CV : les recruteurs aussi nuls que les candidats en orthographe ?

Même s’ils font plus attention que les candidats à une offre d’emploi, les recruteurs maltraitent eux aussi la langue française.

Malheur au candidat qui commet une faute dans son CV ou dans sa lettre de motivation. La sanction est immédiate. Selon une étude Qapa.fr, 40% des offres d’emplois contiennent en moyenne 3 fautes d’orthographe : coquilles oubliées à la relecture, fautes de frappe, mauvaise ponctuation, etc. Les recruteurs ont donc énormément d’efforts à faire pour montrer l’exemple et proposer aux demandeurs d’emploi des annonces sans erreur.

Malheureusement, les chercheurs d’emploi ne relèvent pas le niveau. On compte en moyenne 15 erreurs orthographiques et grammaticales sur 60% des CV. Des erreurs qui s’avèrent malgré tout minimes : coquilles, fautes d’accents, ponctuation. Mais, cela reste un critère de sélection très important aux yeux des recruteurs. En effet, impossible pour eux d’embaucher quelqu’un susceptible d’envoyer un mail à un client truffé de fautes. La réputation de l’entreprise est en jeu.

Les Français pensent ne pas être concernés

«  Entre deux profils équivalents, un CV et une lettre de motivation sans aucune erreur feront la différence. Aussi, nous engageons vivement les chômeurs à bien corriger leurs documents afin de ne pas louper un job pour ce genre de critères », confirme Stéphanie Delestre, PDG de Qapa.fr, site d’emploi spécialisé sur le matching. » Malheureusement, les français ne sont pas trop portés sur l’introspection sur ce sujet.

Toujours selon l’étude de Qapa.fr, 60% des français considèrent être très doués en orthographe et en grammaire. À peine 40% d’entre eux avouent avoir conscience de leurs faiblesses. Certes, 94% relisent leur copie avant de l’envoyer à un recruteur. Mais, visiblement, cela ne suffit pas. C’est la raison pour laquelle il est si important de se faire relire par quelqu’un d’extérieur : un membre de sa famille, un ami, voire une institution spécialisée sur la recherche d’emploi.

Les recruteurs ne le disent jamais

D’autant plus important que l’entrepreneur ne va pas le dire au candidat. Il a trop de personnes à voir et à appeler. En tout cas, cela prouve une seule chose : le candidat n’est pas prêt. Ainsi, 93% des demandeurs d’emploi n’ont jamais été informés de la présence de fautes dans leurs documents. Dommage, les entrepreneurs passent aussi à côté de perles. Tout ça à cause d’une règle grammaticale que l’on n’a pas souhaité vérifier.

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Tancrède Blondé

Journaliste

Responsable de l’actualité écrite, Tancrède Blondé couvre l’actualité des entreprises et des entrepreneurs. Féru d'Histoire et de Politique, il se sert de sa passion et de ses connaissances profondes afin d'évoquer régulièrement la vie des entrepreneurs sous un angle plus insolite. Il anime également l’émission « Les entrepreneurs du monde ». En 18 minutes, il invite les auditeurs à découvrir un pays à travers les yeux d’un entrepreneur francophone ou expatrié.

3 Commentaires
  1. L’orthographe… Seuls quelques irréductibles maitrisent aujourd’hui cet art ! C’est donc sans surprise que les recruteurs soient au même niveau que les candidats. Je trouve que c’est très malin de le rappeler.

  2. Vous voyez juste, et c’est très bien de le souligner. Je pense que l’orthographe est un véritable problème générationnel. Nous sommes tous au même niveau à ce sujet. L’apprentissage s’est-il détérioré ? Est-ce la présence massive d’objets connectés qui nous fait perdre notre Français ? Difficile de trouver des réponses.

  3. Le respect de l’orthographe e France est devenue une véritable catastrophe.

    Cela ne vient pas uniquement de l’usage « des objets connectés » comme le suggère Laurent en commentaire, et si c’est un problème générationnel, il est uniquement du au système éducatif mis en place depuis des années et par un manque total de respect!

    A une époque pas si lointaine, faire 5 fautes dans une dictée était éliminatoire pour le passage d’un simple petit certificat d’études, aujourd’hui, on voit sortir des bacheliers incapable d’écrire une simple phrase sans fautes.

    A cette époque, le respect imposait de s’adresser a un employeur avec politesse et déférence, que ce soit de façon orale ou écrite, on s’employait donc a rédiger un CV ou une lettre de motivation manuscrite de la meilleure façon possible et, on n’hésitait pas a relire ou a faire relire ses textes afin de ne pas choquer.

    Résultat, quand une lettre de motivation bourrée de faute arrive sur le bureau d’un employeur, il assimile ça a du « foutage de gueule », et bien sur, c’est direct poubelle!

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