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Les entrepreneurs qui ont marqué l’année 2012

À la une, Actu Business, Actualités

12 décembre 2012

Entre les élections présidentielles françaises et américaines, sans parler des incertitudes liées à l’économie mondiale, les entrepreneurs ont eu maintes occasions de faire parler d’eux pendant l’année 2012.

Xavier Niel Free libreXavier Niel

À n’en pas douter l’entrepreneur de ce début d’année 2012. Avec une entrée fracassante sur le marché des mobiles, Xavier Niel a réussi le tour de force de, non seulement, ringardiser ses concurrents, mais en plus de devenir le référent en terme de prix.

En tout cas, une belle leçon de communication et de marketing pour tous les entrepreneurs.

Kim Dotcom

Moins que son arrestation en Nouvelle-Zélande, c’est l’arrêt de sa plateforme de téléchargement Megaupload, un des sites les plus visités à l’époque, qui le met sous les feux médiatiques.

Pour la première fois, une entité gouvernementale s’attaque directement, hors de ses frontières, à un dirigeant qui fait commerce du téléchargement illégal. S’en suivront de nombreuses attaques informatiques de la part du groupe de Hackers Anonymous.

Mark Zuckerberg

Pour la première fois de sa jeune vie d’entrepreneur, le dirigeant et fondateur de Facebook a connu l’échec. Et pas des moindres.

Attendu depuis longtemps, Mark Zuckerberg a enfin décidé de franchir le seuil de la bourse. Mal lui en a pris. En à peine trois séances après son introduction le 19 mai, l’action perd déjà près de 20% de sa valeur. Pire, d’un prix de départ par action à 38 dollars, le titre atteint début septembre 17,73 dollars.

La faute à un modèle économique qui n’a visiblement pas convaincu, jusqu’à ce jour, les investisseurs.

Louis Nicollin

Une histoire extraordinaire. Lui, le chef d’entreprise spécialisé dans la collecte de déchets. Lui qui a repris le club de foot de Montpellier, en division d’honneur à l’époque, a réussi le tour de force de remporter le championnat de France.

Un exploit d’autant plus savoureux que le budget du club est de 4,5 fois inférieures aux grosses écuries que sont le PSG, l’olympique Lyonnais et l’olympique de Marseille.

Pour fêter la victoire d’une vie de dirigeant, Louis Nicollin a décidé « d’innover » en mettant sa coupe de cheveux aux couleurs du club, à savoir bleu et orange.

Bernard Arnault

Une nouvelle qui a fait l’effet d’une bombe. Début septembre, un journal belge a découvert que le fondateur de LVMH a demandé la nationalité belge. Une décision, non pas dictée par la volonté d’échapper à la taxe des 75%, selon ses dires.

En réalité, l’entrepreneur milliardaire veut créer une fondation qui a pour but de protéger les  » intérêts financiers et patrimoniaux des héritiers en ligne directe de monsieur Bernard Arnault. »

Une histoire qui, a provoqué deux unes de Libération, aux titres ironiques : « casse-toi riche con » et « Bernard, si tu reviens on annule tout ». Deux références à l’ancien président Nicolas Sarkozy, dont le dirigeant est un proche.

Pierre Bellon, fondateur et président de Sodexo, sur Widoobiz Radio à l'université d'été du MEDEF

Pierre Bellon

Invité aux universités d’été du Medef, le fondateur et président du conseil d’administration de Sodexho s’est « payé » le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, lors d’un débat. « On en a ras-le-bol de nous entendre dire ce que l’on doit faire », a-t-il jeté, excédé par les récentes paroles d’Arnaud Montebourg.

Autant dire que l’entrepreneur n’a pas eu sa langue dans sa poche. A tel point même que les autres participants n’ont eu guère le temps d’utiliser la leur.

Marissa Mayer

Après Scott Thompson et son CV bidonné, Yahoo a frappé fort en recrutant le 16 juillet Marissa Mayer. Ancienne cadre de chez Google, elle a créé Google Actualité, Gmail. Pas mal, pour une société que l’on n’entendait plus gère, pris entre les deux mastodontes que sont Apple, Google et, dans une moindre mesure Facebook.

Quoi qu’il en soit un beau coup pour cette Yahoo.

Mitt Romney, Barack Obama, USA, entrepreneurMitt Romney

Bien qu’entrepreneur dans le pays des entrepreneurs, le profil du challenger de Barack Obama n’a pas convaincu les Américains, lors de la dernière élection présidentielle. Pire, son passé de capital-risqueur chez Bain Company l’aurait au contraire handicapé dans sa lutte de pouvoir avec le 44e président des États-Unis.

Une lutte qui, au final, n’a pas été aussi serrée que les sondages le prédisait. Pas sûr qu’on le revoit à l’avenir sur la scène politique.

John McAfee

Célèbre pour ses logiciels antivirus, le fondateur de la société McAfee a fait parlé de lui par une sombre histoire de meurtre au Bélize. Il serait soupçonné d’avoir tué son voisin d’une balle dans la nuque, après une dispute quelconque.

Après quelques semaines de cavales qu’il a tenté de raconter sur son blog, l’entrepreneur s’est fait rattraper à la frontière du Guatemala.

Une affaire qui est loin d’être terminé.

Jean-David Chamboredon

Davantage connu dans la communauté des entrepreneurs français du web, le patron du fonds d’investissement ISAI, Jean-David Chamboredon s’est fait connaitre pour sa tribune dénonçant la surtaxation des plus-values de cession d’entreprise.

De ce texte est né le mouvement des Pigeons entrepreneurs qui a réussi à faire plier le gouvernement sur ce point très technique de la loi de Finances 2013.

Un entrepreneur à suivre à l’avenir.

Louis Gallois

Sans conteste l’entrepreneur de la fin d’année 2012. Pendant plusieurs mois, son rapport sur la compétitivité a été attendu comme le messie par tout le milieu économique français. Mieux, Louis Gallois a réussi à se faire écouter. Résultat, il doit être un des seuls hommes de la société civile à avoir réussi à rédiger un rapport qui sera suivie d’effets. Assez exceptionnel pour le redire encore une fois : Bravo!

 

@TancredeBlonde

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Les Français partiront davantage aux sports d’hiver cette année

Actu Business, Actualités

30 novembre 2012

Après une année 2011/2012 pas terrible, les stations de ski attendent 300.000 vacanciers supplémentaires pour cette saison. En revanche, ils comptent moins dépenser.

tourisme, crise, secteur, sport d'hiverLa période de Noël n’a pas encore démarré que les stations de ski fourbissent déjà ses armes. En effet, d’après une étude du cabinet Protourisme, 18% de Français comptent partir en vacances d’hiver, soit trois points de plus que l’année dernière. Trois points qui valent de l’or, sachant que la saison précédente a dû faire face à une perte sèche de 600.000 vacanciers par rapport à l’hiver 2010/2011.

Les professionnels de la montagne attendent 11,7 millions de Français entre décembre et fin mars. Dans le détail, un peu plus de la moitié de ces vacanciers ont réservé pour la période Noël et Nouvel An. Le reste attendra les vacances scolaires de février / mars pour aller « godiller » sur les pistes vertes. L’étude relève cependant un attentisme dû à des « prix trop élevés, surtout pour la période scolaire ». Au final, les opérateurs devront « faire des promotions » pour les inciter à franchir le pas.

La France, destination privilégiée

Car, si les vacanciers ont décidé de skier cette année, ils ont réduit leur budget de 4% pour s’héberger. Concrètement, en moyenne, ils ne dépasseront pas le seuil de 755 euros. L’année dernière, ils acceptaient d’aller jusqu’à 780 euros. La crise, toujours la crise… Quoi qu’il en soit, les sports d’hiver restent l’apanage de consommateurs à haut revenu. D’après l’étude, 6 touristes sur 10 gagnent plus de 3.500 euros nets par foyer.

De l’argent qu’ils iront principalement dépenser dans les stations de ski françaises pour 47% d’entre eux. 19% des vacanciers préférant aller à la mer, 16% en ville et 16% à la campagne. À peine, 20% des projets concernent l’étranger. C’est toujours ça de pris pour le Made in France.

@TancredeBlonde

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Les PME françaises, parmi les plus imposées en Europe

Actu Business, Actualités

28 novembre 2012

D’après un classement de la Banque mondiale, le système de prélèvement obligatoire français arrive à la 53e place sur 185 pays étudiés. Pas médiocre, mais pas glorieux non plus.

impôts, IS, impôts sur les sociétés, PwC, entrepreneur, charges sociales, démarches administrativesPeut mieux faire. Telle est la mention qui pourrait figurer sur le carnet de notes de l’élève France. En effet, d’après l’étude annuelle réalisée par PwC et la Banque mondiale, le taux de prélèvement moyen (charges sociales, impôts sur les sociétés et autres) des PME françaises s’élève à 65,7%. Bien loin de la moyenne mondiale, évaluée à 45%, et même celle de l’Europe.

Heureusement, la relative efficacité de ses démarches administratives la sauve dans ce classement. En moyenne, une PME française passe 132 heures par an sur les tâches administratives et effectue 7 virements pour acquitter ses impôts envers l’Etat. A titre de comparaison, au niveau mondial, une PME passe deux fois plus de temps et règlent les impôts en 27 fois.

Taxé à plus de 100%

Néanmoins sur le plan de la fiscalité, la France accuse un certain retard par rapport à ses partenaires et concurrents européens. Sans parler de l’Irlande, connu pour l’attractivité de son système fiscal, ses grands voisins (Royaume-Uni, Allemagne, Espagne) affichent un taux de prélèvement moyen inférieur à celui de la France. Seule l’Italie la dépasse en ce domaine avec un ratio moyen de 68,3%.

Vous trouvez ce ratio hallucinant ? Sachez que, de l’autre côté de la Méditerranée, l’Algérie prélève en moyenne ses entreprises à hauteur de 72%. En Amérique du Sud, la Bolivie taxe à hauteur de 83,4% ses entreprises. Et ce n’est pas fini, l’Ouzbékistan affiche un taux de…98,5%. Ce n’est pas possible, vous dites-vous ? Sachez que la République Démocratique du Congo, la Gambie, les Comores et l’Argentine arrivent à dépasser les 100% de prélèvement. Finalement, on est bien en France, non ?

Vous pouvez retrouver ici l’intégralité de l’étude.

@TancredeBlonde

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Les PME de la Défense ont aussi droit à leur pacte de compétitivité

Actu Business, Actualités

27 novembre 2012

À l’occasion du premier Forum de l’innovation au CNIT, Jean-Yves Le Drian dévoile un pacte de compétitivité pour les PME de la Défense. L’innovation et l’accès des PME aux marchés publics restent une priorité.

Jean-Yves Le Drian ministre Défense Pacte PME budget Peu connues du grand public, les PME de la Défense n’en sont pas moins importantes dans le tissu entrepreneurial français. En effet, le budget militaire tricolore de la Défense atteint la 4e place au monde en 2010, derrière les USA, la Chine et le Royaume-Uni. Or, davantage que dans les autres secteurs d’activité, le poids de l’État reste prépondérant. « Un budget annuel de 16 milliards d’euros dont 6 milliards destinés aux équipements nouveaux », rappelle Jean-Yves Le Drian dans une interview au Figaro.

Dans le cadre de ce pacte de compétitivité, le ministre annonce vouloir augmenter les dépenses liées à l’innovation de 10% en 2013. « Nous investirons 750 millions d’euros », affirme-t-il. Dans le détail, le budget du dispositif Rapid, qui soutient les PME productrices de produits militaires et civils, sera accru également de 25% d’ici à 2015. « Il passe à 50 millions », précise le ministre.

« Privilégier le réflexe PME »

Concrètement, pour bénéficier du pacte de compétitivité, les PME pourront, dès l’année prochaine, s’adresser au responsable du pôle régional à l’économie de Défense. Non seulement il aura comme objectif d’identifier toutes les PME de la Défense, de les informer des marchés qui seront lancés. Ces pôles régionaux vont également « mettre les chefs d’entreprise en relation, de leur faire connaître les dispositifs mis en place », explique Jean-Yves Le Drian.

Enfin, ces nouveaux responsables régionaux favoriseront les coopérations entre les entreprises de la Défense d’une même région. Quant aux marchés publics, Jean-Yves Le Drian souhaite que les PME puissent bénéficier « en priorité de tous les marchés inférieurs à 15.000 euros », détaille le ministre de la Défense. « Privilégier le réflexe PME », tel est le nouveau mot d’ordre de la rue Saint-Dominique.

@TancredeBlonde

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7 saints patrons qui protègent les entrepreneurs

À la une, Actualités, Entrepreneurs Lifestyle

1 novembre 2012

Vous l’avez sûrement oublié, la Toussaint célèbre avant tout les saints patrons reconnus par l’Église catholique romaine. Patrons qui protègent désormais les métiers et donc des entrepreneurs. Widoobiz en recense sept.

Saint Benoît – Le patron des architectes

Ce moine du XIe siècle pourrait lui même appartenir à la catégorie des entrepreneurs à succès. En effet, il a fondé en 529 l’ordre des Bénédictins, fédération de monastères qui a adopté les règles de vie de Saint-Benoît. Mouvement qui, à ce jour, est celui qui a connu le plus de succès. Saint Benoît protège également d’autres catégories d’entrepreneurs : les agriculteurs, et les chaudronniers

Saint Yves – Le patron des assureurs

Reconnu pour avoir consacré sa vie aux pauvres et à la justice, Yves Hélory de Kemartin est le saint patron qui protège toutes les professions liées à la justice et au droit. Ainsi, protège-t-il les assureurs, mais également les avocats et les magistrats.

 

Saint Mathieu – Le patron des banquiers et des comptables

Compagnon direct de Jésus Christ, Mathieu est de son vivant un agent du fisc. Des douze apôtres, c’est lui qui avait probablement le plus haut statut social. C’est avant tout un homme de chiffres et de lettres (non pas celui de Romejko).

Saint Fiacre – le patron des jardiniers et des chauffeurs de taxi.

D’origine irlandaise, ce saint été connue pour son dévouement aux pauvres et sa capacité à produire des légumes et des herbes médicinales de sa main. Preuve de sa célébrité, on compte plusieurs centaines de statues le représentant. C’est pour dire! En revanche, on peut légitimement douter qu’il y ait eu des chauffeurs de taxi dans le bourg de Meaux au VIe siècle. En réalité, les Parisiens avaient l’habitude de louer des voitures attelées, devant l’hôtel de Saint Fiacre de la rue Saint-Martin. Voitures attelées qui ont pris le nom de voitures fiacres, pour ne devenir que des fiacres.

Sainte Lucie de Syracuse – patronne des électriciens

Aussi surprenant soit-il, Lucie de Syracuse n’a jamais eu affaire de près ou de loin à l’électricité. Alors pourquoi ? Sans en être sûr, on explique ce patronage par sa date dans le calendrier (13 décembre ou 26 décembre), où le jour commence à rallonger. Elle serait devenue alors la patronne qui protège la lumière, les aveugles. Par analogie, la lumière serait devenue électricité.

Saint Isidore de Séville- le patron des informaticiens

Non, ce n’est pas le concepteur de Windows 18. Isidore de Séville est bien un religieux qui a d’ailleurs évangélisé les Wisigoths, présent en Espagne à cette époque. Il a été choisi à cause de son œuvre « Les Étymologies » qui préfigure la notion d’index, de base de données et de classement alphabétique. Aujourd’hui, il n’est plus seulement le patron des informaticiens, mais également de l’internet et des internautes. C’est beau le progrès

Saint Vincent – le patron des vignerons

Autre martyr de la religion catholique, Vincent n’a pas, de son vivant, tenu de commerce de vin. Mort un 22 janvier, on estime que c’est le début du réveil de la végétation avant le printemps. On interprète également son accession au rôle des patrons vignerons à cause de son prénom : « Vin Sang », sang de la vigne avant de devenir le sang du Christ lors des offices.

  @TancredeBlonde

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Barack Obama : sa vision nationale de l’entrepreneuriat

À la une, Actualités, J'entreprends comme je suis

29 octobre 2012

Si l’entrepreneur reste à ses yeux le meilleur vecteur de croissance, il ne pourra cependant jamais se substituer au gouvernement.

Barack Obama entrepreneur et vison de l'entrepreneuriat« Se contenter de faire de l’argent pour faire de l’argent montre un certain manque d’ambition ». Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la phrase ne vient pas d’Arnaud Montebourg, chantre de la démondialisation, ou d’un Mélenchoniste obtus, mais bien par Barack Obama, Président des États-Unis, et candidat démocrate à sa propre succession. Une position pour le moins surprenante dans la bouche d’un homme politique Américain, sachant le lien de sang qui unit, dans l’imaginaire populaire, richesse et réussite personnelle.

Mais, Barack Obama ne craint pas de choquer. Car, au-delà de l’élection du 6 novembre, le 44e Président des États-Unis d’Amérique veut prouver que l’action gouvernementale ne contredit, ni ne brise, le génie créateur des entrepreneurs américains. « Nous ne sommes pas devenus le pays le plus prospère au monde juste en récompensant l’avidité et l’imprudence » tente-t-il d’expliquer. Une thèse qui, pourtant, tient le haut du pavé idéologique, depuis l’avènement de Ronald Reagan dans les années 80.

« Grâce aux initiatives individuelles… »

Que les tenants d’un entrepreneuriat sans entrave se rassurent pour autant : « contrairement à ce que racontent quelques-uns de mes plus fervents critiques, je suis et resterais un ardent défenseur de l’économie de marché ». Mais pas n’importe quelle déclinaison ! Pas, en tout cas, celle qui permet, grâce à la règle du « trickle down » aux plus riches de payer moins d’impôts, « tout en espérant que cela puisse, par ricochet, créer de la richesse sur les travailleurs ». Ça, assure Barack Obama, « vous ne le verrez jamais ».

Car, à ses yeux, les États-Unis « ne sont pas allés si loin sur le chemin de la prospérité, en laissant les intérêts particuliers faire absolument tout ce qu’ils voulaient ». Qui plus est, des intérêts financiers. « Nous avons construit ce pays grâce à la production de produit de qualité que nous pouvions vendre » se plait-il à répéter au cours de ses meetings. Autrement dit, Wall Street et ses entrepreneurs de la finance participeront toujours moins à la création du rêve américain que d’autres entrepreneurs comme Henri Ford, Walt Disney ou Steve Jobs. Une pierre dans le jardin de Mitt Romney…

«… mais aussi parce que nous faisons les choses ensemble »

Et puis, que peut faire l’entrepreneur, sans le soutien d’associés, collaborateurs, d’employés ? « C’est parce que vous attachez votre wagon à quelque chose de supérieur à vous que vous atteignez votre véritable potentiel ». Ce à quoi il ajoute, lors de ses multiples déplacements, que « tout le monde devrait avoir la chance de pouvoir aller au bout de soi-même ». Un objectif que personne ne peut atteindre, que l’on soit salarié, entrepreneur, classe moyenne ou milliardaire. Rien, hormis la puissance publique.

Preuve en est, « l’internet ne s’est pas inventé tout seul. Ce sont les recherches de l’État qui ont permis sa création. Invention qui au final a permis à beaucoup d’entreprises de générer du profit ». Ce n’est pas la Sillicon Valley qui le contredira. Au final, la morale de Barack Obama sur les entrepreneurs et, plus largement, sur la création de richesse, pourrait se résumer à cette dernière phrase : « quand le succès de notre nation est au rendez-vous, c’est bien évidemment grâce aux initiatives individuelles, mais aussi parce que nous faisons les choses ensemble ».

Reste maintenant à savoir, si sa vision entrepreneuriale va convaincre les Américains dans maintenant moins de 10 jours.

 @TancredeBlonde

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Philippe Hayat : il est urgent de lancer « un new deal entrepreneurial »

Actu Business, Actualités

18 octobre 2012

Fleur Pellerin Philippe Hayat entrepreneuriat entrepreneur Dans sa note remise à Fleur Pellerin, le fondateur de 100.000 entrepreneurs juge urgent de lancer un véritable « New Deal entrepreneurial » en France. « Il n’y a pas une minute à perdre ». Le ton employé par Philippe Hayat, entrepreneur et fondateur de l’association 100.000 entrepreneurs, se veut menaçant. En cause, le manque de PME de croissance, dans le tissu entrepreneurial français. « La France produit chaque année 550.000 entreprises, mais seulement 7.000 d’entre elles dépasseront 10 salariés et 1.000 en embaucheront plus de 50 » détaille-t-il. Trop peu en effet, pour retrouver le chemin du plein-emploi. Pour cela, il faut « faire de l’entrepreneuriat une grande cause politique nationale ». Autrement dit, que le plus haut sommet de l’État affirme son soutien à la cause des entrepreneurs. Mais pas seulement, il faut également « enseigner l’entrepreneuriat aux jeunes pendant le cursus scolaire ». Cause, il faut dire, chère à son cœur.

Entrepreneurs, aux armes !

Une nouvelle vague entrepreneuriale doit également passer par la création d’entreprises technologiques. Concrètement, aux yeux de Philippe Hayat, l’État doit fournir les outils pertinents pour les accompagner dès la naissance, mais aussi lors de toutes les grandes phases de croissance. Autre façon de dire que le gouvernement a intérêt à les motiver fiscalement. L’auteur du rapport note d’ailleurs : « En plein examen parlementaire de la loi des finances 2013, les débats actuels sur l’entrepreneuriat se cristallisent sur la fiscalité et la vieille opposition entre le capital et le travail. Est-ce si difficile d’assumer qu’ils sont nécessaires l’un à l’autre ? » « Il est temps de redonner aux pays des envies de conquêtes », conclut-il. Entrepreneurs, aux armes !

@TancredeBlonde

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Karl Marx : ce que doivent retenir les entrepreneurs

À la une, Actualités, L'entrepreneur pratique

8 octobre 2012

La pratique politique et économique de Karl Marx a beau avoir été un désastre, les entrepreneurs ne doivent pas oublier que son œuvre n’a proliféré qu’à la faveur des multiples crises mondiales

Mais y’a-t-il seulement quelque chose à en tirer ? C’est en tout cas ce que se dira un chef d’entreprise ? Car, a ses yeux, Karl Marx équivaut davantage à l’antéchrist qu’à un penseur politique. Il faut dire, l’auteur du manifeste du parti communiste, n’y va pas de main morte : élimination du capital, de la prise de risque, expropriation des moyens privés de production, sans parler de la dictature du prolétariat, etc… Bref, tout ce qui se rapporte, de près ou de loin, à l’entrepreneuriat.

Cependant, Karl Marx ne vient pas de nulle part. Enfant de la révolution industrielle, il a vu, observé, disserté, sur le fonctionnement des usines et sur les conditions misérables de vie des ouvriers. Des prolétaires qui, au final, ne s’appartiennent plus, aliénés par l’argent, le curé et le politique. Tout le combat de Karl Marx sera dès lors de révéler à ces masses leurs consciences politiques. Et cela marchera, en partie à cause des crises boursières, mais également aussi par le désintéressement de certains chefs d’entreprises pour la vie de leurs employés.

Pertinent aujourd’hui

Or, bien entendu, l’environnement économique a bien changé depuis la mort du fondateur de la 1re Internationale. Deux guerres mondiales et les trente glorieuses sont passées par là. Seulement, avec la crise des subprimes, les thèses marxistes reprennent du poil de la bête. La preuve, 20.000 exemplaires du très indigeste « Capital » ont été écoulés depuis 2008 en France. Sans parler de la très talentueuse campagne de Jean-Luc Mélenchon qui a remis au goût du jour la vulgate marxiste dans le débat public.

Mais les entrepreneurs ne sont pas non plus sans armes. Comment ? Déjà, en ne prêtant pas le flanc aux accusations de cupidité, inhérent au capitalisme, selon Marx. D’autant plus vrai en cette période de crise, où l’argument fait mouche sur l’opinion. L’histoire de Bernard Arnault en Belgique est de ce point de vue édifiant. Même aux États-Unis, terre de l’entrepreneuriat, le passé de Mitt Romney à la tête de Bain Capital ne joue pas en sa faveur.

Ne jouez plus à « maître après Dieu »

Concrètement, l’entrepreneur à son niveau ne profitera pas dès lors d’une levée de fonds pour s’augmenter allègrement, lui ou ses associés. Certes, seule une infime minorité en profite, mais assez en tout cas pour que même les business angels le reprochent aux dirigeants. Alors, imaginez les salariés ! Autrement dit, les dirigeants doivent privilégier le long terme dans leur business. Le chemin le plus court pour faire mentir l’auteur du manifeste du parti communiste.

Enfin, pour finir, limiter ou tout simplement ne pas démarrer la lutte des classes dans l’entreprise, l’entrepreneur sera très pointilleux sur l’état d’esprit de ses collaborateurs. Autrement dit, il fera en sorte que l’ensemble de l’équipe se sente lié pour le salut de l’entreprise. Terminé, l’esprit « maître après Dieu ». L’entrepreneur est avant tout un manager, pas un possédant.

@TancredeBlonde

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Adam Smith : ce que doivent retenir les entrepreneurs

À la une, Actualités, L'entrepreneur pratique

1 octobre 2012

L’inventeur de la plus célèbre métaphore économique a posé les bases de l’économie libérale. Mais, aussi important soit son apport à la macroéconomie, la pensée d’Adam Smith sert aussi les entrepreneurs.

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La main invisible. Plus qu’un slogan, un concept. En ne l’utilisant qu’une seule fois « dans la richesse des nations », Adam Smith a réussi à toucher une vérité universelle : la recherche du profit personnel contribue, si ce n’est au bonheur, tout du moins à la richesse collective. Autrement dit, le marché est bien une conséquence des échanges individuels qui forme, au final, le tissu économique. Le tout,  sans que l’Etat y ait quelque chose à redire.

L’entrepreneur sert donc la collectivité, sans en avoir conscience : « je n’ai jamais vu que ceux qui aspiraient dans leurs entreprises de commerce à travailler pour le bien général, ont fait beaucoup de bonnes choses ». En la matière, l’expérience de l’union Soviétique a prouvé que le penseur écossais avait raison. Cependant, contrairement aux libéraux les plus extrêmes, cette « main invisible » ne se suffit pas à elle-même. L’Etat doit l’orienter par des lois pertinentes.

Repenser à diviser son travail

Concrètement, elle doit faire en sorte que l’intérêt du détenteur de capitaux -l’entrepreneur dans l’esprit de Smith- investisse dans une usine plutôt que dans un champ de pavots. En retour, l’entrepreneur se verra libéré des contraintes administratives (douanes, formalités, impôts trop lourds). Une libéralisation qui agrandit sa zone de chalandise. Comme aujourd’hui, on ne cherche plus à vendre uniquement en France mais en Europe et dans le reste du monde. Ce qui à l’époque oblige le chef d’entreprise à revoir sa méthode de production.

Finie ainsi, l’organisation artisanal qui confectionne du début à la fin son vêtement, sa chaussure, etc… L’entrepreneur doit réorganiser sa production. Avec Smith l’heure est à la division du travail. Phénomène aujourd’hui bien connu des industriels mais qui reste également d’actualité pour tous les entrepreneurs d’aujourd’hui. En particulier, ceux qui ne savent pas déléguer ou tout simplement s’organiser. Bien entendu, le travail du dirigeant  ne se résume pas à confectionner des épingles, mais il pourra toujours s’inspirer d’Adam Smith pour aménager sa journée.

Remercier son concurrent

Attention cependant à ne pas trop le suivre à la lettre dans l’organisation de son activité. Une parcellisation excessive des tâches, couplées à une surveillance permanente, réduit considérablement les initiatives. Autrement dit, l’entrepreneur se prive à termes de potentiels réservoirs de productivité. Sans parler des effets du stress qui entravent à la bonne qualité des produits et la santé de vos collaborateurs.

Enfin, l’entrepreneur gardera dans les préceptes de Smith tous les bienfaits de la concurrence. Plus besoin de pester sur le voisin entrepreneur qui a « piqué » des clients grâce à une nouvelle offre. Au contraire, il devrait presque le remercier de le remettre en cause et de le pousser dans ses retranchements. Au final, c’est lui qui le fait progresser. « L’antagonisme fait saillir l’être » disait Victor Hugo. Sur ce point, Adam Smith ne l’aurait pas contredit.

Tancrède Blondé

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Joseph Schumpeter : le penseur qui a donné ses lettres de noblesse aux entrepreneurs

Actu Business, Actualités

17 septembre 2012

Premier penseur économique à se concentrer uniquement sur les entrepreneurs, Joseph Schumpeter est passé à la postérité pour avoir défini, avant tout le  monde, les qualités indispensables pour embrasser une telle voie. 

« La destruction créatrice ». Une formule, un slogan, voire un hymne pour certains chefs d’entreprise. Il faut dire, dans toute la lignée des penseurs qui ont jalonné la recherche économique, Joseph Schumpeter est probablement celui qui aura le mieux défini, expliquer, mis en valeur, le rôle clé de l’entrepreneur dans une société. Terminé, l’image du bourgeois cupide et un poil stupide, tel que le voyait Karl Marx. Dans les écrits de Schumpeter, l’entrepreneur prend désormais le rôle de l’aventurier moderne.

Voyageur que l’universitaire aura d’ailleurs été toute sa vie. Né en 1883, l’année de naissance de Keynes, il part étudier à Viennes après la mort de son père, industriel du textile. Brillant et célèbre au sein même de l’université, il s’oppose très vite à ses professeurs, adepte de l’école néoclassique autrichienne. Déjà, le comportement d’entrepreneur perce sous le costume d’apprenti-universitaire. Marié trois fois, dont il n’a jamais divorcé de la première, Schumpeter aura également expérimenté la destruction créatrice dans sa vie privée.

L’entrepreneur, un élément-clé de la société

Ce qui ne l’empêche pas d’entamer une courte carrière politique après la 1ère guerre mondiale. Par la suite, il se lance dans les affaires et dirige une banque privée, jusqu’à sa faillite en bon et du forme. Eh oui, les penseurs ne font pas les bons gestionnaires. D’autant que la situation d’après-guerre en Europe centrale n’est pas florissante. A tel point qu’il émigre aux États-Unis afin de retrouver le monde universitaire à Harvard. Il y complétera son œuvre, dont une gigantesque histoire de la pensée économique.

Imprégné de sociologie et farouchement individualiste, Joseph Schumpeter accuse ses pairs de raisonner selon une approche statique. Pour lui, l’économie respire, grandit, se rétracte. Elle vit et donc elle évolue, au fil du temps, de la population et de ses inventions. Un bouillonnement permanent entretenu par des personnages un peu spéciaux : les entrepreneurs. C’est eux qui vont révéler la Demande non encore révélée. Ainsi, les entreprises à la traîne, dans la quête éternelle de nouvelles innovations, disparaissent-elles.

Pas de malle Vuitton sans Louis Vuitton

En clair, sans l’entrepreneur, l’innovation n’a pas d’utilité. Il reste confiné dans un laboratoire, sans lumière, sans techniciens, et surtout sans la folie douce des entrepreneurs qui les produisent en masse. Pas de stylo bic sans le baron Bich, pas de malle Vuitton sans Louis Vuitton, pas d’iPod sans Steve Jobs. « Le rôle de l’entrepreneur consiste à faire un succès d’une saucisse ou d’une brosse à dents » expliquait le penseur entrepreneur.

Paradoxalement à la fin de sa vie, Joseph Schumpeter se persuade que le temps des entrepreneurs est révolu. L’avenir est aux planificateurs, se dit-il ? Fini, les entrepreneurs. Ce n’est pas ce qu’il souhaite, mais la montée en puissance du soviétisme bolchevique tendance stalinienne semble irrésistible. Il faut dire, de sa naissance en 1917 à la mort de Schumpeter en 1950, le système vole de victoires en victoires. Comme quoi, il ne faut jamais se décourager.

Tancrède Blondé

 

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François Hollande veut en savoir plus sur l’économie « altruiste »

Actu Business, Actualités

14 septembre 2012

Au cours du LH Forum organisé par Jacques Attali, le Président de la République est intervenu en duplex de l’Elysée pour commander à l’économiste un rapport sur l’altruisme en économie. Vaste sujet.

Hollande forum Attali

Halte au court-termisme financier, place à l’économie altruiste ! Voilà en termes diffus et en même temps concret, la réponse à la crise mondiale de Jacques Attali et de ceux qu’ils l’ont suivi au Havre, pour assister au LH Forum les 13 et 14 septembre. Une bien belle idée que le Président de la République veut soutenir, si ce n’est édifier, en intervenant en duplex devant les 1100 participants, à l’invitation de Jacques Attali.

Sur le constat, François Hollande déclare qu’il « faut modifier le système économique lui-même, la façon de produire et la répartition des richesses ». Un objectif qui doit atteindre à la fois le secteur marchand et non marchand. « Il ne faut pas réduire la nouvelle économie à l’économie sociale et solidaire» a-t-il également précisé. Ainsi, le Président de la République a-t-il annoncé à ses interlocuteurs qu’il a demandé à Jacques Attali de lui remettre, l’année prochaine, un rapport sur l’économie positive.

« Imbécillité pousse au crime »

Rapport sur lequel il a déjà donné des éléments de réponse. Car, l’objectif n’est rien moins que de passer à un système où « «les agents économiques auront d’autres obligations que la maximisation du profit». Autrement dit, comment faire pour abandonner trois siècles d’hédonisme économique pour la remplacer par « l’altruisme ». Une « très vieille idée » comme le rappelle Jacques Attali.

Concrètement, cela passe à ses yeux par la mise en place d’un statut de l’entreprise responsable. Le droit financier devra également être remis à plat afin que, d’une façon ou d’une autre, il puisse se rapprocher de « l’économie positive. Pour Henri Lachmann, Président du conseil de surveillance de Schneider Electric, il faudra changer les instruments de mesure de production de richesse. « Les 15% de rendements sur fonds propres avec une inflation à 2% c’est une imbécillité pousse au crime » clame-t-il.

« Notation sociale »

Quant à François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, l’économie positive existera uniquement à la condition de «repenser les relations entre les entreprises et les salariés et entre les entreprises et leur écosystème». Concrètement, à l’instar des fameuses notes financières qui ont droit de vie ou mort sur les pays, le syndicaliste veut ajouter une « notation sociale ». Note qui définira également la rémunération du chef d’entreprise.

Quoi qu’il en soit, le débat de l’économie positive et altruiste est lancé. Rendez-vous dans un an.

Tancrède Blondé

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La situation économique inquiète les français

Actu Business, Actualités

6 septembre 2012

Une enquête révèle aujourd’hui le moral très bas des Français. L’avenir économique fait peur, tandis que la nouvelle situation politique est loin de satisfaire tout le monde.

La première information de ce sondage mené par BVA pour Advanced Software est la chute du moral économique des Français. Le niveau est plus bas qu’en mai lors de l’élection de François Hollande. Plus bas qu’en mars sous la présidence de M. Sarkozy. Selon l’étude, seulement trois personnes sur dix sont confiantes en l’avenir. Cette confiance en l’avenir économique de la France est par ailleurs bien moindre chez les sympathisants de droite que chez les sympathisants de gauche.

Cet esprit général est-il dû à la mise en route difficile des réformes, à la situation économique toujours plus préoccupante ? Toujours est-il que le premier bilan du gouvernement Ayrault n’a pas convaincu l’ensemble des sondés.

Parmi les bonnes mesures, l’élévation du plafond du livret A a conquis 60% des sondés. En revanche, concernant la hausse du SMIC, 44% n’ont pas trouvé le gouvernement suffisamment généreux. 47% considèrent l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire trop coûteuse pour la collectivité. Du côté du prix du carburant, 27% n’en sont pas satisfaits, 26% la trouvent « trop coûteuse » et 46% espéraient plus.

Concernant la mesure sur les emplois d’avenir, les français sont divisés en deux. En effet, 50% approuvent la création de 150 000 emplois d’avenir qui « permettra à ces jeunes de s’insérer ». A l’inverse, 49% de nos compatriotes pensent la mesure inutile et onéreuse. Si les emplois d’avenir sont plébiscités par les sympathisants de gauche (82%) les sympathisants de droite les rejettent à 86%. Ce clivage entre les français est quasiment identique que celui observé lors de la mise en place des 35 heures.

Si la volonté d’entreprendre et de créer des emplois est plus propice dans un climat de confiance, le gouffre de confiance en l’avenir, de notre économie est plus que jamais problématique.

Théo Blazy

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La crise provoque la chute de l’absentéisme en entreprise

Actu Business, Actualités

5 septembre 2012

L’absentéisme en entreprise n’a jamais été aussi bas en entreprise depuis 2007 d’après le baromètre réalisé par Alma Consulting Group. Une tendance qui s’expliquerait par la montée de la crise économique.

Personne ne manque à l’appel ? Apparemment non. Il faut dire, d’après le baromètre de l’absentéisme, que les salariés se dérobent de moins en moins face à l’appel du travail. Preuve en est, le taux d’absentéisme à 3,84%, le plus faible depuis 2007, soit l’équivalent de 14 jours par an et par salarié. Autrement dit, bien plus sérieux qu’il y a trois ans, où les salariés Français manquaient en moyenne 3,8 jours de plus sur une année. Globalement, c’est dans le secteur privé que l’on observe ces diminutions d’absentéisme. Une tendance qui « tient à la crise » selon Olivier Grignoux, directeur du pôle social d’Alma Consulting Group.

Le BTP et l’industrie très assidus

En revanche, d’autres secteurs d’activité ne le sont pas du tout. Par exemple dans la santé, où les salariés se sont volatilisés en moyenne 24 jours par ans , soit 10 de plus que la moyenne nationale. Avec 18,7 jours d’absence, les salariés du secteur du transport n’affichent pas une grande motivation au travail.

D’autant plus étonnant qu’ils ne sont pas, au contraire du BTP et de l’industrie, exposé en permanence aux accidents du travail. Or les salariés de ces deux secteurs affichent, eux, une assiduité bien au-dessus de la moyenne nationale.

Besoin de motivation

Sans surprise néanmoins, les ouvriers s’absentent néanmoins plus que les cadres. La pénibilité et le manque de « visibilité dans le processus global » en serait la cause principale. Enfin, les ouvriers se démotivent également à cause du manque de sens donné à leurs travail.

Trois sentiments qui, n’en pas douter, intéresseront les entrepreneurs industriels dans leur quête de productivité. Moins que la sanction, les cols bleus seraient davantage sensibles à l’attention et à la valorisation de leurs tâches. D’autant que ce sont dans les PME que l’absentéisme affiche les taux les plus élevés.

Tancrède Blondé

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Qui pilotera la banque publique d’investissement ?

Actu Business, Actualités

4 septembre 2012

L’accouchement de la BPI approche mais personne ne sait à quoi ressemblera précisément le nouveau-né qui aura pour objectif de faciliter le financement des petites et moyennes entreprises.

banque publique d'investissement argent

Une gouvernance qui fait débat. Depuis la remise du rapport Parent fin juillet au ministre de l’Economie Pierre Moscovici cet été, les régions poussent à ce qu’elles aient plus de place dans la nouvelle structure. Car, à leurs yeux, le gouvernement ne joue pas assez le jeu de la décentralisation. En clair, les antennes régionales seraient en première ligne dans le travail de financement. La caisse nationale, elle, ne deviendrait alors qu’une filiale de celles-ci.

Tout le contraire de ce que propose la mission Parent. Dans son esprit, les conseils régionaux n’auront qu’une force de conseil au sein du « comité national d’orientation ». Répliquée à l’identique au niveau régional, la BPI ne s’adosserait plus sur les banques privées mais sur des antennes régionales.

Et les entrepreneurs dans tout ça ?

Pourquoi une telle différence ? La formule proposée par les régions poserait un problème « d’équité entre régions » selon la note de synthèse. Autrement dit, tous les territoires ne mettraient pas la même énergie à recevoir des fonds pour financer des entreprises. Le rapport parent ne précise pas lesquels. Dommage !

En revanche, rien ne filtre sur la façon dont vont être accordés les prêts. Experts, fonctionnaires, anciens banquiers, nul ne le sait. Il serait dommage dès lors de ne pas mettre les entrepreneurs dans le coup. En effet, même régional, les instances ne pourront jamais connaître les secteurs d’activité aussi bien que les chefs d’entreprises du coin. Espérons que le ministre de l’Economie et des Finances ne les oublie pas.

Tancrède Blondé

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PME : archivez pour mieux gérer

Université du MEDEF 2012

31 août 2012

De : Thomas Benzazon
Depuis l’Université d’été du MEDEF 2012 :

 

Le papier a beau disparaître de la gestion des entreprises, les flux électroniques apportent malheureusement ses lots de problèmes. Au premier duquel on retrouve l’organisation virtuel de l’archivage.

 

Dans ce podcast, Bernard Hermant nous explique son métier que vous avez de grandes chances de croiser au cours de votre vie d’entrepreneur

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