Algerie Alger Sanofi-Aventis coopération

Algerie Sanofi-Aventis l’usine de Sidi Abdellah 2011

Sanofi-Aventis Algérie confirme la construction de
Le projet d’usine de Sanofi-Aventis au pôle pharmaceutique et biotechnologique de Sidi Abdellah près d’Alger a été annoncé en février dernier avec la signature d’une convention du groupe français avec l’ANDI, l’agence pour l’investissement algérienne. Des « fuites » ont laissé présager il y a quelques semaines que le projet était menacé. La filiale du groupe pharmaceutique français n’appréciant pas les tracasseries multiples que ses opérations en cours connaitraient dans le pays. Finalement, c’est par la voie de son PDG, Thierry Lefèvre, que Sanofi-Aventis Algérie réitère ses engagements.

Une brève publiée fin novembre sur le site Medafco développement avait annoncé que le groupe Sanofi Aventis pourrait renoncer à la réalisation de la nouvelle usine de médicaments à Sidi Abdellah, à 25 km à l’ouest d’Alger. L’information évoquait une source proche de Sanofi qui faisait état d’interrogations du groupe français de médicaments sur l’opportunité de maintenir ce projet au moment où il est confronté depuis plusieurs mois à de nombreuses difficultés dans ses activités en Algérie, notamment le blocage de la matière première pour la fabrication des médicaments. Le groupe Sanofi Aventis Algérie est présent en Algérie depuis l’an 2000 avec deux unités de production de médicaments, qui emploient 650 personnes. Une usine de production de médicaments à Aïn Benian (Alger), qui produit 12 millions d’unités (formes liquides), et une autre en partenariat avec le groupe Saidal (J.V Winthrop Pharma Saïdal), qui produit actuellement 20 millions d’unités (formes sèches)
L’usine avait été annoncée en grandes pompes par l’Agence nationale de développement des investissements algériens (ANDI) lors de la signature avec « Sanofi Aventis Algérie » d’une convention pour la réalisation de l’usine de médicaments et d’un centre de stockage au pôle pharmaceutique et biotechnologique de la nouvelle ville de Sidi Abdellah. L’usine doit produire près de 30 millions de boîtes de sachets, 40 millions de boîtes de blisters (comprimés et gélules), 12 millions de flacons sirops et suspensions et 0,5 million de boîtes de sachets suspensions, soit 80% à 85% de la gamme des produits enregistrés et commercialisés en Algérie sous les différentes marques du Groupe. Le montant estimé de cet investissement est de 6,6 milliards de DA. La future usine de Sidi Abdellah emploiera plus de 133 jeunes diplômés algériens.

Des soupçons récurrents de surfacturation

L’information donnée par Medafco annonçait que les services de sécurité auraient retiré le passeport de Thierry Lefebvre, directeur général de Sanofi Aventis et ce dans le cadre d’une enquête des services de sécurité sur les activités de son entreprise. Sanofi Aventis ainsi que d’autres groupes pharmaceutiques étrangers présents en Algérie seraient soupçonnés de surfacturations.
Le laboratoire Sanofi Aventis a confirmé, lors du Forum Algérie-France, qui s’est tenu fin décembre à Alger, la construction l’usine de production. Selon JP Francou, directeur de projet au sein du groupe, « Sanofi confirme sa volonté de réaliser le projet industriel à Sidi Abdellah » et qu’il « travaille afin de réaliser les différentes étapes du projet, en coopération avec les différents acteurs impliqués dans le projet. Il avait rajouté que « le groupe a confiance dans ses perspectives en Algérie comme il l’a démontré durant les dernières années et est sensible au support apporté par les autorités Algériennes au projet.  »
Dans un récent communiqué annonçant la fabrication en Algérie de deux médicaments destinés au traitement de l’hypertension artérielle, le directeur général de Sanofi Aventis Algérie, Thierry Lefebvre a réaffirmé que son groupe a consenti les investissements nécessaires à la fabrication locale de médicaments fortement demandés par le marché. Sanofi déclare s’inscrire dans la perspective de la réalisation de l’objectif des pouvoirs publics qui est de développer la production locale des médicaments afin d’arriver à couvrir 70% des besoins du pays. « C’est dans cette optique que nous entendons affirmer notre présence sur le marché local et participer fortement à la substitution des produits importés par des produits fabriqués localement » a déclaré Thierry Lefebvre.ÉCRIT PAR SAID BENMERAD
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