échec d’un projet ». Il explique d’ailleurs qu’on lui « interdisait de recruter des ingénieurs ». Dans son entreprise actuelle qui recrute déjà 15 personnes après seulement un an d’existence, il freine au maximum l’embauche de salariés ». « Je serais beaucoup plus à l’aise pour embaucher si je savais que dans un an ou deux je pourrais réduire mes effectifs facilement ».

Autant dire que ce débat à tout l’air de celui sur l’oeuf et la poule. Quoi qu’il en soit, tous espèrent la croissance et l’emploi et s’ils reviennent il est certain qu’ils chanteront tous « cocorico » !

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google chine

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Google contre la Chine : la guerre économique est déclarée !

Actu Business, Entrepreneurs, le Live

5 février 2013

Médias américains espionnés, Twitter attaqué, Google énervé, ça y est la guerre économique est ouvertement déclarée. Pour Eric Schmidt, patron de Google, la Chine est donc le pays étranger espion ou hacker le plus sophistiqué au monde. En filigrane la question est donc posée : comment se protéger face à la cybercriminalité et l’espionnage industriel ?

Jean-François Bianchi, Consultant en communication d’influence, et professeur associé à l’Ecole de Guerre Economique, ainsi que Pierre Picquart, Docteur en Géopolitique à l’Université de Paris-VIII, et « Consultant – Spécialiste » sur la Chine , s’arrête sur le plateau de Widoobiz pour aborder les questions d’intelligence économique et d’espionnage industriel.

Vers un partenariat entre Google et Facebook face à la Chine

Qu’est-ce qui a poussé le patron de Google à tenir de tel propos vis-à-vis de la Chine ? L’entreprise Google, aussi importante soit-elle, peut elle faire plier le géant économique qu’est la chine ?

Une chose est sure, les propos d’Eric Schmidt entrent dans une stratégie plus globale d’influence. Pour Jean-François Bianchi « il s’agit pour le patron de Google d’une possibilité de se faire entendre ou de se faire aider ». En d’autres termes ses attaques sont bien évidemment calculées et visent à faire entendre les arguments du géant du web face au géant économique chinois. Il y voit même un appel aux autres acteurs du web américains pour faire front face aux intérêts chinois. Qui aurait pu imaginer un partenariat entre Facebook et Google ? Parfois, nécessité fait loi.

Espionnage industriel : nous ne sommes pas naïfs !

S’il ne fait aucun doute pour nos experts que la Chine utilise des techniques d’espionnage industriel, il relève que ce pays est loin d’être le seul. « Tous les États cherchent à préserver leurs intérêts et gagner des avantages concurrentiels vis-à-vis des autres pays ».

Pierre Picard estime même que « la Chine n’est pas le pays du monde qui fait le plus de renseignements » estime Pierre Picard. Jean-François Bianchi ajoute que « la Chine n’est pas un cas particulier sur le marché du renseignement et qu’elle vit une période de développement qui exige des moyens particuliers ». En d’autres termes, la Chine, avant de respecter les mêmes règles que la majorité des États, tenterait de prendre un maximum d’avance ou de combler au mieux certains retards technologiques.

Entreprises : la culture du mot de passe ne suffit pas

Si l’on comprend évidemment que les États aient recours à l’espionnage pour protéger leurs intérêts physiques et militaires, l’espionnage des entreprises pose d’autres questions.

Celles-ci manqueraient de culture de la sécurité des données. Nombre de cadres et dirigeants transportent des données essentielles sur leurs ordinateurs portables non protégés par un mot de passe. Un voyage en train, un arrêt au wagon restaurant, et ces données sont parfois dérobées. « Si vous laissez un coffre-fort ouvert dans la rue, les gens se serviront ! » estime Pierre Picard.

Pourtant, un ordinateur, même protégé par un mot de passe n’est pas à l’abri du vol de données. « N’ayons pas la naïveté de croire que nos mots de passe, quelles que soient leurs complexités, résistent très longtemps à une attaque de pirates informatiques » tient à rappeler Jean-François Bianchi. Il ajoute qu’au-delà « de la clé de la serrure, il faut réfléchir à ce qu’on met dans le coffre ».

En fin d’émission nos deux invités abordent également le sujet du transfert de techonlogies vous livrent d’autres conseils pratiques pour protéger vos données. Parfois la simplicité, avec par exemple des informations rédigées sur papier, est la meilleure des protections. Rappelez-vous, la plume est plus sure que la donnée.

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Avec Stéphane Corbin, Porte-parole pour la fédération LGBT et Rémi Calmon directeur exécutif du SNEG Syndicat National des Entreprises Gaies,

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Mariage Gay : le débat s’invite dans les entreprises françaises

À la une, Actu Business, Entrepreneurs, le Live

29 janvier 2013

Avec Stéphane Corbin, Porte-parole pour la fédération LGBT et Rémi Calmon directeur exécutif du SNEG Syndicat National des Entreprises Gaies,

Ce 27 janvier, de 120 000 à 400 000 personnes ont défilé dans Paris en faveur du Mariage pour tous. Ils faisaient ainsi échos aux manifestants du 13 janvier contre le mariage gay. Les débats eux, se poursuivent au parlement, le soir en famille, ou entre amis, et s’invitent sur nos lieux de travail pour prolonger les pauses café.  En filigrane la question est donc posée : quelle est la place de l’homosexualité dans nos entreprises ?

Pour aborder ces questions nous recevions sur le plateau Rémi Calmon directeur exécutif du SNEG, le Syndicat National des Entreprises Gaies, et Stéphane Corbin, Porte-parole pour la fédération LGBT. Dans la rue, les pros et les anti mariage gay peuvent choisir les manifestations auxquelles ils participent. Dans l’entreprise les collaborateurs se côtoient inévitablement. les tensions vives liées à ce débat clivant doivent pourtant être apaisées par les dirigeants d’entreprises qui risquent à voir les débats déraper.

L’homophobie progresse en France

En trame de fond de ce débat qui s’invite en entreprise, la question de l’homophobie en France et ses conséquences dans l’entreprise se pose. Si « l’homophobie est en progression en France », cette évolution s’explique en partie par une facilité accrue de témoigner et de ne pas laisser passer les actes ou injures homophobes.  Nos invités reviennent sur les actes visant parfois les homosexuels en entreprise : salaires inférieurs à compétences égales, injures directes, mise au placard ou encore violences physiques.

Quid de la responsabilité du patron en cas d’actes avérés d’homophobie par lui même ou par l’un de ses salariés ?

Mariage homosexuel : vers des coming-outs forcés

Est-ce conseillé de faire son coming-out dans l’entreprise ? Sur ce point, nos invités sont mitigés. Il n’y aurait « pas de bonne ou mauvaise façon de faire » d’ailleurs. Cela dit, avec le vote attendu du « mariage pour tous », on peut s’attendre à des coming out forcés. Stéphane Corbin, porte-parole pour la fédération LGBT, les entreprises des salariés concernées seront informées du nouveau statut marital du collaborateur, et ce même si celui-ci n’a pas dévoilé ouvertement son homosexualité.

« Le lobby gay n’existe pas »

Nous ne pouvions faire l’impasse sur Widoobiz des questions liées aux patrons gay. Sachant que le chef d’entreprise n’a pas de supérieur hiérarchique, est-ce plus facile d’affirmer son homosexualité en tant que patron ? Les patrons gays s’investissent-ils particulièrement dans le débat ? Font-ils partie du lobby gay dont on entend tant parler ? Sur ce point encore, nos invités se retrouvent et l’affirment : « le lobby gay n’existe pas ».

 

 

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