Arbia Smiti revend Carnet de Mode : "Je voulais retrouver ma liberté"

Arbia Smiti revend Carnet de Mode : "Je voulais retrouver ma liberté"

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Plus de six ans après sa création, Carnet de Mode annonce son rachat par le groupe industriel Bagora, spécialiste des logiciels SAAS. Sa fondatrice, Arbia Smiti, vole déjà vers de nouveaux projets… 

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Retour en 2011. Arbia Smiti imagine une plateforme de crowdfunding permettant à des centaines de petits créateurs de financer leurs futures collections. Consciente de « la non maturité du marché du crowdfunding » à cette époque, la fondatrice opère un virage dès l’année suivante, et fait de sa startup la 1ère place de marché internationale pour les marques émergentes de mode. Le concept ? Permettre aux vendeurs de créer leur e-shop en quelques minutes et gratuitement, moyennant une commission sur les ventes. Le succès est au rendez-vous, puisque Carnet de Mode référence aujourd’hui 1500 créateurs et fait plus de 70 % de son activité à l’international.

« L’important est surtout de trouver le bon partenaire »

Prête à tourner la page, Arbia Smiti vient d’annoncer qu’elle cède la totalité de sa startup à Bagora, spécialiste des logiciels SAAS. Derrière cette société, Eric Véronèse, entrepreneur grenoblois qui a aussi fondé l’éditeur de logiciel Sydev. Mais pas question pour autant de laisser son bébé sans être sûre qu’il pourra continuer à grandir. Déjà approchée par un autre groupe l’année dernière, Arbia Smiti avait finalement renoncé à la vente, principalement pour des raisons stratégiques. « De nombreuses startups du web vendent au bout de 5-6 ans, je savais donc que le timing était le bon. L’important était surtout de trouver le bon partenaire, en accord avec notre stratégie et nos valeurs », explique-t-elle.

Le rachat de Carnet de Mode par Bagora permettra son développement sur de nouveaux marchés, notamment à l’international. « Nous étions déjà bien présents en Europe et en Amérique du Nord. Nous espérons désormais cibler l’Asie », précise la fondatrice. « Nous souhaitons également rendre notre technologie plus agile, créer de nouvelles fonctionnalités, pour éventuellement toucher d’autres catégories de vendeurs ».

« Je voulais retrouver ma liberté »

Pour sa part, Arbia Smiti a déjà les yeux tournés vers l’avenir. « Je souhaitais retrouver une certaine liberté dès 2018, afin de me lancer dans un nouveau projet », précise-t-elle. « Bien sûr, ce n’est jamais facile de se séparer de sa startup ; Carnet de Mode était un peu mon premier bébé. Mais c’est aussi le jeu de l’entrepreneuriat. Et j’aime le côté fun de la création d’entreprise, je voulais retrouver ça le plus vite possible ».

Sa prochaine boîte, la jeune femme – ingénieure de formation – l’imagine très tech. « J’espère utiliser tout ce que j’ai appris pendant ma première expérience entrepreneuriale, pour emmener cette startup encore plus loin », confie-t-elle. Mais avant de développer son projet, celle qui a créé seule Carnet de Mode espère d’abord trouver de bons associés – car « à plusieurs, on va plus vite et plus loin ». Et elle a déjà commencé à chercher celui ou celle qui l’accompagnera dans cette nouvelle aventure.

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