Vers une digitalisation de l’interprétariat ?

Vers une digitalisation de l’interprétariat ?

Longtemps l’apanage des politiques ou de quelques grands groupes, l’interprétariat se révèle être un outil indispensable dans de nombreux secteurs. Que ce soit dans la santé, le milieu des start-up ou encore au sein des PME et TPE, zoom sur les enjeux de sa digitalisation.

Parmi les plus vieilles professions au monde, l’interprétariat ne se résume pas seulement à la seule connaissance des langues mais aussi à « entendre sans avoir besoin de faire un effort d’écoute, pour pouvoir se concentrer, non sur les sons mais sur ce que les sons véhiculent comme message » explique Marianne Lederer dans son ouvrage l’enseignement de l’interprétation. Car à la différence d’outils de traduction en ligne qui essaiment dans le paysage professionnel, l’interprétation demande des compétences bien plus aiguisées qu’une traduction écrite. En santé par exemple, l’interprète se révèle précieux pour le diagnostic de certains patients qui ne maîtrisent pas la langue.

L’interprétariat : un outil indispensable en milieu social

En effet, comme le recommande la Haute Autorité de Santé, « l’interprétariat linguistique dans le domaine de la santé garantit, d’une part, aux patients, les moyens de communication leur permettant de bénéficier d’un égal accès aux droits, à la prévention et aux soins de manière autonome et, d’autre part, aux professionnels, les moyens d’assurer une prise en charge respectueuse du droit à l’information, du consentement libre et éclairé du patient et du secret médical » (HAS 2017). Il est donc indispensable que l’interprète soit formé pour retranscrire, en plus de la parole de l’individu, les nuances, les intonations mais aussi les émotions. Pour de nombreux médecins, ne pas avoir recours à un interprète conduit à de mauvais diagnostics, des erreurs de traitement et peut finalement se révéler plus couteux pour le système de santé. Au-delà , du milieu social, l’interprète peut également se révéler indispensable pour les entreprises.

L’interprétariat en entreprise

On ne compte plus le nombre de dirigeants d’entreprises frileux de s’aventurer dans certains pays à cause de la barrière de langue ou de culture. Pourtant, il n’est pas fondamental d’apprendre plusieurs langues pour savoir communiquer ;  l’interprétariat peut constituer un terrain propice à la négociation. Car malgré l’homogénéisation des modes de consommation, les codes de chaque culture et pays peuvent être des obstacles de taille pour ceux qui n’arrivent pas à les déchiffrer. Pour les entreprises du secteur scientifique, juridique, financier ou encore technologique, l’enjeu est d’autant plus important. Une erreur de traduction, pourrait avoir des conséquences dommageables sur l’internationalisation du produit ou service. Mais comment allier le gain du temps que permettent les traductions automatiques et la fiabilité d’un interprète ?

Humain et digital : la combinaison gagnante

Capitaliser sur l’humain tout en digitalisant les pratiques, c’est le pari que s’est fixé l’agence de traduction Global Voices, pour qui l’avenir du secteur passe inévitablement par l’alliance de l’humain et du digital. Si le rôle de l’interprète reste majeur dans le cadre d’une mission d’interprétariat, celui du traducteur se voit de plus en plus assisté par des logiciels spécialisés. « Pour l’interprétariat chez Global Voices, nous avons recours à un logiciel de traduction spécifique, qui tient compte du contexte et de la grammaire des différentes langues, et ce, afin d’obtenir un résultat optimal. Mais nos traducteurs jouent un rôle essentiel. Sites internet, documents… peuvent être au préalable traduits automatiquement afin de limiter le temps et donc les coûts, tout en bénéficiant ensuite d’une relecture et d’un contrôle qualité réalisés par des traducteurs professionnels » déclare ainsi l’agence sur son site internet. Voilà qui réduit le risque d’erreur !

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