À en croire Grégoire Leclercq, président de la FEDAE, François Hollande et François Bayrou veulent tuer le régime de l’auto-entrepreneur.

L’auto-entrepreneur va-t-il disparaître ? C’est en tout cas ce que pense le Président de la Fédération des auto-entrepreneurs, Grégoire Leclercq. Dans sa ligne de mire, il vise en particulier François Hollande qui affirme que pour « soutenir la création de vraies TPE et décourager la précarité, nous reviendrons sur le statut d’auto-entrepreneur » et François Bayrou qui a estimé sur TF1 que « ce statut doit s’interrompre au bout de quelques années, peut-être trois ans ».

Une position que Grégoire Leclercq n’admet pas : « Forcer les auto-entrepreneurs à changer de régime et à modifier totalement la gestion de leur entreprise pour de fausses questions de concurrence n’aboutira à rien d’autre qu’à des radiations massives et à une explosion du travail souterrain ». En d’autres termes, à un retour en arrière pour les finances publiques. Car le régime d’auto-entrepreneur a, selon lui, généré 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires et « 600 millions de recettes fiscales pour l’État »

Combattre « ceux qui cèdent aux lobbies »

Le patron de la FEDAE va même plus loin en les accusant de satisfaire « les lobbies de l’artisanat et du bâtiment qui œuvrent pour abattre ce régime depuis maintenant 3 ans ». Un regard sur les auto-entrepreneurs d’autant plus biaisé à ses yeux que « jamais les cabinets de ces candidats ne se sont tournés vers la FEDAE pour prendre notre avis sur le sujet ». D’ailleurs, « que deviendront les auto-entrepreneurs après 3 ans d’activité ? » demande Grégoire Leclercq.

Au final, Grégoire Leclercq prévient : « Nous sommes un million et nous votons ». Dès lors, en association avec le Mouvement des auto-entreprises de France, la FEDAE combattra « ceux qui cèdent aux lobbies et à l’électoralisme par vanité ou par peur » poursuit-il. Les deux associations d’auto-entrepreneurs soutiendront tous « ceux qui feront le choix du droit à travailler, à entreprendre et qui ont la volonté de libérer les énergies et les talents ». En clair, Nicolas Sarkozy. De là à savoir s’ils seront suivis, seules les courbes d’intentions de vote le diront.