De : Thomas Benzazon
Emission du 30 juin 2011 :

Dans le cadre de la conférence « Ca veut dire quoi innover ? », Florence Parisot, présidente du MEDEF, intervient sur notre antenne pour évoquer les projets du syndicat patronal et plus particulièrement un ouvrage à venir à destination de nos hommes et femmes politiques.

Après l’ouvrage « Besoin d’air », sorti pour la présidentielle 2007, arrive « Besoin d’air 2 », qui sera publié en octobre et qui se veut une contribution sur tous les enjeux économiques et sociaux de l’élection présidentielle.

Bilan de Nicolas Sarkozy depuis 2007 : « extrêmement favorable… »

Interrogée sur le bilan de l’action du gouvernement et de Nicolas Sarkozy depuis 2007, elle dresse un bilan qu’elle qualifie « d’extrêmement favorable à l’économie Française » . Réforme des retraites « majeure », réforme du crédit impôt recherche, celle de la gouvernance des universités ou encore de la taxe professionnelle, sont autant d’actions qu’elle juge comme « le  début d’une transformation de notre pays ».

« … Malgré des nuances et divergences ».

Pour les nuances et divergences, notamment la proposition de prime contre dividende qu’elle juge « peu adaptée et qui peut pénaliser lourdement certaines entreprises dans leur développement ». Elle ajoute « qu’il y a un pouvoir d’achat qui ne progresse pas suffisamment pour beaucoup d’entre nous ». Cependant, la solution à cette question réside selon elle  « dans la mise en place d’une stratégie en faveur d’une économie compétitive qui puisse donner ensuite des marges de manœuvre ».

« Je ne choisirai pas entre Hollande et Aubry aujourd’hui ».

A gauche, la primaire est lancée et deux candidats sortent favoris : François Hollande et Martine Aubry. A la question qui est le plus proche des PME selon elle, elle préfère ne pas choisir tout de suite et laisser le temps à la première secrétaire du Parti Socialiste, qui vient d’entrer en campagne. Pour l’un comme pour l’autre, elle « souhaite qu’ils s’engagent très clairement sur la politique économique qu’ils souhaitent mener ».  Elle ajoute qu’être favorable aux TPE-PME n’est pas simplement dire qu’il faut simplifier les procédures administratives. Il faut une politique économique et une approche juridique qui créent les conditions d’une bonne compétitivité ».

« Nos opposants aiment à dire que nous sommes le syndicat du CAC 40, pour nous discréditer ».

Souvent présenté comme le syndicat patronal du CAC 40, elle tient à préciser qu’avec 800 000 entreprises rassemblées par le MEDEF, le syndicat « se veut le représentant des TPE, PME et ETI françaises ».

« Les chefs d’entreprises ne sont pas les plus machos ».

Elle-même entrepreneure, elle ne peut, dit-elle, « qu’encourager la création d’entreprise par des femmes ». Une solution qui peut sembler intéressante pour des femmes qui ont des difficultés à rattraper les hommes sur le terrain de la parité. Elle tient à préciser que « pour qu’elles puissent réussir il faudrait quand même que la société soit un peu moins misogyne ».

On l’écoute, dans le podcast de l’émission