Libérés, délivrés ?

Libérés, délivrés ?

Alors on sort ? Comme ça ? Sans papier, sans rien, comme avant ? Lundi 11 mai, comme une balance instable entre liberté retrouvée d’un côté et flip généralisé de l’autre.

 

Le covid-19 recule en France. Chaque jour, les annonces sont à la baisse. Moins de morts, moins de patients admis, moins de réanimations. De quoi se dire que ça y est, c’est bon. On se prépare à ressortir, retourner au travail, dans des bureaux, voir ses collègues, ses amis. Et il suffit de quelques chiffres inquiétants venus d’Allemagne pour nous causer une petite crise d’angoisse. E si c’était trop tôt ? Tout ça pour rien ?

C’est le sempiternel écueil, une sorte de ligne de crète. Un coup d’œil depuis la fenêtre vers la rue, pas de changement radical à signaler. Toujours peu de bruit, peu de monde, une forme étrange de calme. C’était la date que tout le monde attendait, nous y sommes et pourtant, pas de joie, pas de ruée, pas encore. Ce n’est pas tant la peur d’attraper la maladie qui semble nous retenir, mais la peur de redevenir confinés, de devoir repartir pour un tour, plus long ?

On s’est habitué au confinement, tant bien que mal, parce que, en creux, il y avait l’idée d’une fin, d’un terminus. Dernière arrêt, tout le monde descend. Le confinement, au fond, c’était simple, normé. La privation de liberté, puisque c’était quand même de cela qu’il s’agissait, a ses avantages. Elle évite de trop se poser de questions. Mais là, maintenant que presque tout est possible comme avant, on se retrouve un peu bête, attentiste. On peut oui, mais le veut-on ?

Nous sommes au neuvième Star Wars, il y a eu 8 Rocky, et il se trouve toujours du public dans les salles. Pas sûr que l’on signe pour un deuxième volet de confinement. Une série en one shot, une saison, et rideau.

Pas de saison de trop.

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