« Notre stratégie : convaincre tous les aéroports du monde d’utiliser notre solution » – Adveez [Interview]

Après une levée de fonds de 3,3M€ en février dernier, Adveez poursuit son essor. Une réussite que le fondateur de la startup Karim Ben Dhia compte bien exporter aux 4 coins de la planète. 

Widoobiz : Aujourd’hui vous réalisez 70% de votre C.A aux États-Unis, c’est quoi votre stratégie pour les années à venir ?

Karim Ben Dhia : Convaincre tous les aéroports d’utiliser notre solution. Chez Adveez on a 2 spécificités : on propose une solution de gestion de véhicules de services des aéroports et on est également spécialiste de la gestion et localisation d’objets et de personnes dans les environnements sensibles. C’est surtout sur le premier axe que nous allons accélérer.

W : Concrètement, quelle est votre plus-value ?

K.B.D : C’est simple, on peut détecter n’importe quel utilisateur d’un véhicule de service dans une zone de 4 à 5 mètres. C’est une solution basée sur le système d’une carte d’accès main libre.

« On doit avoir un ou deux concurrents aux États-Unis »

W : C’est ce que vous dites aux aéroports pour les convaincre d’utiliser Adveez ?

K.B.D : On n’a pas réellement besoin de les convaincre car il y a une vraie problématique de sécurisation des véhicules sur le tarmac. Adveez permet de suivre les voitures, de savoir si elles sont souvent utilisées et donc, s’il faut en racheter ou pas, ce qui engendre des économies. C’est aussi le moyen de savoir qui conduit, à quel moment. Ça responsabilise le conducteur, c’est important.

W : Vous n’avez pas de concurrents aux États-Unis ?

K.B.D : On doit avoir un ou deux concurrents, mais avec la radio longue, on a un avantage prix et un avantage au niveau de l’utilisation. On est les premiers à avoir introduit une gestion de flotte en LoRa.

W : Je crois que vous voulez également vous développer un peu partout dans le monde…

K.B.D : Notre solution peut s’adapter à n’importe quel aéroport. Grâce à notre levée de fonds récente, on va d’abord dérouler ce qui a été développé et faire un focus sur le marché américain. Mais à terme, on vise d’autres régions comme le Moyen-Orient mais c’est un peu plus compliqué il faut absolument être accompagné par une très grosse structure si on veut réussir son implantation à Dubaï par exemple.

W : Justement, l’accompagnement c’est important pour une startup qui veut s’internationaliser ?

K.B.D : L’accompagnement c’est essentiel, surtout avant l’internationalisation je dirais. Pour parler de notre cas, nous sommes accompagnés par Bpifrance depuis 2012 sous forme de prêts à l’innovation par exemple. Depuis l’année dernière, on est également entré chez Bpifrance Excellence et au Hub ce qui nous permet de rencontrer de très gros comptes français qu’on n’a rarement la chance de rencontrer quand on est encore trop petit.

W : Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter ?

K.B.D : Que ça continue comme ça !

@Julie Galeski

Julie Galeski

Rédactrice pour Widoobiz, Julie Galeski couvre l'actualité des entreprises et des entrepreneurs. Amatrice de Taekwondo et passionnée de sciences-économiques, Julie Galeski tente d'apporter ses valeurs et sa culture dans ses actualités Entrepreneurs & Startups.

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