Halloween : quels sont les pires cauchemars des entrepreneurs ?

En ce jour d’Halloween, Widoobiz a demandé aux entrepreneurs ce qui leur faisait le plus peur au bureau, mais aussi dans la vie personnelle. 

Aimer se faire peur. Entre les prospects qui ne se décident pas, ceux qui ne règlent pas dans les temps, les salaires des collaborateurs et la vision stratégique, l’entrepreneur doit avoir le cœur bien accroché. Car, la peur, elle, ne s’en va jamais complètement. Au mieux, elle reste tapie au fond de vous, prête à bondir à la moindre contrariété. Mais, elle peut vous envahir totalement au point d’embrouiller votre sens du jugement.

Une peur qui ne s’installe d’ailleurs pas uniquement lors des passages à vide. Beaucoup d’entrepreneurs sont stressés lors des périodes de croissance. « Ma plus grande crainte professionnelle reste la recherche de partenaires financiers et l’attente des décisions », explique Christian Berruto, CEO de Media Rewards. Et on peut le comprendre : faut-il mettre en place de nouveaux process de travail ? Faut-il recruter ? Si oui, à quel salaire ? Etc.

Pas d’effet de levier bancaire pour une 1re levée de fonds

David Levesque, fondateur de Biz200 ne dit pas autre chose. « Ma plus grande peur actuelle est de ne pas savoir gérer ma croissance. Depuis août 2016, je reçois chaque semaine plus de demandes d’accompagnement que je ne peux en gérer. J’ai peur de ne pas pouvoir satisfaire ses entrepreneurs qui veulent réussir. Peur aussi de me réjouir trop vite. La victoire masque souvent les défauts. Je m’oblige donc à optimiser mes journées ».

Et puis, les fonds ne sont pas toujours au rendez-vous. « Ma plus grande peur professionnelle a été le jour où j’ai appris qu’en parallèle de notre première levée de fonds nous n’aurions pas l’effet de levier bancaire d’une célèbre banque publique de l’innovation. J’ai appris qu’il fallait donc diviser par deux la somme de cash attendue. Ce qui a « un peu » changé la donne et a très vite fait retomber l’euphorie « post levée » », raconte avec ironie David Bouquet, CEO de Studeal.

Lors de sa 8e édition du rapport ADN de l’entrepreneur, Hiscox rappelle d’ailleurs que 53% des dirigeants de TPE assurent ne pas se sentir soutenus par le gouvernement. Une même proportion (54%) estime d’ailleurs que l’instabilité politique a un impact négatif sur le business. D’où l’envie de comparer les programmes des différents candidats. Les stratégies de négociations ne seront pas les mêmes selon le vainqueur.

« Peur de finir tout seul et sans entourage »

Bien sûr, ces craintes ne restent jamais au bureau. « Au niveau personnel je ne crains qu’une chose : rentrer chez moi le soir (tard) et me rendre compte que je n’ai servi à rien, voire pire, que je n’aime pas ce que je fais », indique David Bouquet. Une peur que Christian Berruto partage totalement : « oui, j’ai peur aussi de finir tout seul et sans entourage ». Une angoisse profonde que partagent beaucoup d’entrepreneurs.

Une solution alors : sortir, s’engager dans les réseaux d’entrepreneurs, persévérer. Car, les  peurs ne pourront jamais remplacer la joie d’entreprendre et de construire une activité de ses propres mains. Et puis, oui, la peur est là. Mais, qu’est-ce qu’on se sent vivre.

#Replay : Jacques Attali ne nous a pas parlé de ses peurs profondes, mais il nous a parlé d’avenir : 

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

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