Élodie Gentina, l’auteure du livre « Marketing et Génération Z » interpelle les entreprises pour les amener à se poser de bonnes questions sur cette génération complexe.

« Elle va devenir la norme ». Pour Élodie Gentina, professeur à la Skema Business School, les marques n’ont pas d’autres choix que de se mettre au travail pour comprendre la génération Z. Une génération de « Digital Native » qui traîne derrière elle une mauvaise réputation : individualiste, moins concerné, pas concentré, vulnérable. Une vision dont « il faut prendre un peu de hauteur », explique l’auteur.

Déjà, ils ne vivent pas comme la génération X ou Y. Ils vivent constamment avec le web et les réseaux sociaux. Plus 80% des ados ont un compte Facebook. 80% collégiens possèdent un smartphone. Un chiffre qui monte à 95% quand ils arrivent au lycée. D’où l’obligation pour les entreprises de « se poser les questions en terme de distribution, de fidélité, de communication », ajoute Elodie Gentina.

La Génération Z veut  entreprendre

Et ce n’est pas toujours simple. La génération Z est bien complexe qu’on ne le croit. « Ils sont zappeur, mais aussi fidèles. Ils sont en quête de liberté, mais il y a aussi un fort désir d’appartenance », précise Elodie Gentile. Ils ne sont plus forcément attachés « à un point de vente, mais restent fidèles aux copains et aux groupes de paires », commente le professeur à la Skema Business School. Autrement dit, ils fonctionnent sur un autre logiciel.

Ce qui impacte les méthodes de management : « il faut comprendre les clés de consommation pour anticiper demain les défis auxquels devront faire face les managers », conclut l’auteur. Une chose en tout cas les caractérise : ils veulent entreprendre. Selon une étude de La Grande Invasion : « plus de 70% d’entre eux veulent être leur propre patron ». Ce qui veut dire peut-être : la fin du salariat.

Pour en savoir plus, les entreprises peuvent écouter cette interview, mais aussi se procurer le livre « Marketing et Génération Z ».

Replay : Vous pouvez regarder à nouveau notre chronique Dunod sur l’Inbound Marketing ci-dessous :