Le travail hybride s’impose toujours plus dans les entreprises

Le travail hybride s’impose toujours plus dans les entreprises

Publié le 23 janvier 2023

Si le travail hybride est de plus en plus adopté par les entreprises de l’hexagone, et pas uniquement les start-up et les métiers du digital, ce n’est certainement pas sans raison. Ce mode de travail possède en effet de nombreux atouts et demeure très plébiscité par les salariés qui ne se voient pas, pour la plupart, revenir en arrière. D’après une étude d’Atlassian et Paper Giant, 62 % des travailleurs français préfèrent le travail hybride, contre 49 % dans le reste du monde. Le stade expérimental a été franchi pour laisser place à une philosophie qui se répand comme une traînée de poudre : se retrouver moins mais mieux.

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Le travail hybride ne se résume pas simplement à un mix télétravail/bureau. Il est plus complexe que cela, doté d’une multitude de facettes. En effet, il implique aussi les concepts de flex office et le recours à des tiers-lieux pour le co-working, les réunions ou les événements. Le siège devient un hub social ou l’espace physique dans le nouveau paysage de travail ne fait sens que pour servir l’humain. Ainsi l’on peut trier les activités qui peuvent être faites à distance et celles qui nécessitent le présentiel. Les espaces eux-mêmes seront découpés en zones dédiées : rencontres, brainsto, ateliers pour laisser libre cours à sa créativité ou pour se ressourcer. Le travail hybride s’inscrit donc dans un environnement à géométrie variable qui sont représentatifs d’une quête de contexte émotionnel. Les salariés recherchent davantage des moments de communion et un sentiment d’appartenance. On découvre ainsi de nouveaux formats de retrouvailles, formats de séminaires qui se diversifient, activités teambuilding toujours plus insolites, la création de moments mémorables et une transmission des messages efficace, bref des espaces authentiques propices aux échanges et à la collaboration. D’autre part, avec la semaine de 4 jours qui semblent faire de plus en plus d’adeptes, le travail hybride va être utile pour remettre en perspective le rapport espace et temps alloué à l’activité professionnelle. Exit l’évaluation du travail fondé sur une conception quantitative. Le temps n’étant pas synonyme de performance, on mise aujourd’hui sur un espace contributif qui va permettre de maximiser les compétences pour éviter la pratique des heures perdues à faire acte de présence. L’important pour parvenir à trouver le bon équilibre étant de tenir compte et d’écouter les besoins de chacun, et d’avoir une politique RH en adéquation avec cette approche.

Une tendance naturellement destinée à s’accélérer

Bien qu’il soit encore difficile pour les grands groupes d’installer de manière définitive le travail hybride en raison de la réorganisation que cela implique, il est destiné à s’implanter durablement car il possède des avantages certains. Par ailleurs, les inconvénients qu’on lui prêtait initialement, tels que les problèmes  de cybersécurité ou de réalité technologique limitée finissent par disparaître grâce à l’essor de solutions innovantes. Pour commencer, le recours au travail hybride, permet de réduire les frais d’exploitation des entreprises (loyers, chauffage, entretien…), et ce, même si le travail à distance a un coût. D’autre part, dans un contexte où le marché de l’emploi est en tension, la flexibilité au travail est devenue une vraie valeur ajoutée pour les entreprises. De fait, le travail hybride constitue un motif de rétention des salariés car il leur permet de répartir leur charge de travail à leur guise et de mieux concilier vie pro / vie perso. 73 % des salariés affirment qu’ils pourraient quitter l’entreprise si des options de travail à distance ne sont pas proposées. Il permet aussi d’attirer des profils issus de bassins d’emploi éloignés ou des talents en quête de sens (gen Y et Z), qui vont privilégier des entreprises aux valeurs responsables, ayant compris les impacts positifs d’un tel fonctionnement sur la productivité de leurs collaborateurs, comme ceux qu’il aura sur l’environnement avec la généralisation du télétravail. Preuve en est, selon l’ADEME, 69 % de déplacements quotidiens en moins permettraient de réduire d’environ 3300 tonnes les émissions de CO2 par jour.

Le travail hybride n’est pas prêt de s’arrêter et, avec l’essor d’une nouvelle dynamique dans la gestion des espaces, il va probablement s’étendre à toutes les entreprises. La nature des dépenses générées est différente mais elles sont plus pertinentes et visent une montée en qualité des conditions de travail, plus en phase avec nos modes de vie actuels. Par conséquent, en adoptant ce nouveau mode de travail, les entreprises gagneront en rentabilité et mettront toutes les chances de leur côté pour assurer leur pérennité.

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