L’Algérie l’Union Européenne accord stratégique sur l’énergie 2012

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Vers un accord stratégique sur l’énergie entre
l’Algérie et l’UE
Mercredi 4 janvier 2012
L’Algérie et l’Union Européenne pourraient conclure cette année un accord stratégique sur l’énergie, a annoncé, hier, le ministre des Affaires Etrangères, Mourad Medelci, sur les ondes de la Radio nationale. Medelci a précisé que cet accord « est actuellement en cours de finalisation. Il pourrait être signé en 2012 », ajoutant que « l’Algérie est le plus important et plus sûr fournisseur d’énergie de l’Europe », a-t-il précisé. En négociation depuis 2006, l’accord en question bute, notamment, sur le problème de la libre circulation des personnes entre les deux parties, ainsi que l’ouverture du marché européen à la compagnie nationale Sonatrach. Cependant, selon Fabrizio Barbaso, DG adjoint auprès de la Commission européenne chargé de l’énergie et du transport, qui s’exprimait l’année dernière sur le sujet, Alger a renoncé à lier la conclusion d’un accord de partenariat énergétique stratégique avec l’Union européenne à la question de la libre circulation des personnes. L’Algérie, deuxième fournisseur en gaz de l’Europe (30%) juste après la Russie (40%), cherche à mettre au point une coopération « gagnant-gagnant », en bénéficiant, notamment, de l’expérience européenne dans l’exploration et la recherche. Ce que les responsables européens trouvent légitime. « Je suis convaincu que nous pouvons clarifier les questions en suspens préalablement à la signature d’un mémorandum d’entente dans le domaine de l’énergie et la conclusion de l’accord stratégique sur l’énergie », avait déclaré, l’année dernière, le commissaire européen à l’énergie, Günter H. Oettinger.
Pour les énergies renouvelables, l’Algérie revendique aussi l’ouverture du marché européen de l’électricité. En ce sens, les responsables du secteur de l’énergie cherchent à concrétiser une coopération « avantageuse et équilibrée ». Le ministre de l’énergie, Youcef Yousfi, avait, d’ailleurs, affirmé en octobre dernier qu’il serait désavantageux « de vouloir développer des énergies renouvelables en quantité, sur le long terme, en comptant sur l’importation des équipements. Ce serait trop coûteux et pas rentable pour le pays ». L’UE importera, selon des prévisions, près de 66% de ses besoins énergétiques en 2030. Un chiffre qui démontre l’intérêt du Vieux continent à sécuriser et assurer son approvisionnement en énergie. Sur un autre plan, Medelci a réitéré que l’Algérie participerait à des « discussions exploratoires » avec l’UE sur la politique européenne de voisinage (PEV). La PEV concerne 16 pays, dont la Tunisie et le Maroc, et a pour but de renforcer la coopération politique, sécuritaire, économique et culturelle entre l’UE et ses voisins.
Smaïl Boughazi, La Tribune

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