« Le message ce n’est pas d’arrêter de voyager, mais de voyager en toute conscience » Alexandre Vercoutre, DG de Marco Vasco

« Le message ce n’est pas d’arrêter de voyager, mais de voyager en toute conscience » Alexandre Vercoutre, DG de Marco Vasco

Alexandre Vercoutre, directeur général de Marco Vasco

Très impacté par la crise du Covid-19, le secteur du voyage se prépare à un été inédit. Si le tourisme local devrait profiter de l’arrivée de nombreux vacanciers contraints d’annuler leur séjour à l’étranger, certains acteurs voient déjà leur saison estivale gâchée.

Depuis cinq ans qu’il travaille dans le secteur du tourisme, Alexandre Vercoutre, directeur général de l’agence Marco Vasco, n’a pas vécu une seule année sans qu’un évènement ne vienne perturber l’activité du secteur : attentats, tremblements de terre, éruptions volcaniques, mouvements sociaux, … « La norme, c’est qu’il se passe toujours quelque chose », plaisante-t-il. Marco Vasco, spécialiste du voyage sur mesure, propose de nombreux programmes à l’étranger. Face à la crise actuelle, l’agence va devoir s’adapter et accélérer son positionnement en Europe. Malgré tout, Alexandre Vercoutre, reste positif face à cette situation qu’il qualifie d’extra-ordinaire. « Il va falloir repenser les choses et être créatifs. Ça nous force à revoir notre business, c’est une situation à la fois pénalisante et très intéressante professionnellement », affirme-t-il.

« Où partir ? » : Marco Vasco inspire ses voyageurs

Malgré l’incertitude, Marco Vasco prépare déjà le retour à la normale. Avant le confinement, l’agence lançait sa page d’inspiration « Où partir ? » qui fonctionne comme une plateforme de recherche. Grâce à la sélection de plusieurs critères : date du départ, zone géographique, thématiques du voyage, l’utilisateur accède à une sélection des meilleurs programmes de Marco Vasco, ceux qui vont vraiment correspondre à ses attentes.

« S’il s’agit d’inspirer, on va aller un peu plus loin », ajoute Alexandre Vercoutre. Marco Vasco intègre donc à sa nouvelle plateforme un calculateur d’émissions de CO2 pour chacun de ses programmes. Ainsi, le voyageur peut, s’il le désire, connaître l’empreinte carbone de son trajet en avion. Charge à lui ensuite de décider de compenser ou non sa consommation de gaz carbonique. « Notre démarche est très liée à la personnalité, à la culture et aux valeurs de Marco Vasco. Nous sommes là pour informer mais pas pour prendre une décision à la place du client. Nous l’orientons vers des acteurs qui proposent aujourd’hui des actions correctrices pour la planète », souligne Alexandre Vercoutre.

Et parce que les actions correctrices ne se résument pas à planter quelques arbres, Marco Vasco s’associe à plusieurs associations qui veillent sur la planète et ses habitants. Ainsi, Jane Goodall Institute France, Enfants du Mékong, TheExplorers.org et Wires, figurent parmi les partenaires de l’agence. « Protéger l’environnement c’est aussi donner accès à l’eau, à l’éducation, c’est préserver les espèces animales et végétales », affirme Alexandre Vercoutre qui estime que l’avenir de la planète repose sur une prise de conscience et sur un travail de pédagogie.

Éveiller les consciences

Ainsi, au travers de sa page d’inspiration « Où partir ? » Marco Vasco souhaite participer, à son niveau, à une prise de conscience générale. Dans les prochaines années, les gens ne voudront peut-être plus voyager de la même façon. Le monde risque de se scinder en deux entre ceux qui décideront de ne plus voyager, afin de préserver la planète, et ceux qui assumeront de le faire malgré le coût environnemental, et voudront le compenser…ou non. Face à ces interrogations et à ces évolutions des comportements, Alexandre Vercoutre soutient que « le message n’est pas d’arrêter de voyager, mais de voyager en toute conscience ».

Le directeur général de Marco Vasco espère ainsi un effet boule de neige. Pour lui, le fait de sensibiliser les individus à leur consommation de CO2 lors d’un voyage peut les amener à s’interroger sur leur consommation le reste de l’année. « Ce sont nos comportements au quotidien qui doivent évoluer. Le fait de ne pas voyager ne va pas changer fondamentalement la donne. Cela aidera sans doute, mais ce qui est important c’est ce que nous pouvons faire par ailleurs, dans nos vies de tous les jours, pour aider un peu la planète et les prochaines générations », conclut Alexandre Vercoutre.

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