Hébergée dans les locaux de Sodexo, la 15ème convention d’Entreprise et convivialité dont le thème était « Handicap et convivialité en entreprise » a réuni Quick, Alcatel Lucent et HandiCall pour tenter de marier le Handicap et la convivialité en entreprise françaises. Et visiblement, beaucoup de choses restent à faire.

La question choque ! Tout du moins, elle interpelle. Car, disons le franchement, le handicap n’est pas la priorité du dirigeant de PME. Et comment le blâmer ? Entre les obligations de résultat, la recherche de nouvelles compétences et le travail quotidien, le chef d’entreprise a « bien d’autres choses à penser » selon l’expression consacrée. Une triste réalité pour Monique Pelletier, ancienne secrétaire d’Etat à la condition féminine qui a vu son mari tomber en situation de handicap : « au cinéma, au restaurant, dans les bus etc… Rien n’est prévu pour eux ! »

Alors que faire ? Pour Alexandre Jollien, philosophe polyhandicapé, « une bonne entreprise doit être le reflet de la vie ». Le philosophe qui réussit à vivre de ses conférences « grâce à l’audace de certaines personnes » sait de quoi il parle. D’ailleurs Alain Masson, responsable mission handicap à Sodexo, aussi : « le premier boulot d’un responsable handicap, c’est la communication et la sensibilisation ».

Préparer les collaborateurs à l’arrivée d’un handicapé dans l’entreprise

Souvent, on parle du Télétravail comme solution idoine au manque d’intégration des personnes en situation de handicap. Mais pour Patrick Hannedouche, président de Juste à temps « ce qu’ils souhaitent, c’est sortir de chez eux ». Sans oublier, rappelle Monique Pelletier, le problème de la promotion des personnes en situation de handicap qui est « si difficile à intégrer pour les managers ». Seule solution selon elle : « préparer les collaborateurs à l’arrivée d’un handicapé dans l’entreprise ».

Deux organismes sont à la pointe du combat. ADAPT favorise le contact entre les chercheurs d’emplois et les chefs d’entreprises. Des Handicafés sont organisés à cet effet. Enfin l’AGEFIPH, sorte de « Pôle emploi pour les personnes en situation de handicap » selon la définition d’Alain Masson, collecte les contributions des entreprises qui ne remplissent pas le critère des 6 % de travailleurs handicapés dans l’entreprise.

Alors entrepreneurs, agissez vous aussi pour intégrer la solidarité jusqu’aux personnes en situation de handicap.