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Archive du mot-clé

Le CJD approuve l’idée de mettre l’entreprise au cœur de la cité

Université d'été du MEDEF 2014

5 septembre 2014

Avec nous pour la rentrée des entrepreneurs à l’Université d’été du MEDEF 2014, Richard Thiriet, Président du CJD National (Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprises). Il revient sur le discours d’ouverture de Manuel Valls et confie que le CJD est « content d’avoir enfin un message positif pour l’entrepreneur, un message qui place l’entreprise au cœur de la cité et donc une entreprise citoyenne ». Pour Richard Thiriet, c’est un message très fort et surtout un message de confiance pour les entrepreneurs qui créent l’emploi.

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Patrons ivres : Le CJD dément la version de la SNCF

Actu Business

20 juin 2014

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150 dirigeants d’entreprises éméchés du CJD auraient semé le trouble dans un TGV Bordeaux-Lille. Une version que dément formellement l’organisation patronale.

Des patrons ivres. D’après un article de la Nouvelle République.fr, 160 patrons du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprises (CJD) ont semé la pagaille hier dans un TGV reliant Bordeaux à Lille. Visiblement trop contents de se rendre à leur congrès national, les entrepreneurs sont partis de Bordeaux chargés de bouteilles d’alcools.

Survoltés, les entrepreneurs se sont réunis dans le wagon-bar du TGV. Une situation qui est vite devenue incontrôlable aux yeux des équipes SNCF. À tel point qu’ils ont demandé le renfort de la police en gare de Tours-Saint-Pierre-des-Corps pour les ramener à la raison. Et puis les dirigeants n’ayant pas pris le bon train, ces membres du CJD n’ont pu valider leurs billets. Résultat, une heure d’immobilisation pour le train.

Ils ont « Parlé, rigolé, et chanté des chants basques »

Une version que Christophe Praud, Président National du CJD France dément formellement. Déjà, ils se sont présentés avec des « billets bien valables », assure-t-il. « Deux wagons entiers avaient été réservés pour l’occasion. Le TGV ayant été supprimé à cause des grèves, la SNCF a conseillé aux voyageurs d’emprunter le suivant. Comme tous les usagers malheureux depuis 10 jours, ils sont donc montés dans un train déjà plein. 150 personnes ne pouvant stationner entre les wagons, ils se sont regroupés dans la voiture-restaurant ».

Christophe Praud ne dément pas cependant la bonne humeur du moment. Les membres du CJD « ont parlé, rigolé, chanté des chants basques », avoue-t-il sans honte. Le barman, qui – il est vrai – pouvait difficilement faire son travail dans un wagon totalement plein, a fermé son bar. De là à parler d’ivresse…

Était-ce nécessaire ?

Christophe Praud tient à affirmer « avec force qu’aucune personne n’était ivre. Ni les forces de l’ordre, ni la SNCF n’auraient autorisé des personnes ivres à reprendre le train. Tout le monde est bien reparti dans une ambiance conviviale ». Il regrette cependant « cet incident ainsi que la gêne occasionnée aux voyageurs.

Une décision que l’entrepreneur ne comprend toujours pas. « Les forces de l’ordre se sont elles-mêmes posé la question du pourquoi de cette intervention tant le climat et l’état d’esprit étaient bon enfant ». En tout cas une chose est sûre, si les entrepreneurs ne sont pas obligés de se réunir dans un wagon à cause d’une grève, le voyage sera beaucoup plus calme.

Tancrède Blondé et Nele Grizard

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Université d’été 2013 : nouveaux projets de financements des entreprises pour le CJD

Université du MEDEF 2013, Vie d'Entrepreneur

2 septembre 2013

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Christophe Praud

Le président François Hollande l’admet lui-même : l’entrepreneuriat est facteur de croissance et d’emplois. Une belle reconnaissance des acteurs qui jouent sur la scène économique, un rôle crucial au développement de l’entrepreneuriat. Le président de le CJD, Christophe Praud, est intervenu aux micros de Widoobiz pour présenter les projets de l’installation de dispositif. L’objectif étant la création de nouvelles conditions de financement pour les entrepreneurs. Un projet non sans difficulté, mais que le CJD va tenter de relever avec brio.

Deuxième jour de l’Université du Medef, toujours sur le campus de HEC à Jouy-en Josas. Widoobiz est bien évidemment au rendez-vous et va à la rencontre d’encore plus de participants, entrepreneurs et intervenants, présents à cet évènement.

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CJD 2012

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Entrepreneurs : méditez sur vos peurs

L'entrepreneur pratique, Les chroniques du CJD

18 juin 2013

CJD 2012Pour cette nouvelle chronique du CJD, on retrouve Richard Rossi, Président CJD pour la région lorraine. Il nous propose aujourd’hui une chronique au sujet de la peur.

Il explique que la peur est un sentiment inné. Il faut savoir l’exploiter, la surmonter, la développer positivement. Il faut travailler avec.

Pour en savoir plus sur la peur et notre aptitude naturelle à la surmonter, écoutez cette chronique de Richard Rossi.

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CJD 2012

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La gestion de l’émotion

L'entrepreneur pratique, Les chroniques du CJD

11 juin 2013

CJD 2012Nous sommes en compagnie de Denis Roset, Président Bourgogne région Franche Compté pour le Centre des Jeunes Dirigeants. On s’intéresse aujourd’hui à la gestion de l’émotion.

En cette période de crise et de doute, nous vivons à cent à l’heure mais nous ne sommes que des humains parfois rattrapés par nos émotions,  qu’elles viennent de problèmes techniques souvent également humains. Au CJD, un outil est disponible pour permettre de faire face à ses émotions. Son nom : le GAD, Groupe d’Aide à la Décision.

Dans cette nouvelle chronique, Denis Roset nous parle de ce groupe qu’il a lui même testé.

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CGT : vous avez dit dialogue social ?

Les chroniques du CJD, Vie d'entrepreneur

28 mai 2013

CJD

Une chronique un peu « coup de gueule » aujourd’hui sur Widoobiz avec Louis Xavier Forest, Président du CJD Champagne Ardennes.

Sur la question d’accord entre patronat et syndicat, il est évident que quelque chose n’est pas passé… Et cela concerne le dialogue social.

Louis Xavier Forest trouve regrettable que sur la question patronat syndicat, la CGT, un syndicat qui prône le dialogue social, n’était pas présent autour de la table pour parler avec les autres, faisant ainsi preuve de « déni de démocratie et refus de démocratie sociale ».

« Chacun a des points à défendre, une culture, une histoire également. Si on ne se met pas autour de la table pour éviter de confronter les idées, il est certain qu’on ne trouvera jamais de solutions. »

Louis Xavier Forest exprime son mécontentement et lève son chapeau à ceux qui osent avancer, qui osent trouver des solutions faire des petits pas pour que le dialogue social, en France, soit un dialogue efficace et qu’on ne soit plus « la caricature de l’affrontement social, tel que les autres pays peuvent nous regarder en souriant… »

 

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La définition du verbe « Entreprendre ».

L'entrepreneur pratique, Les chroniques du CJD

30 avril 2013

C’est le moment du billet d’humeur de Jérôme Lefèvre, vice-président du CJD, le Centre des Jeunes Dirigeants d’Entreprises, qui nous propose aujourd’hui sa définition du verbe « Entreprendre ».

Le dictionnaire Juniors d’un enfant de primaire renvoie une image négative de l’Entreprise qui ne reflète qu’un univers de difficultés et pire encore de conflits…

Jérôme Lefèvre tend à redonner un vrai sens à ces mots, trop souvent mal interprétés.

Dans ce podcast, il démontre pourquoi « ces mots ne sont pas de maux mais des biens pour nos enfants ».

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Christophe Praud : « Le CJD restera toujours très proche des jeunes »

100 000 entrepreneurs

18 juin 2012

De : Tancrède Blondé

Propos recueillis à l’occasion des évènements de 100 000 entrepreneurs :

« Allez chercher la vraie richesse, qui se trouve dans les très petites entreprises et les PME ». Ce message adressé aux jeunes, vient de Christophe Praud, le nouveau président du CJD (Centre des Jeunes Dirigeants). Il était présent à l’événement anniversaire de l’association 100 000 entrepreneurs. Christophe Praud s’est exprimé au micro de Tancrède Blondé, sur la proximité entre le CJD et les lycéens et collégiens.

Quelques mots sur 100 000 Entrepreneurs qui fête donc ses 5 ans. Cette association s’est donné pour mission de « transmettre la culture d’entreprendre ». Elle organise des rencontres entre créateurs d’entreprises et jeunes de collèges et lycées, pour les sensibiliser à l’entrepreneuriat.

 

 

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Zakaria Fahim fait le bilan du 1er Hub Africa

Hub Africa

13 avril 2012

De : Tancrède Blondé

Depuis le HUB Africa, salon des entrepreneurs et des entreprises d’Afrique, à Casablanca

Zakaria Fahim, président du CJD international et à la source de ce premier Hub Africa, fait le bilan de ce premier salon dédiée aux entrepreneurs et aux entreprises d’Afrique.

Très heureux du succès de ce premier salon, Zakaria Fahim revient sur les budgets obtenus pour la mise en place de ce premier salon. Il rappelle également le bonheur d’avoir le privilège de faire bénéficier aux entrepreneurs Africains le dernier outil Microsoft 365. Et l’avenir ? Pour Zakaria Fahim, il faudra avant tout écouter les premiers témoignages des auto-entrepreneurs Marocains. Mais, pour élargir l’audiance il faudra également « davantage d’exposants et davantage de visiteurs » retient le président du CJD international. Car la cause entrepreneurial n’en est qu’à ses débuts au Maroc en Afrique.

Mais quel début prometteur !

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Au Sénégal, « il y a beaucoup de femmes entrepreneures »

Hub Africa

12 avril 2012

De : Tancrède Blondé

Depuis le HUB Africa, salon des entrepreneurs et des entreprises d’Afrique, à Casablanca

Présidente du CJD Sénégal, Marieme Fall témoigne sur l’entrepreneuriat au Sénégal. Dans ce podcast, vous découvrirez les points forts de l’économie sénégalaise et d’après notre invité, si l’agriculture est un secteur qui marche, le secteur des services est très dynamique. Notamment le marché du conseil (financier, marketing, communication…) est un marché très poussé.

Elle explique également pourquoi le Sénégal est une société avec de nombreuses femmes entrepreneures et pourquoi le Sénégal est une terre où il faut être présent !

Marieme Fall

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Avec l’entreprise Enjeu, on joue… pour apprendre

Hub Africa

12 avril 2012

 De : Mustafa Curlu

Depuis le HUB Africa, salon des entrepreneurs et des entreprises d’Afrique, à Casablanca

Hazim Sebbata, président du CJD Maroc et chef de deux entreprises, intervient sur le plateau afin de partager avec les auditeurs les raisons pour lesquelles il a fait le choix de se lancer à son compte. « Partir de rien et faire quelque chose jusqu’à la création de valeur » est pour lui l’aspect qui lui donne le sentiment d’être utile. Par ailleurs, il précise que contrairement au salariat, « on a le droit de décider de sa stratégie, le droit de se tromper, mais aussi le droit de réussir et quoi qu’il en soit, c’est toi qui récolte les fruits ».

Quant à son entreprise Enjeu, elle propose de former les personnes par le jeu…

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Printemps arabes : pour 2 Jeunes Dirigeants français, le Maghreb se réinvente

Hub Africa

6 avril 2012

De : Tancrède Blondé

Depuis le HUB Africa, salon des entrepreneurs et des entreprises d’Afrique, à Casablanca

Pour Laurent Weil, membre du CJD, le Hub Africa est l’occasion de faire le point sur les changements provoqués par le Printemps Arabes. En effet, il précise que les mouvements ont généré des effets sociaux notamment dans l’entreprise « porté par la jeunesse ». Il s’agit donc pour cet entrepreneur d’accompagner les entrepreneurs africains dans cette évolution. Quant à notre 2ème invité, Denis Le Chevallier indique que le CJD a mis en place gratuitement un serious game qui a un but pédagogique et qui doit sensibiliser les entreprises africaines aux questions sociales, de santé…

En Afrique, 2 Jeunes Dirigeants accompagnent le développement économique

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Zakaria Fahim : « 3 jours pour démocratiser l’acte d’entreprendre »

Hub Africa

5 avril 2012

De : Tancrède Blondé

Depuis le HUB Africa, salon des entrepreneurs et des entreprises d’Afrique, à Casablanca

Zakaria Fahim, président du CJD International, est à l’initiative de l’évènement dédié aux entrepreneurs africains. Soulignant l’importance de créer un rendez-vous pour les entrepreneurs africains, il présente l’intérêt de participer à cet évènement, notamment la formation via des ateliers, des conférences… et de rencontrer un maximum de personne pour créer et développer une entreprise dans les meilleures conditions.

Écoutez le podcast et découvrez l’évènement phare des entrepreneurs d’Afrique !

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Entrez dans l’autoradio du patron d’Infotrafic !

Le jukebox de ma vie

19 mars 2012

De : Stéphane Vincent
Émission du 19 mars 2012 :

Alors qu’il accompagnait sa femme à l’hôpital pour accoucher, Jérôme Lefevre se retrouve bloqué dans les bouchons. Le trafic est tel qu’il devra mener l’accouchement lui-même. Cela aurait pu être un beau story telling pour raconter les raisons qui l’ont incité à créer Infotrafic.

« Plus modestement » explique t’il, « à l’époque où Internet était en pleine ébullition », il recherchait « un model qui ne nécessiterait pas une équipe de webmaster pléthorique ». Quelques années plus tard, plusieurs centaines de millions d’utilisateurs alimentent le site. Voilà pour la belle réussite entrepreneuriale. Mais pour découvrir qui se cache derrière se succès, nous vous proposons de découvrir la vie de cet entrepreneur engagé, également vice-président du Centre des Jeunes Dirigeants, au travers des musiques qui ont rythmé sa vie.

Gangsters, Ahmad Jamal, In the mood for Love, ou encore Didier Squiban, font partie des classiques de sa vie. Une découverte sur Widoobiz avec un morceau jamais diffusé sur les ondes radio ou sur internet :La ragamusette de Bob le Stimulé. Un morceau de musique que sa première entreprise a fait faire pour fêter ses 10 ans !

Une émission et un Homme à découvrir sans modération.

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Tribune : Et si le problème de l’Union Européenne était le modèle allemand ?

Actualités

17 février 2012

…ou comment la créativité politique permettrait de sauver notre Europe. L’ordre établi, les habitudes sans bouleversements rassurent les dirigeants de notre pays. La petite amélioration, le bref ajustement, sont portés en triomphe et la rupture laissée à la porte des institutions.

Le déficit de créativité est encore plus fort dans le monde politique que dans le monde économique et social, et il semblerait qu’il soit encore plus élevé au niveau supranational que national. Afin d’imaginer une Europe plus créative et plus compétitive, nous nous devons de penser autrement. Inspirons-nous et amusons-nous à un exercice de créativité avec l’une des techniques d’innovation les plus courantes, l’outil « INVERSION » qui consiste à raisonner par l’inverse pour ouvrir son champ de créativité.

Prenons le cas de l’Allemagne qui est l’un des rares pays de la zone Euro à bien se porter quand la grande majorité des autres nations connaissent une croissance négative ou nulle, et de graves problèmes de chômage. Sa balance commerciale est largement excédentaire (+ 152,4 milliards d’euros en 2010)1, quand celle de la majorité des autres Etats membres accuse un fort déficit (France (-64,1 Mds), Espagne (-51,8 Mds), Italie (-27,3 Mds), Grèce (-22,4 Mds), Portugal (-20,0 Mds)). L’Allemagne est donc citée en modèle par nombre des dirigeants européens, et vantée pour son industrie, sa capacité d’innovation, sa fiscalité… Lors de son intervention télévisée du 27 octobre 2011, Nicolas Sarkozy déclarait vouloir « faire converger les économies françaises et allemandes », reprenant par là un vieux thème de la classe politique française.

Or décidons de ne pas céder à la facilité du discours et du raisonnement ambiants, renversons les codes et posons la question qui dérange : et si malgré les apparences le vrai problème de l’Union Européenne, c’était le modèle Allemand comme seul idéal de développement?

Les chiffres sont accablants, notamment pour les pays du Sud de l’Europe, parmi les plus endettés et les plus déficitaires. Angela Merkel concluait donc le 17 mai 2011, que dans ces pays « peu travailleurs », il faudrait que l’on arrête de « partir à la retraite plus tôt qu’en Allemagne » et « d’avoir beaucoup de vacances quand d’autres en ont très peu ». Heureusement, si ces pays fainéants, France inclue, travaillent peu, ils consomment ! En effet, l’Allemagne exporte à 60% au sein de la zone euro, et surtout, y réalise près de 56% de son excédent commercial, 79% si on élargit à l’UE à 273 ! Sa part de marché dans la zone euro a augmenté de près de 15 points depuis 2002.

Force est de constater que l’Europe est un marché qui convient bien à l’Allemagne. Cependant, sa balance n’est pas excédentaire vis-à-vis de tous les Etats, quelques pays « résistent » comme la République Tchèque, la Slovaquie ou la Hongrie. Quelle est donc la recette magique de ces pays dont on vante rarement la compétitivité ? Elle est simple : ils produisent à faible coût, sous-traitent pour leur voisin. Le Made in Germany est devenu le Made by Germany, démultiplié par l’entrée récente de ces quelques pays limitrophes dans l’Union Européenne. Porsche par exemple fabrique désormais ses Cayenne en Slovaquie, et les importe sans roues, ce qui est suffisant pour l’obtention du label…

A l’issue de ces trois constats (l’économie allemande est de loin celle qui se porte le mieux, sa balance commerciale est largement excédentaire grâce à ses exportations vers l’espace européen, elle sous-traite massivement vers les pays limitrophes à faible coût de main d’oeuvre captant ainsi l’essentiel de la valeur ajoutée) se pose la question suivante : est-ce l’Allemagne qui a le bon modèle, ou est-ce le modèle européen qui lui profite d’abord ? En fait, les deux réponses sont vraies.

Il est en effet difficile de contester la performance du modèle allemand. Pour le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), celle-ci repose sur deux forces essentielles. Ironie de l’histoire, elles lui ont été imposées après la Seconde Guerre Mondiale par les vainqueurs qui croyaient ainsi l’affaiblir définitivement. Sa première force, c’est son système décentralisé. Sans Etat central fort, sans armée, la puissance politique ne pouvait s’envisager en 1945. Aujourd’hui, cette liberté laissée aux länder, aux villes, et donc aux citoyens est une source inépuisable de créativité et d’innovation. C’est d’ailleurs dans ce but que le CJD organise les premiers Etats Généraux de l’Innovation pour permettre aux collectivités territoriales de se réapproprier la liberté d’innover, et pour qu’éclosent des micro dispositifs de soutien à l’innovation.

La seconde force est le dialogue social. En laissant la parole aux salariés, les conflits sociaux devaient ralentir l’économie, et paralyser l’industrie. Aujourd’hui, salariés et dirigeants d’entreprises se parlent en égaux, partis politiques de couleurs différentes communiquent, et gouvernent ensemble ! La capacité d’adaptation aux changements est formidable : leader dans les énergies renouvelables quand une crise écologique s’annonce, deuxième exportatrice dans une économie mondialisée. Depuis sa création, le CJD appelle de toutes ses forces à un dialogue efficient entre toutes les parties prenantes de l’entreprise : salariés, mais aussi clients, fournisseurs, actionnaires… et cela dure depuis 73 ans. Le modèle allemand peut donc être source d’inspiration, cela ne pose aucun doute !

Mais cela ne doit pas occulter que l’Allemagne profite largement de l’Union Européenne et de ses partenaires. Nous n’appelons évidemment pas l’Allemagne à plus de clémence, ce n’est pas à elle que nous nous adressons, mais aux Etats du Sud de l’Europe, France en tête, pour qu’ils organisent une réponse forte à ces anomalies. Ils doivent dire non quand l’Allemagne impose sa préférence nationale et que la commission européenne s’incline. Qu’est-ce qui justifie l’augmentation de la taille réglementaire de certains véhicules « de secours » qui exclue les marques françaises au profit des marques allemandes ? Ou encore la mise en place d’une seule et unique méthode « IMPROVE », propriété de A.T. Kearney cabinet de consulting allemand, pour que les entreprises européennes continuent à bénéficier des aides à l’innovation ? Les pays du sud tant décriés doivent dire « OUI ! » à une nouvelle forme d’union méditerranéenne quand l’allemagne s’y oppose et limite nos capacité de croissance. Enfin, pourquoi un Euro si fort quand les autres pays de la zone Euro n’ont pas de balance commerciale qui le nécessite ?

L’Allemagne a gagné sa compétitivité en 2002, lorsqu’elle a décidé de largement diminuer le coût du travail en transférant les charges patronales sur la TVA, c’est-à-dire l’impôt de la population. En agissant ainsi, elle a diminué d’au moins 10% le coût du travail en comparaison des autres pays européens équivalents, ce qui lui a permis de grignoter petit à petit leur part de marché. Cela a fonctionné car aucun Etat européen n’a suivi la même politique. La France a même choisi la direction inverse en réduisant le temps de travail et donc augmentant le coût horaire d’une unité de travail. Aujourd’hui, elle doit regagner sa compétitivité en réduisant ce coût du travail comme l’explique le CJD dans son Livre Blanc de propositions pour la présidentielles, Objectif Oïkos.

Ensuite, elle doit veiller à la construction d’une Union Européenne forte et juste, qui empêche certains Etats de profiter des autres. La solidarité doit être au coeur du projet européen, tout comme la diversité ! La stratégie décidée par la Commission Européenne pour combattre et défendre les entreprises dans une économie mondialisée est celle de l’uniformisation… autre méthode vieille comme le monde. Changeons de paradigme et acceptons que la force de l’Europe, c’est sa diversité. Acceptons les différences entre Lille et Marseille, et le fossé entre Hambourg et Athènes ! Valorisons toutes les cultures et enrichissons les des modèles construit patiemment, pierre par pierre, par les uns et les autres. Adoptons les bons cadres normatifs, ceux d’une économie au service de la vie, d’une Europe solidaire mais laissons la place à la créativité et à la différence.

Le CJD attend des dirigeants de notre pays qu’ils produisent des propositions pour encourager et protéger la créativité française. Par exemple, en créant une véritable Agence d’Influence, de Prospective et de Protection, fusion de L’AFNOR et l’INPI. Il n’existe pas actuellement suffisamment de lien entre la propriété intellectuelle française et sa traduction en normes européennes.

Enfin, la France doit assumer son rôle de leader. Elle doit être à l’écoute des revendications des Etats d’Europe du Sud, et les défendre. Le poumon de l’Europe reste, et doit rester le couple franco-allemand, mais plutôt qu’une fusion des deux modèles, ils doivent être la passerelle, l’interface, la traductrice de deux cultures, deux mondes. Celle de l’Europe du Nord et celle du Sud, celles des gazelles (entreprises de taille intermédiaire) et celle des petites entreprises. Ce n’est pas l’Allemagne qui est le problème de l’Union Européenne ; c’est le fonctionnement de l’Union Européenne qui est le problème de tous ses membres, sauf de l’Allemagne. A nos dirigeants de se poser les bonnes questions, de se reconnecté à la société civile, à nos députés européens de suivre beaucoup plus les préconisations du conseil économique et sociale européen !

Tribune de Arnaud Groff – Délégué national du CJD à la création de valeur par l’innovation et Antoine Pivot – Membre de l’équipe nationale du CJD en charge de l’axe économique.

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