Comment l’appli Epicery chouchoute le commerce de proximité

Comment l’appli Epicery chouchoute le commerce de proximité

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Avec Epicery, le bien manger n’est plus un casse-tête. Via l’appli, les citadins font leurs courses auprès des commerçants de leur quartier et sont livrés dans l’heure. Un service parfait pour les urbains actifs qui veulent, dans le même temps, praticité, rapidité et produits frais. À Paris et à Lyon, ce concept slow food fait recette.

C’est l’amour partagé des bons produits qui a donné l’idée à Elsa Hermal et Edouard Morhange de lancer leur startup foodtech, fin 2016. Le concept de ces entrepreneurs gourmands et gourmets ? Permettre aux citadins d’acheter des produits frais, bruts ou cuisinés, auprès de leurs commerçants et artisans de quartier (boucheries, primeurs, poissonneries, fromageries, cavistes…), en leur évitant la corvée des courses. Une fois les articles commandés via l’appli ou le site, la livraison se fait dans l’heure, à domicile.

Une startup qui a de l’appétit

Dans ce modèle, clients et vendeurs y trouvent leur compte. Les consommateurs se font plaisir avec une nourriture de qualité, payée au prix magasin (seuls s’ajoutent les frais de livraison), en évitant de se déplacer et de faire la queue dans chaque enseigne. Les commerçants, bien plus visibles grâce à la marketplace Epicery, trouvent de nouveaux débouchés et augmentent leur zone de chalandise sans devoir passer eux-mêmes par la case digitale. Une bonne façon de lutter contre l’ogre Amazon.

L’idée fait vite florès. Le réseau de boutiques partenaires ne cesse de grossir et plusieurs dizaines de milliers de personnes ont téléchargé l’application mobile. Forte aujourd’hui de quinze collaborateurs, Epicery propose une sélection de produits frais et d’épicerie de plus de 300 artisans et commerçants, livrés à pied, à vélo, en triporteur ou en véhicule électrique. Développement durable oblige !

Née à Paris, étendue à la petite couronne, l’entreprise s’est vite lancée hors les murs, à l’assaut de Lyon, réputée pour sa gastronomie. Et elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Dans son viseur déjà, d’autres villes françaises et européennes. Il faut dire que plusieurs bonnes fées de l’investissement sont penchées sur leur berceau. Xavier Niel et les fondateurs de Wonderbox ou Ventes-privée font partie de leurs soutiens-clés. Cela aide à prendre confiance.

Entre résilience et ténacité

Pas question pour autant de relâcher la pression. La jeune pousse le sait, il faut continuer à viabiliser l’entreprise sans avoir les yeux plus gros que le ventre. Le risque de l’échec, inhérent à toute aventure entrepreneuriale, n’est pas écarté, « a fortiori dans la tech où il s’agit d’inventer de nouveaux modèles« , souligne Elsa Hermal. « Il faut savoir s’approprier le risque, ne pas se laisser dépasser par les contrariétés rencontrées et toujours chercher à rebondir en innovant, pour continuer d’avancer« , résume la jeune femme de 29 ans, tout à la fois adepte de la résilience et sûre de son projet.

L’entreprise, qui continue à croître et à recruter, envisage l’avenir sous de bons auspices. A l’heure d’un désamour grandissant pour la « fast food » et du retour en grâce des métiers de bouche de proximité, elle a sans aucun doute raison. Du reste, le marché ne s’y est pas trompé. Un an après la création de sa startup, la jeune entrepreneure entrait dans le classement Forbes « Under 30 Europe », qui distingue les talents à suivre de moins de 30 ans.

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