Impact de la crise sur l’emploi : état des lieux

Impact de la crise sur l’emploi : état des lieux

Baisse drastique des offres d’emploi, métiers les plus demandés et ceux qui souffrent le plus de la crise … Le groupe Randstad révèle, à travers une enquête publiée le 13 mai,  l’impact de la crise du coronavirus sur les offres d’emploi.

Les chiffres sont édifiants ! Selon l’étude menée par Randstad, le plus grand groupe de services en ressources humaines au monde, le nombre d’offres d’emploi a été divisé par deux (-53%) sur la seule semaine du 16 mars, durant laquelle le confinement a été déclaré. Randstad récence aujourd’hui 135 898 annonces publiées contre 74 642 annonces fin février. Mais tout espoir n’est pas perdu « au cours de cette semaine, les offres d’emploi se sont accrues de 22% pour atteindre 89 229 annonces publiées.

Les métiers qui résistent le mieux à la crise

Durant cette crise, certains métiers ont mieux résisté que d’autres. Au premier rang desquels, les techniciens de maintenance, dont la demande est en recul de 29% sur un an, mais qui restent très recherchés. Ils sont suivis par les agents immobiliers pour lesquels la demande s’est accrue de 57% en un an, malgré un repli de 20% du nombre d’offres entre février et avril 2020.

Sans surprise, les infirmiers (H/F) montent sur la troisième marche du podium : entre avril 2019 et avril 2020, les demandes de recrutement sur cette fonction ont augmenté de 9% .D’autres métiers qui semblaient devoir occuper davantage le devant de la scène enregistrent un léger retrait. On retrouve dans ce top 10 les métiers liés à la santé (auxiliaire de vie, médecin spécialiste, aide-soignant), à la garde d’enfant ou au secteur sanitaire (les employés de ménage sont en dixième position).

En revanche, les chefs de rayon et agents de production agroalimentaire n’arrivent qu’à la 11ème et la 12ème place des métiers qui ont le mieux résisté à la crise.

Les métiers les plus menacés

Dans le top 10 des métiers qui ont le plus souffert de la crise, on retrouve une majorité de qualifications issues de l’hôtellerie-restauration, à l’image des réceptionnistes, des chefs de partie ou des barmans/barmaids.

Ce sont avant tout les enquêteurs qui sont le plus exposés à la crise. Les Français confinés chez eux et une grande partie de l’économie à l’arrêt, le contexte n’est pas propice aux enquêtes d’opinion. Avec seulement 201 annonces publiées en avril 2020, la demande pour des enquêteurs s’est réduite de 88% en un mois (1 695 annonces en mars 2020). Suivent ensuite les professeurs et plus largement, les formateurs. 276 offres d’emploi ont été publiées en avril, en recul de 64% par rapport au mois de mars. Les serveurs complètent ce palmarès des métiers les plus durement touchés avec à peine 1 153 offres parues avril 2020, contre 2 926 en mars (-61%), mais surtout 7 233 en avril 2019 (-84%).

Qu’en est-il de la reprise ?

La reprise sera très progressive. Mais selon l’enquête du groupe Randstad,  elle semble quand même se dessiner. C’est le secteur de la production d’énergie (gaz et électricité) qui semble repartir le premier. Avec 807 offres publiées sur la dernière semaine d’avril, la demande s’est accrue de 92% enune semaine et de 119% sur un mois. Le secteur anticipe visiblement un redémarrage de l’activité économique dans les prochaines semaines.

Même si les volumes restent modestes, le secteur du commerce de proximité semble suivre la même tendance avec un accroissement de 57% des offres d’emploi sur la dernière semaine du mois d’avril 2020. Enfin, le commerce de gros semble reprendre progressivement des couleurs avec 2 419 offres d’emplois pour la semaine du 27 avril, en hausse de 55% sur une semaine.

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