Maintenant que la future banque publique d’investissement est sur les rails, se pose la question de ses critères d’attribution des fonds et, plus largement, de son efficacité.

banque publique d investissement, BPI jean pierre jouyet entrepreneurPremière intervention, premier recadrage. Jean-Pierre Jouyet n’aura pas mis longtemps avant de se faire tirer les oreilles par François Hollande. En effet, le Président de la République a repris le dirigeant de la nouvelle BPI et néanmoins ami, qui a comparé l’aciérie de Florange à un « canard boiteux ».

Et la réaction ne s’est pas fait attendre : « Florange fait partie d’ArcelorMittal et, à ma connaissance, ArcelorMittal n’est pas un canard boiteux », précise-t-il à la fin du sommet européen. Autrement dit, « ce dossier ne relève pas de la BPI ». Un avertissement assez précis pour que Jean-Pierre Jouyet se sente obligé de préciser dans un communiqué, publié quelques heures après l’intervention présidentielle, son « plus grand respect » pour les salariés de Florange.

Pour quels critères ?

Néanmoins, l’expression de Jean-Pierre Jouyet, qu’il ne va pas cesser d’entendre ces prochains jours, fait écho à une problématique bien plus complexe : la banque publique d’investissement soutiendra-t-elle artificiellement les entreprises en difficulté ? Question d’autant plus légitime, que les élus des Régions et les entrepreneurs vont être en contact permanent.

Alors quelles modalités pour recevoir des fonds de la BPI ? À cela, Jean-Pierre Jouyet répond: « Le critère, c’est qu’il faut des bons projets » . Un peu vague. En réalité, la BPI s’intéressera davantage à des secteurs d’activité, comme « le développement durable, de la transition énergétique, du numérique » qu’à des projets d’entrepreneurs.

@TancredeBlonde