Startups de la FoodTech et Agtech : quel modèle d’accélérateur choisir (et pourquoi)

De plus en plus d’accélérateurs dédiés à la FoodTech et à l’AgTech voient le jour à travers le monde. Avec ou sans prise de participation.

Le secteur FoodTech a le vent en poupe. De plus en plus, une offre d’accélération spécifique se développe dans le domaine de l’agroalimentaire. Les deux derniers nés cet automne : AcceleRise, lancé en France par le pôle de compétitivité Vitagora, et Bits x Bites, à Shanghai.

Si le principe de l’accélération est toujours identique (un programme intensif à durée définie, adossé à des mentors et à des éléments d’accompagnement et de coaching, visant des startups matures en phase de croissance), le modèle économique et l’offre de l’accélérateur varient selon plusieurs critères. Alors, quel modèle privilégier ? Et pourquoi ? Voici trois points qui vont vous permettre d’y voir plus clair.

1 – Avec prise de participation – le modèle traditionnel, puissant… mais qui inquiète

Les accélérateurs les plus médiatisés sont souvent ceux qui exigent une prise de participation en retour de leurs services. De nombreuses « licornes » sont d’ailleurs issues de cette typologie d’accélérateurs : Airbnb ou Dropbox par exemple. Côté FoodTech, l’accélérateur New-yorkais Food-X répond à cette logique en prenant une participation de 7% dans les entreprises accompagnées. Bits x Bites, le nouveau-né chinois, suit également ce modèle d’accélérateur privé adossé à un fonds d’investissement.

Pour autant, s’il apparaît efficace, ce modèle est souvent remis en question par les entrepreneurs. Christophe Breuillet, directeur de Vitagora et d’AcceleRise, le confirme : « Les startups françaises sont souvent réticentes par rapport à ce modèle anglo-saxon de prise de participation. Le ‘deal’ en vaut-il la peine ? C’est une question légitime à se poser, notamment au stade de l’accélération, qui vise la mise en marché et l’internationalisation – c’est-à-dire, une étape avancée, aux enjeux financiers et commerciaux beaucoup plus sensibles que l’étape d’incubation. »

2 – L’accélération sans prise de participation : c’est bien, mais est-ce efficace ?

En réponse à cela, quelques accélérateurs se distinguent par un modèle à 0% de prise de participation. Parmi les premiers à tester ce modèle, MassChallenge, à Boston, affiche un taux de succès semblable à celui des accélérateurs privés, ou encore AcceleRise. Mais comment cela fonctionne ?

« Le programme d’AcceleRise est en phase avec notre mission de pôle de compétitivité, c’est-à-dire, construire un écosystème d’innovation solide et permettre à la FoodTech de s’épanouir et de gagner en compétitivité en France et à l’international. Le coût estimé de 80K€ par projet accompagné est porté par les partenaires d’AcceleRise, dont Vitagora, et dans une moindre mesure, c’est le billet d’entrée des participants au programme qui complète son financement », détaille Christophe Breuillet.

3 – Faire le bon choix…

Au final, avec ou sans participation, c’est une question de choix. Lorsqu’une startup choisit son accélérateur, l’important c’est qu’elle s’y retrouve en termes d’offre de services et de la capacité de l’accélérateur à répondre à ses enjeux de croissance en tant que jeune entreprise.

« Plus un accélérateur se spécialise sur son domaine, plus il sera à même de répondre aux attentes spécifiques de la startup », précise Christophe Breuillet. « Tout comme Bits x Bites en Chine, AcceleRise a été façonné spécifiquement pour les startups de la FoodTech et de l’AgTech. Les projets accompagnés par AcceleRise s’intègrent naturellement dans le réseau des 350 membres de Vitagora, et tireront également bénéfice de nos 10 ans de développement à l’international. »

Marthe Jewell – Responsable Communication – Vitagora

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