Allo Resto : c’est l’histoire d’un patron qui a failli mettre la clef sous la porte

Avec 70 collaborateurs et une croissance de 40% en 2016, Allo Resto ne fléchit pas face aux startups qui ont pénétré le marché de la livraison de repas. Pourtant, le fondateur Sébastien Forest a dû essuyer des coups durs. 

De la faillite au leadership. En 2004, six ans après le lancement d’Allo Resto, les investisseurs ont arrêté de croire en cette jeune entreprise de livraison de repas à domicile. À l’époque, Sébastien Forest, fondateur de la startup doit licencier l’ensemble de ses équipes, soit une vingtaine de personnes. « Ce n’était plus rentable. En 1998 personne ne parlait vraiment de la Foodtech comme aujourd’hui », commente Gilles Raison, Directeur Général d’Allo Resto.

Un patron qui repart de zéro

En 2004, Sébastien Forest aurait pu mettre la clef sous la porte. Pourtant, l’entrepreneur fait le choix de poursuivre seul. Pour relancer Allo Resto, il décide alors de développer deux axes stratégiques sur sa plateforme : les avis clients et un programme de fidélité. « Avec l’ADSL qui a clairement aidé le site e-commerce à se relever, ces trois facteurs ont permis à l’entreprise de devenir rentable », raconte Gilles Raison.

Grâce à sa persévérance, la startup AlloResto réalise en moyenne près de 50% de croissance chaque année. « On est le seul acteur du TOP 20 e-commerce français à atteindre ces chiffres », assure le Directeur Général. En 2012, le leader mondial danois Just Eat repère l’entreprise et décide d’entrer dans son capital. Grâce à ces nouveaux moyens, mais aussi à de nouveaux process, Allo Resto continue de se développer et de renforcer son leadership en France.

Une arrivée de nouveaux acteurs qui « profite » à Allo Resto

Et l’arrivée de startups comme Foodora ou Deliveroo, pour ne citer qu’eux, ne vient visiblement pas perturber le « pionnier de la foodtech ». « C’est même plutôt favorable pour nous. En tant que leader, on profite toujours un peu de l’arrivée de nouveaux acteurs. On récupère une partie du bruit médiatique. Et puis, on est les seuls à pouvoir communiquer massivement à la télé, car nous, on livre dans toute la France et pas uniquement dans quelques grandes villes », avance-t-il.

Sans oublier la différence de business models entre Allo Resto… et les autres. Installée confortablement sur ce marché depuis près de 20 ans, Allo Resto n’a jamais basé son business model sur la livraison, contrairement aux autres. « On peut compléter notre offre dans certaines villes comme Nantes où nous nous occupons de la livraison. Mais ce n’est pas le coeur de notre business », ajoute le dirigeant.

« On est un peu un catalyseur d’entrepreneurs »

Pour rester en tête de la course, l’entreprise continue d’élargir son offre en augmentant le nombre de restaurants disponibles sur son site et surtout, en s’ouvrant à de nouvelles villes, plus éloignées et délaissées par ses concurrents. L’entreprise mise également sur un renouveau grâce à l’accentuation de son business sur mobile. « En 2 ans on est passé d’un modèle purement web à un business mobile. En 2017, on espère que le mobile représentera 70% de nos commandes », indique Gilles Raison.

Avec 70 collaborateurs et la prise de participation de Just Eat, Allo Resto compte bien maintenir son leadership. L’entreprise peut également compter sur le soutien des restaurateurs, comme le raconte le Directeur Général : « Il y a beaucoup de restaurants qui ont grandi avec nous comme US Cantine que l’on a accompagné dans sa croissance. On aide les restaurateurs à faire des choses qu’ils ne pourraient pas faire seuls, comme l’interface avec le client. On est un peu un catalyseur d’entrepreneurs… »

@Julie Galeski

Julie Galeski

Rédactrice pour Widoobiz, Julie Galeski couvre l'actualité des entreprises et des entrepreneurs. Amatrice de Taekwondo et passionnée de sciences-économiques, Julie Galeski tente d'apporter ses valeurs et sa culture dans ses actualités Entrepreneurs & Startups.

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