Les banques mises sous pressions pour sortir du charbon

Les banques mises sous pressions pour sortir du charbon

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115 gestionnaires d’actifs mettent la pression sur les grandes banques mondiales. Les sociétés d’investissements exigent que les banques arrêtent le financement du charbon d’ici 2030. Une interpellation qui annonce des assemblées générales houleuses l’année prochaine.

JPMorgan ou encore Deutsche Bank… Au total 63 banques de la finance mondiale ont été la cible d’un avertissement de la part de 115 sociétés d’investissements. Pesant plus de 4.200 milliards d’actifs, ces gérants demandent aux établissements bancaires de prendre la mesure de l’urgence climatique. Pour cela, les banques doivent arrêter de financer les activités liées au charbon d’ici 2030 pour les pays de l’OCDE, et d’ici 2040 pour les autres Etats. Ces investisseurs exigent que les banques se positionnent sur cet ultimatum avant la COP26, qui se tiendra en Ecosse en novembre prochain.

L’investissement des banques trop peu tourné vers l’avenir

Selon l’association ShareAction, la Deutsche Bank est l’un des plus grands investisseurs vers les énergies non-renouvelables. Cette banque est le deuxième plus grand financier d’Europe pour l’extraction du charbon. Les militants se sont également procuré un communiqué de la Deutsche Bank sur sa nouvelle stratégie ESG (critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). D’après le texte l’institution prend peu en compte les considérations écologiques. Elle compte, en effet, maintenir des investissements vers des activités néfastes pour l’environnement. Ce qui fait dire à l’ONG ShareAction, que la banque allemande a « une politique de financement bloquée dans les années 90 ».

Au delà du simple cas de la Deutsche Bank, les gestionnaires d’actifs veulent que toutes les banques s’opposent à la réélection des dirigeants n’ayant pas fait preuve d’un engagement environnemental suffisant durant leur mandat. Les établissements devront ainsi s’aligner sur l’objectif des Etats de limiter à 1,5 degrés le réchauffement climatique. Enfin, les 115 gérants d’actifs exigent que les objectifs ESG des banques soient rendus publics d’ici 2024.

Des assemblées générales houleuses

Cependant cet avertissement des sociétés d’investissements à l’égard des banques n’est pas anodin. Il fait planer une menace d’actions coup de poing menées par les actionnaires lors des prochaines assemblées générales. Les banques qui ne jouent pas le jeux de la lutte contre le réchauffement climatique pourraient être contraintes par des votes. La société pétrolière ExxonMobil a notamment connu cette situation en mai dernier. Une fronde d’actionnaires mécontents a réussi à être représentée au sein du conseil d’administration.

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