5 questions pour savoir si son idée mérite de devenir un business

Entre l’idée et le lancement d’une entreprise, le dirigeant passe par une période délicate. Voici cinq questions auxquelles il doit répondre.

« Oh, je viens d’avoir une idée ! ». Les aventures entrepreneuriales commencent toutes de la même façon. Mais, entre cet instant de grâce et l’enregistrement de la société au registre du commerce, plusieurs mois peuvent s’écouler. Il faut du temps pour reconnaître si une idée est au final bonne ou mauvaise.

Et puis, il y a les fausses bonnes idées. Très séduisantes sur le papier, elles butent sur des obstacles majeurs : produit non abouti, marché et demande inexistante, modèle économique bancal. Dans ces cas-là, l’échec est souvent au bout du chemin.

Pour éviter la désillusion, il est préférable de répondre à certaines problématiques cruciales.

Votre idée répond-elle un besoin identifié ?

C’est une question simple et pourtant essentielle. Est-ce que votre idée de business répond à une problématique qu’une personne ou une entreprise rencontre dans sa vie de tous les jours ?

À force de vouloir être innovants, certains entrepreneurs créent des objets jolis, étonnants, drôles, mais inutiles. Avoir des concurrents n’est pas toujours une mauvaise chose. Ils vous aident à ne pas être hors sujet.

Le marché est-il en croissance ?

Une bonne idée est comme une graine. Si elle est semée correctement, il n’y a aucune raison qu’elle ne grandisse pas. Mais, cela ne suffit pas. L’écosystème est tout aussi important. Imagine-t-on un plant de tomate pousser à côté du périphérique parisien ?

Une bonne idée doit être capable de muter et d’entrer sur de nouveaux marchés. Il y a eu le téléphone portable et puis internet s’est imposé. Mais, personne n’a pensé aux éventuelles connexions entre les deux mondes. Jusqu’à ce que Steve Jobs présente la première version de son iPhone.

Une idée trop spécifique, trop restreinte, est un business sur le point d’être asphyxié.

Est-ce que les gens sont prêts à payer pour cette solution ?

Posez-vous cette question simple : si une personne arrive et vous présente votre idée de business : seriez-vous prêt à payer ? Quelle somme seriez-vous prêt à mettre ? Si la réponse n’est pas naturelle, il y a peut-être anguille sous roche.

Même si l’argent ne fait pas tout, il vous permet cependant de vivre votre aventure d’entrepreneur.

Quelqu’un vous a-t-il grillé la politesse ?

C’est une chose d’avoir des concurrents, c’en est une autre quand ils s’appellent Google, Microsoft, etc. Les moyens ne sont plus les mêmes. À moins d’avoir une idée ultra-innovante, il est peut-être préférable de passer son tour.

En revanche, si vous pensez que votre idée pourrait s’intégrer dans l’environnement de ces mastodontes du net, ne baissez pas tout de suite les bras. Montrez que vous avez de la suite dans les idées et, qui sait, vous attirerez leur regard.

Qui n’a jamais rêvé de vendre son entreprise plusieurs millions d’euros ?

Est-il facile de copier votre idée ?

Projetez-vous : vous avez déjà lancé un prototype. À votre avis, est-il facile de répliquer ? Soyez honnête envers vous-même. Si c’est le cas, il est fort probable que des petits malins se jettent sur l’occasion pour se faire un peu d’argent sur votre dos.

Autre chose, si un de vos concurrents possède un projet plus abouti que le vôtre : continuez à travailler. Vous n’êtes pas prêt.

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

3 Commentaires
  1. Je pense que la question « Votre idée répond-t-elle a un besoin identifié ? » n’est pas nécessaire, ou du moins, elle doit être nuancée.

    Bon nombre d’idées n’auraient jamais vu le jour si les entrepreneurs s’arrêtaient à cette nécessité non-remplie. Il suffit d’aller faire un tour sur Kickstarter pour voir que les projets financés ne répondent pas forcément à un besoin identifié ou ne résolvent pas un problème.

    Pire, s’arrêter à cette question empêcherait l’innovation. Ce n’est pas en se basant sur un constat présent qu’on peut générer une innovation disruptive qui modèlera l’avenir. L’iPhone ne répondait pas à un besoin identifié lorsque celui-ci a vu le jour. C’est pourtant une innovation majeure qui a ouvert la voie à un nouveau paradigme dans notre façon de communiquer.

    Selon moi, il existe deux paradigmes : un qui considère que l’utilisateur sait ce dont il a besoin ; l’autre qui juge que l’utilisateur découvrira un besoin une fois que le produit ou service lui sera proposé. Ces deux paradigmes ne sont pas complètement indépendants l’un de l’autre : c’est leur entrelacement qui engendre l’innovation.

Répondre

Votre email ne sera pas visible.

Vous aimez le média des Entrepreneurs & Startups ?

Sélectionnez une ou plusieurs listes :

et restez connecté en nous suivant sur les réseaux sociaux