La CNIL a rappelé à une société d’équipement médical qu’elle n’avait pas forcément besoin de 8 caméras pour surveiller ses… 8 salariés. Elle a six semaines pour desserrer son étreinte.

Dans la salle de réunion, la cuisine de l’entreprise mais également au dessus de chaque poste de travail : le dirigeant de l’entreprise Oceatech Equipement a visiblement une passion pour la vie de ses salariés. D’autant que toutes ces charmantes caméras étaient munies de microphone. Comment pourrait-il en être autrement ? Vous n’allez tout de même pas regarder le Seigneur des anneaux sans le Dolby Surround ! Pas du même avis, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a demandé à l’entreprise de respecter la vie privée de ses employés.

Alertée en juillet 2011 par un des salariés de l’entreprise, la Cnil a pu également remarquer sur place que le gérant pouvait, de son bureau, apprécier le travail de ses salariés en temps réel. Et si cela ne suffisait pas – on n’est jamais trop prudent – une connexion a été installé depuis son domicile selon l’enquête de la Cnil. Depuis 4000 fichiers vidéo ont été conservés par la direction.

Néanmoins, la Cnil rappelle dans sa conclusion publique « que cette mise en demeure n’est pas une sanction » et que « aucune suite ne sera donnée à cette procédure si la société Oceatech Equipement se conforme à la loi dans le délai imparti ». Le gérant a jusqu’au 15 Mars pour s’y conformer.