Si tout le monde ne l’avait pas encore remarqué, le monde est en perpétuelle transformation. L’homme doit donc s’adapter physiquement et mentalement à de nouvelles situations, mais jusqu’où ? Et surtout en est-il capable ?

Pour parler de nos compétences et de notre adaptabilité et aptitude à affronter le futur, nous recevons Olivier Charbonnier, DG du cabinet Interface, cofondateur de D-Side et surtout coauteur avec Sandra Enlard de l’ouvrage « Quelles compétences pour demain ? », paru aux éditions Dunod.

L’environnement en mouvement constant invite les hommes à développer de nouvelles formes de capacités, classées en 3 grandes familles : informationnelles, relationnelles et existentielles.Olivier Charbonnier se penche ici sur les deux dernières et nous donne les conséquences et les bénéfices de notre champ d’action.

« Pour soi et pour les autres »

Concernant l’aspect relationnel, « nous sommes tous potentiellement connectables à 7 milliards d’individus. Cette interconnexion génère de nouvelles formes de relations sur les plans économique, amical, amoureux, etc. ». Si l’on veut évoluer avec son temps, il faut donc « apprendre à bien se tenir » et « faire preuve d’une certaine souplesse ». En effet, les capacités relationnelles englobent tout ce qui permet de vivre mieux ses relations « pour soi et pour les autres ».

D’autre part, « l’hyper stimulation » du monde subi par l’homme nécessite que l’on prenne un peu soin de soi en apprenant à « s’écouter, accepter, renoncer » et surtout, « se ménager ». Ce sont les capacités existentielles.

Pour apprendre toutes ces nouvelles compétences, il faut « se réinventer » en créant, par exemple, « des salles de training cognitif pour entrainer son cerveau à se concentrer » ou encore « des salons de conversation ».