Meet My Mama propose ses services culinaires à des entreprises. Sa particularité ? Les chefs sont des ‘mamas’ issues des quatre coins du monde. Souvent femmes au foyer, réfugiées ou expatriées et toutes passionnées de cuisine, elles accomplissent leur rêve avec ce traiteur social : se lancer dans la restauration.

 

Top Chef ou Le Meilleur Pâtissier n’ont qu’à bien se tenir… Elles sont réfugiées, issues de mouvements migratoires, expatriées. Elles sont femmes au foyer, sans emploi. Et pour elles, la cuisine est tout sauf une corvée. Certes, elles ne sont pas (encore ?) les vedettes des émissions spécialisées qui pullulent sur nos antennes, mais la plateforme de cuisines du monde Meet My Mama a pris le parti de les aider. Comment ? En faisant appel au savoir-faire de ces ‘mamans’ en quête d’indépendance et/ou de reconversion professionnelle pour qu’elles puissent réaliser leur rêve et vivre de leur passion : la cuisine.

À l’origine, Meet My Mama sélectionne puis forme des femmes de tous horizons culturels et vivant en France afin de proposer des prestations traiteurs aux entreprises lors de leurs événements. Autre particularité de son activité, la déclinaison d’escapades culinaires – une dizaine à ce jour – de l’Amérique latine à l’Asie du Sud-Est en passant par le Maghreb ou l’Afrique de l’Ouest.

L’idée est née d’une fusion : celle de deux concepts que Youssef Oudahman et le binôme Loubna Ksibi et Donia Souad Amamra développaient chacun de leur côté autour de la cuisine métissée et goûteuse de mamans originaires des quatre coins du monde. Ensemble, ils rationalisent leur projet et c’est ainsi que naît Meet My Mama début 2017.

Un rôle de tremplin pour toutes les mamas cuisinières

Le concept est simple. Via une plateforme Web, un professionnel en quête d’une offre restauration pour un événement contacte la société, lui fait part de ses envies, ses besoins, son budget afin que Meet My Mama établisse un devis. Un service qui séduit des poids lourds du monde de l’entreprise (Orange, Danone ou Google pour ne citer qu’eux) et des pépinières et autres incubateurs parmi lesquels La Ruche, The Family et Station F.

Une fois les Mamas détectées, l’entreprise les forme à l’hygiène et la sécurité pour qu’elles soient opérationnelles. Elles sont aussi suivies sur le long terme afin de savoir gérer leur activité (chaque femme est une travailleuse indépendante) et de les faire gagner en autonomie. En effet, le but de Meet My Mama est de jouer le rôle de tremplin pour toutes ses protégées en vue qu’elles puissent voler de leurs propres ailes vers de nouveaux challenges professionnels.

« L’échec n’est pas une option chez Meet My Mama »

Un sens aigu de la responsabilité qui ne paralyse toutefois pas la société face aux situations à risques. Pour cela, le co-fondateur de l’entreprise éthique distingue risques rationnels et risques irrationnels. « Il faut aussi bien évaluer les raisons du risque, estime Youssef Oudahman. On franchit le pas s’il y a quelque chose d’encore plus grand à récupérer. C’est le côté ‘je n’ai rien à perdre’. »

Quant à l’échec, il ne l’envisage tout simplement pas. L’entrepreneur est conscient du caractère peu commun de sa réponse et accepte volontiers le fait d’apprendre de ses échecs. Mais dans le cas de Meet My Mama, le service génère tant l’espoir auprès des femmes qu’ils soutiennent, que « l’échec n’est pas une option. On n’a pas le choix, on se doit de réussir ! ».

 

À lire aussi :

Le chef d’entreprise, un actif plus exposé que les autres

e-commerce : ils jouent collectif pour démarrer