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Le Contrat à Durée Déterminée pour les intérimaires

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Emploi : les intérimaires passent aux CDI

Actu Business, Actualités

12 juillet 2013

Après cinq mois de dur labeur, trois syndicats ont trouvé un accord avec le patronat pour ouvrir le CDI aux intérimaires.

Le Contrat à Durée Déterminée pour les intérimaires

Le Contrat à Durée Déterminée pour les intérimaires

Le contrat rêvé pourrait toucher les intérimaires. Jeudi 11 juillet, la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC et le patronat se sont réunis autour d’un accord concernant l’ouverture des contrats à durée indéterminée pour une – petite – partie des intérimaires.

Celle-ci devrait concerner tout au plus 5 % des quelques 500.000 équivalents temps plein dénombré depuis 2013. Soit 0.33 % des 6 millions de personnes qui passeront à ce type de contrat d’ici à 2016. Les agences intérim, représentées par la structure patronale, Prim’emploi, se sont préposées à ce que 20.000 salariés soient concernés par ce nouvel engagement dans les trois prochaines années.

La CFDT considère que « les objectifs de sécurisation sont remplis » à « une période [pourtant] difficile pour l’emploi » sachant qu’un « fond de sécurisation des parcours » sera également créé. Il s’agit d’une « garantie minimale mensuelle de rémunération » lors des longues périodes non travaillées. Le financement de ce système viendra de la suppression de l’indemnité de fin de mission de 10%.

Les Forces Ouvrières aux aguets

En revanche, pour le syndicat FO, le compte n’y est pas. Le syndicat estime que les contrats proposés est « au rabais », « précaire », et, pire que tout, fera perdre de l’argent aux personnes qui accepteront cette offre.

A leurs yeux, les seuls grands gagnants sont les agences d’intérims. La signature de cet accord leur garantit une échappatoire aux renchérissements des cotisations chômage, prévus pour les contrats courts, par la loi.

Cet accord n’a néanmoins pas encore fait l’objet d’un arrêté du ministère du Travail. Ce sera à lui de juger si le Code du travail doit être chamboulé ou non. Une chose est sûre, notre vie n’en changera pas plus.

 Noëmie Beillon

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François Chérèque, prêt à abandonner certains acquis sociaux ?

Actualités

9 juillet 2012

Au matin de la grande conférence qui démarra aujourd’hui au conseil économique social et environnemental, le secrétaire général de la CFDT a voulu prouver son pragmatisme afin de préserver le plus d’emplois. Cependant, avec certaines conditions.

chereque conférence sociale

Voir la réalité en face. François Chérèque prouve encore une fois le pragmatisme de la CFDT en cette période difficile pour les salariés Français. Au lendemain d’un accord signé entre les syndicats CFDT et la direction d’Air France, le syndicaliste avoue au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV a abandonné certains acquis sociaux. Mais, précise-t-il « pour sauver l’entreprise » qui « perd 500 millions d’euros par semestre ».

Notamment sur l’organisation du temps de travail afin de « retrouver une certaine rentabilité ». Une décision qu’il qualifie de « courageuse ».  « Mais à une condition » ajoute-t-il cependant dans la foulée, qu’il n’y ait pas de « licenciement pendant les 3 ans du plan ». Car, si la situation d’Air France l’exigeait à ses yeux, d’autres entreprises ne pourront utiliser le prétexte de la crise.

« Impossible à écrire »

Doux en est un bel exemple.  « C’est un manque de stratégie de la part de la famille dirigeante » qui a privilégié le « bas de gamme » à la qualité. Résultat, « la concurrence fait aussi bien pour bien moins chère ». Même analyse pour les dirigeants des entreprises du secteur automobile, dont Peugeot et Renault qui n’ont pas vu « plus loin que le bout de leur nez ».

Pour  François Chérèque, les chefs d’entreprise n’ont pas anticipé l’avenir. De là à interdire les licenciements lorsque l’entreprise fait des bénéfices ? François Chérèque préfère ne pas franchir le pas. D’autant qu’il juge une telle loi « impossible à écrire ». En revanche, il souhaite instamment faire pression sur le MEDEF pour que les dirigeant se rémunèrent en fonction de leur réussite. Concrètement, « une part fixe plus faible » et donc une part variable plus conséquente. Autant dire que les négociations ont d’ors et déjà démarré.

Tancrède Blondé 

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