Fleur Pellerin prévient Google

À l’occasion d’une conférence sur le droit à une seconde chance pour les entrepreneurs, la ministre des PME a affirmé vouloir construire une politique globale sur le sujet.

Quand le bateau tangue, il faut redonner confiance au capitaine. Telle est l’ambition profonde la ministre des PME, de l’Innovation et de l’Économie numérique – autant dire des entrepreneurs. Alors que le cru 2013 a été plutôt mauvais pour les chefs d’entreprises, Fleur Pellerin a rappelé que les entrepreneurs français ont le droit à une seconde chance.

Cinq mois après la suppression de la notation 040 de la Banque de France, attribué à tous les entrepreneurs qui ont connu une fois un dépôt de bilan, Fleur Pellerin veut désormais aller plus loin. Elle entame d’ailleurs une réflexion plus générale sur l’échec scolaire et professionnel. Réflexions qui devront aboutir à une série d’actions concrètes.

Échec, source d’apprentissage

À cette fin, Fleur Pellerin a signé avec l’Association des Régions de France, quatre associations parmi les plus engagées dans le combat en faveur du rebond des entrepreneurs et Sciences Po Paris, une charte fixant le cadre d’une campagne de communication et de sensibilisation étendue à tous les territoires.

La ministre va également confier très prochainement à un entrepreneur, en binôme avec un responsable associatif, une mission pour donner des solutions concrètes sur cette thématique du rebond chez les entrepreneurs. D’après un sondage IPSOS commandé par Fleur Pellerin, 53 % des Français considèrent qu’il est plus difficile de rebondir après un échec en France que dans d’autres pays.

D’autant plus dommage que l’immense majorité des Français (94 %) pensent que les échecs sont source d’apprentissage et que la prise de risque est un facteur important de réussite professionnelle. Un sens de l’initiative qu’il convient d’encourager.

 Tancrède Blondé